‹ Leçons sur la messeChapitre 12 sur 80 · F. WiELAND, j4i<«r und Allât grab (1012;, p.îiO et C · texte numérisé non relu

F. WiELAND, j4i<«r und Allât grab (1012;, p.îiO et C

2. Sur l'ancien autel de bois <le la i)asilique de Latran, voyez au Bréviaire Romain la le<;on \ i de la fête du 9 novembre. Voyez aussi une précieuse note de Ph. Lauer, Bulletin des Antiquaires de France, 1909, P.3W-309.

oÀ LEÇONS SUR LA .MESSE.

Qu'ils fussent de bois oa qu'ils fussent de pierre, les autels restaient fidèles à la forme de mensa. On peut donner comme spécimen de mensa l'autel qui, dans une mosaïque bien connue de Saint-Vital de Rtvenne, sert à Melchisédech à offrir au Très-Haut le sacrifice du pain et du vin. L'autel du Melchisédech de Ravenne est sûrement une table dont on distingue la base des quatre pieds en forme de colonnettes qui la supportent. Cette table est drapée d'un parement d'étoffe sombre qui retombe presque sur les bases des quatre pieds'. Sur ce parement est étendue une nappe de lin, décorée de quelques broderies, terminée sur les quatre pans par une frange. Sur la nappe, un calice à anses et deux pains ronds.

L'usage d'étendre sur la mensa qui sert aux saints mystères une nappe de lin est signalé au iv^ siècle par saint Optât. Aucun fidèle n'ignore, écrit-il, que, quand on célèbre les saints mystères, on couvre de lin le bois : « « Quis fideliuni nescit in peragendis mysteriis ipsa ligna linteamine cooperiri ? » (Optât. VI, il. Un autre Africain, Victor de Vite, rapporte que l'invasion des Vandales amena des profanations affreuses : des nappes dautel les barbares se faisaient des chemises et des caleçons : « De paUiis altai-is pro nefasl camisias sibi et femoralia faciebant » [Persec. Afric. i, 39^.

Sur la nappe de lin de la mensa, rien que le pain

1. Ce parement porte au vi« siècle le nom de ;x(/?ù(m. L'empereur Justin (518-5-27) a donné à Saint-Pierre des ■ pallia olovera blattea (= de pourpre^ cura tabulis aurotextis de clamidem vel de stolana imperialem ». Lib. pontif. 1. 1, p. ail. l.e même i)rinep donne encore quinze « pallea aurolexta » p. -276}. c'est l'origine de nos anlependia.

et le vin: pas d'image, pas de croix, pas de cierges. L'autel du Melchisédech de Ravenne est fidèle à cette règle primitive. Au ix'- siècle encore, la fresque de la basilique souterraine de Saint-Clément représentant le pape saint Clément dans l'acte de célébrer la messe, lui donne un autel vêtu d'une nappe de lin, et sur lequel est posé un missel : ni croix, ni cierges, sur l'autel. Au xiii® siècle, dans celle des fresques du portique de Saint-Laurent hors les murs qui représente la célébration d'une messe, sur l'autel recouvert d'une nappe de lin sont posés le missel et un cierge.

Le premier ciborium que l'on signale est celui que Constantin fait exécuter pour l'autel de la basilique de Latran. Il porte le nom de fastîgium ou fronton, et il est d'argent. Ce ciborium, carré, coiffe l'autel d'une coupole circulaire qui est d'or [camaram auro pu7-issimo], d'où pend à des chaînes une couronne centrale de lumières ifarumex auro purissimo), et quatre autres couronnes également d'or {Lib. ponlif. t. I, p. 172). Rome va être fidèle à la mode du ciborium. Le pape Symmaque (498-514) en donne qui sont d'argent à des basiliques ou oratoires de Rome (p. 261-262). Le pape saint Grégoire en donne autant à Saint-Pierre (p. 312). f.e pape Honorius, un ciborium de bronze doré à Sainte-Agnès hors les înurs (p. 323 , un ciborium d'argent à Saint-Pancrace (p. 324), Le pape Sergius (687-701) est loué d'en avoir donné un de marbre à la basilique de Sainte-Suzanne pour remplacer celui qu'elle possédait et qui était do bois (p. 375). L'usage du ciborium est pareillement reçu en Orient, à partir du iv° siècle *.

1. WiEi AND, i4//a)-, p. 185-188. ^.(i ciborium fdii grec xi6a)ptov,qui dé-

Le ciborium fut une dérogation à la simplicité des basiliques originelles : il concentrait sans doute les regards sur l'autel où s'accomplissaient les saints mystères, mais il masquait à l'assistance la chaire de l'évèque et l'évéque dans sa chaire. Dans une basilique dont l'autel était décoré d'un ciborium, l'évèque devait savancer au seuil de l'abside i^îiua) et s'adresser de là à ses fidèles, sïl voulait être maître d'eux. L'ambon ou pulpitum des lecteurs ' devint chaire à prêcher : saint Jean Chrysostome prêchait à l'ambon « pour être entendu » (Socrat. vi, 5\ Soulignons cette explication d'un contemporain, > qui a pu être un auditeur du grand évèque : la basilique est devenue si vaste quil est vain de vouloir parler du haut de la cathedra de l'abside. Lambon, comme le ciborium, est requis par les proportions maintenant démesurées des basiliques. Il en était certainement ainsi à Rome, au vi® siècle, pour des basiliques comme celle de Saint-Pierre ^.

Au v^ siècle, l'usage s'est introduit d'enterrer n jn plus dans les cimetières extra muros et dans les entours des memoriae martyrum, mais dans les églises.

signe une coupe en forme de verre à pied) n'est pas une création chrétienne : c'est le dais qui dans la ceUa d'un temple est dresse au-dessus de la statue du dieu, pour la protéger, pour l'honorer.

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