‹ Leçons sur la messe [microform]Chapitre 92 sur 97 · Grivet, p · texte numérisé non relu

Grivet, p

2. Les rubriques de la messe basse, en sus des deux cierges prévus pour l'autel, prescrivent d'allumer une torche (intorticium), immédiatement avant l'élévation : cette torche doit rester allumée jusqu'après la communion. Elle est posée sur l'autel du côté de l'épître. Les Dominicains sont restés fidèles à cette rubrique, tonubée en désuétude à peu près dans toutes les églises, passé le xvto siècle. La grand'messe au contraire a conservé l'usage d'amener soit deux, soit quatre intorlicia, au pied de l'autel pour l'élévation, quitte à les retirer aussitôt après l'élévation. Regrettons le cierge surnuméraire de la messe basse, dont le symbolisme exprimait un hommage rendu à la présence réelle.

L'oraison dominicale est au seuil de la préparalîon à la communion. Elle est une invitation à la communion quotidienne : Donnez-nous aujourd'hui aotre pain quotidien, l'Eucharistie. Et parce que, conformément au précepte de saint Paul, l'homme doit s'éprouver soi-même avant de manger de ce pain, nous demandons au Père qui est aux cieux de aous pardonner nos oiîenses comme nous pardonaonsnous-mêmes à ceux qui nous ont offensés. Qu'en jretour Dieu nous donne la paix, comme nous allons la donner nous-mêmes à nos frères dans le baiser de paix. Dieu, qui s'est réconcilié le monde dans le Christ, veut que dans le Christ aussi nous nous réconciliions nos frères, *ou que tout au moins nous leur témoignions l'affection dont le Christ a fait pour les chrétiens un devoir.

Le geste du baiser de paix n'est plus guère reconaaissable aujourd'hui dans la liturgie. Il n'existe plus qu'à l'état d'indication. Les fidèles en sont exclus. Souhaitons que la charité, qui seule importe, a'y perde rien.

Le rite de la fraction du pain a perdu son relief, dommage plus sensible, puisque la fraction du pain était un geste du Sauveur à la cène. Le rite a . perdu pareillement de sa simplicité,, du fait de la division de l'hostie en trois parts dont l'une est trempée dans le précieux sang. Les sens mystiques attachés à cette division en trois n'ont pas contribué à dégager le sens vrai et littéral. Vous les écarterez, pour ne penser qu'au mot évangélique : FregiU

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