P. B. La vaix conslanXinienne (1914), p. m
d'éléments préexistants et civils. La domus Ecclesiae est constituée par des salles groupées pour des services subsidiaires autour d'un ensemble principal, qui se compose d'un atrium et d'une basilica. On a trouvé à Porto, près de Rome, les ruines d'une npiaison qui appartint à Pammachius et dont il fit un hôpital : cet édifice qui date de la fin du iv* siècle, avec son atrium, sa basilica à trois nefs et une abside, ses grandes et petites salles annexes ^ pourrait aussi bien être une domus Ecclesiae.
L'atrium s'ouvrant sur la rue est la cour carrée, entourée de portiques à colonnes, qui est le centre des riches demeures de l'époque soit hellénistique, soit romaine. Le nom de basilica est donné à tout grand hall couvert, comme on en trouve dans l'architecture civile tant hellénistique que romaine^. Les noms populaires, et basilica en est un, sont le plus souvent des noms de fortune, dont le sens étymologique importe peu. Plus techniquement, commentant un texte de Vitruve, M. de Lasteyrie a écrit que les basiliques ne doivent leur nom de basilique, ni à leur plan, ni à leur destination, mais à cette disposition particulière qui permettait de les éclairer d'en haut, en surélevant la partie centrale pour y percer des fenêtres [op. cit. p. 66). Cette disposition n'est pas une création chrétienne. L'abside, qui dans la basilique chrétienne, fait face à l'entrée, n'est pas davantage chrétienne d'origine : on en trouve de semblables dans les salles antiques où la parole publique avait à s'exercer, comme les écoles et les tribunaux : une abside pareille termine la basilica
d. Grisar, Histoire de Rome, t. I, p. 43.