VI AVANT-PROPOS
de la piété, de l'esprit de règle et de tradition, création lente et complexe, dont l'historien s'attache à découvrir les temps et les sources.
Au II* siècle, la liturgie est décrite par saint Justin et déjà ses traits traditionnels sont reconnaissables, qui se perpétueront dans les grandes familles liturgique».
Le chrétien, n'a pas embrassé la vie chrétienne pour être un isï>lé; il appasrtient à une société visible, organisée, hiérarchique, qui le: eonivoqiue chaque dimanche; à une; assemblée^ pour prier en commuai eié étve: enseigné.. Gette^ assembla de prière et de lecture des saints livres est-elle un emfprunt aux synagogiuesfde la- Bispersion? C'est possible, mais tout de suite se manifeste l' esprit nouveau, qui est l'esprit ecclésiastique : l'assemblée est une assemblée où Tévêque préside et prêche : on lit l'Ecriture, et l'évêque, lui seul', la commente..
« Puis, dit saint Justin, nous^ nous embraasons'fës'uns les autres en suspendant les prier es-. Alors est présenté à celui qui préside- les frères du pain et une coupe d'eau et de vin trempé. H les prend, et il exprime louange et gloire au. Père de l'univers par le nom du Fils et de l'Esprit saint, et il fait une action de grâces abondamment pour ce que Dieu nous a daigné donner ces choses*. Et celui qui préside ayant achevé les
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prières efl raction de g^âce», toutie peuple pré^ sent acclame, en disant : Amen, »
La liturgie s'affirme là comme une rédtération de la cène ; elle est d'abord une action de grâces^ une eucharistie, prononcée par FéTêque-, qui, dans cette représentation de la cène, tient le rôle du Christ. Cette action de grâces est^ une prière au Père, par le nom du Fils et de l'Esprit : nos « préfaces », et aussi Men le « canoa de la messe », ont là leur premier état. Maàa la foi chrétienne est créatrice de rites par te«rquels elle exprime ce qu'elle sent : le baiser de paix exprimera la charité' fraternelle. Et si Va^ semblée écoute, il convient qu'elle- prenne part à la prière, qu'elle la fasse- sienne : elle acclame Amen. Il n'est point parlé de chant, mais- d'acclamation.
« Celui qui préside ayant rendu grâces «Il tout le peuple ayant acclamé (^Amen)y ceux qui chez nous sont appelés diacres donnent à ch*cua des assistants une part du pain eucharistie et; du vin... » Ces* la communion au corps et au sang du Christ, car, écrit saint Justin, le pain eti le vin, « eucharisties par un discours de prière qui: vient; de lui, sont la chair et le sang de ce Jésus: fait chair, ainsi nous l'a-t-on enseigné. »
Nous saisissons là, dans ses lignes essentielles, la liturgie chrétienne^; elle n'est plus à l'étafe