Vila Droclov. abb. 17 (éd. Kklsch, p
2. Inscription de la basilique de Saints-Côme et Damien (m« siècle). Cf. AuG. Sernio xv, i : . Qui diligit decorem domus Dei, non est dubium quia Ecclesiam diligit, non in tabrel'actis parietibus Ht tpctis, non in nitore marmorum et laqueariljus aureis, sed in liominibus fidelibus, sanctis... » (Etheriae) Peregrinatio, 25 (éd. Gf.yf.r, p. 76) : « Ubi (dans les églises constantiniennes de Jérusalem) extra auruni et gemmas aut sirico niliil aliud vides... Numerus autera vel ponderaiio de ceriofalis vel ricindelis aut lucernis vel diverse ministerio numquid vel aestimari aut scribi potesi? • Cf. Victor. Vit. Persec. A fric. Il, 18. Hiéronym. Epistvl. ui, 10.
Liber pontifîcalis : chandeliers et candélabres de bronze posés sur le sol [cereostata, candelabra); couronnes suspendues par des chaînes et garnies de cierges [coronae, far a, cantara], lampes suspendues [lychni pensiles] groupes de lampes suspendues, en forme de plateaux, de paniers, de nasses [gabota, canistri, relia ...^ tout cela à profusion, dès le temps de Constantin. Ces lampadaires sont de bronze, d'argent, voire d'or, souvent décorés de gemmes... Un exemple donnera l'idée de 1 éclat voulu du luminaire : le pape Hadrien, au viii* siècle, donne à Saint-Pierre, pour être suspendu en avant du presbyterium, un far us cruciforme qui ne porte pas moins de 1.365 cierges et qu'on n'allume que quatre fois l'an, à Noël, à Pâques, à la Saint-Pierre, au natale du pape ^
Au vjii® siècle, au ix% on aime à suspendre des ex-voto précieux autour des autels : croix, couronnes [régna), calices... Grégoire III Lih. pontif. t. I, p. 417) donne à la basilique de Saint-Pierre quatorze <t cruces pende nies », une « coronam auream cum cruce pendentem in gemmis super altare ». Léon III donne une croix d'or à suspendre au-dessus et en avant de l'autel, à Saint-Pierre, à Saint-Paul, à Sainte-Marie-Majeure t. II, p. 13 . Charlemagne donne à la basilique de Saint-Pierre, le jour de son couronnement, une couronne d'or décorée de gemmes, du poids de 55 livres, à suspendre aussi audessus de l'autel (p. 8). De plus modestes pèlerins apportent des ex-voto de prix en profusion, il nous en reste quelques vestiges, par exemple la plaque
1. Lib. pontif. t, I, p. iO!). V^yez S. Beissel. hUder aui der Geschichte der aile hr. Kunstund Liturgie in Italien (1899), p. î47-a5i.
6t> LEÇONS SUR LA .MESSE.
de bronze qui accompagnait lex-voto d'or (une
couronne peut-être) envoyé par une chrétienté pan -
nonienne, et où on lisait :
Qaod gens Carnuntam mensis snblimibus offert non auro aut gemmis sif cariim. et (itnlo...^.
On n'a pas la vision de ces basiliques, si on n"y replace pas entre ciel et terre ce décor de lustres et d'ex-voto.
Au viii^ siècle encore les icônes font leur apparition dans les basiliques romaines, icônes imagines) d'or et d'argent-.
Il convient enfin de restituer à ces basiliques leurs vêla, c'est-à-dire les tapisseries et tentures que Ion pose dans les entre-deux des colonnes de la nef, sur les murs latéraux, aux murs de l'abside, sur les portes, et sans parler du ciborium. En mainte église de Rome Sainte-Marie-Majeure, par exemple), on retrouve la trace des tringles auxquelles se suspendaient ces tentures à 3 mètres environ au-dessus du soP. Tentures de soie oloserica), de soie brochée, souvent avec application de drap dor \de fundatc], mais aussi tapisseries véritables, à sujets historiés : le Liber pontificalis a de ces voiles et de ces tapisseries des énumérations détaillées, qui montrent leur valeur et combien on en avait le goût à Rome à l'envi des mosaïques ''.
Le contraste est impressionnant de la richesse dont est revêtue la basilique et de l'extrême simpli-