‹ Leçons sur la messeChapitre 16 sur 80 · Ibid. p · texte numérisé non relu

Ibid. p

4. Ihid. p. 262-277. BuKntEn. Lart chrclicn (1918), p. 04. Voyez les tissus Mi'-ix« siècle, fragmentaires, mais magnifiques, que conserve le Latran, dans Pli. J-a^er, Le trésor du Sanctn Sanclorum [i'J06), p. 107-1-20, et les planches XV-XVm.

cité du costume liturgique. A vrai dire, jusqu'au VIII siècle, il n'existe pas à Rome et en Occident) de costume distinctif pour le clergé, ni de costume liturgique. Notoirement, le clergé est resté fidèle au costume qui, du iv^ siècle au vii«. estcelui des romains de la bonne société : dans les portraits da temps que possédait du pape saint Grégoire et de son père Gordianus le monastère romain ad clivuni Scauri, Grégoire et Gordianus portent le même costume, une planeta de couleur marron, et sous la planeta une dalmatica ou tunique à manches. Or la planeta (qui s'appellera bientôt casiila, chasuble; est la paenula des gens habillés, à Rome, au iv'^ siècle, et la dalmatica est leur tunique riche tunica manicata], qui se superpose à une tunique de de dessous ou [tunica linea. La planète est de laine, la tunique est de lin : ces deux pièces sont les deux pièces essentielles du costume civil romain. Le reste est accessoire, commelA mappula manipule , comme Vorarium (étole), deux pièces qui ont été peu à peu dénaturées, stylisées, et de simples utilités sont devenus des insignes. Le cingnlum ceinture] eiVanabolaium |amict], qui apparaissent au viii® siècle, viennent du costume des moines, qui les ont empruntés aux artisans. Le pallium a été, dès le v" siècle, l'insigne distinctif des évêques d'Orient et l'évêque de Rome le leur a emprunté comme un insigne de la dignité apostolique. Je ne puis qu'indiquer ces données, auxquelles j'ai consacré ailleurs une étude détaillée'. Et je veux marquer

1. 1'. B. Etudes df liturgie et d'archéologie chrétienne (4919), p. 30

ej LEÇONS SUR LA MESSE.

seulement que, dans la splendeur des basiliques, où les tissus de soie le disputent aux orfèvreries, évêques, prêtres, diacres, sont habillés comme les fidèles', de laine et de lin. On peut appliquer à ce clergé ce que Fortunat disait d'un évêque de Paris des temps mérovingiens, saint Germain : Ni pierres précieuses, ni écarlate, ni diadème, ni or. ni pourpre, ni fin lin. n'ornent ses épaules, mais la foi auguste resplendit en lui :

Non lapides, coccns, cidar, aurum, purpura, byssus exornant humeras, sed micat aima fîdes.

\. Encore les fidèles riches connaissent-ils les tissus de soie et d'or. HiERONYM. Epistul. cxvii. 6. Ambro^. De Nabuthe, 3 et 26.

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