CYPaiAN Epistul. \\\î\, Ji. VUTURVlT. I
2. Voyez le pape Pelage (336-561) haranguant le peuple de Rome du haut de l'ambon de Saint-Pierre, Lib. pontif. 1. 1, p. 303. Voyez ibid. p. 4-7, les décisions du concile de Latran, d'avril 1W. lues « extensavoce . au peuple du haut de l'ambon de Saint-Pierre.
Cette évolution est très marquée en Afrique et en Gaule. Une basilique urbaine du v'^ siècle, comme celle que l'on appelle « l'église du prêtre Vitalis » à Sufetula ', est pavée de tombes, à commencer par celle de Vitalis, mort le 12 septembre 467. Dans son In gloria confessoriun (n. 47), composé vers 590, Grégoire de Tours raconte que deux prêtres, enterrés dans une église qu'il qualifie de hasilica, avaient coutume d'unir leurs voix à celles des deux chœurs de clercs qui y chantaient l'office, pour la plus grande édification des fidèles qui entendaient ces deux voix monter de la tombe : ce qui prouve au moins que des tombes se rencontraient dans les basiliques gallo-romaines du vi" siècle. Un trait que nous citerons plus loin de la vie de saint Benoît, montre qu'il en était de même en Italie à la même époque.
Les messes pro dormitione, célébrées jadis dans les cimetières, se célébrèrent désormais dans les églises (et aussi bien dans les églises monastiques), où le défunt avait sa sépulture. Des fondations assurèrent la perpétuité de ces messes. Il s'y joignit les messes à d'autres intentions que le repos dQS morts : on demandait des messes, par exemple, en accomplissement d'un vœu, ou pour la cessation d'un fléau comme la peste ou la guerre, on en demandait en action de grâces, d'un mot, à toutes les fins de la dévotion privée. Il arriva qu'un prêtre se trouvait avoir à célébrer plusieurs messes cliaquc jour. Walafrid Strabon cite à l'appui de cette pratique l'exemple (un peu invraisemblable) du pape Léon III (795-