‹ Leçons sur la messeChapitre 18 sur 80 · LE CEREMONIAL DE L'ORDO ROMANUS L · texte numérisé non relu

LE CEREMONIAL DE L'ORDO ROMANUS L

De grand matin, tout le clergé précédera le pape à l'église où la station a été annoncée, tout le clergé {omnis clerus] à l'exception des clercs du cortège du pape. Par clergé, entendons avant tout les évêques (suburbicaires) et les prêtres (des titres de Rome) * : ils attendent le pape à léglise indiquée, assis dans l'abside au presbyterium, à droite et à gauche de la cathedra papale, de telle manière que le pape, quand il sera assis, ait les évêques à sa droite, les prêtres à sa gauche. A tout ce clergé se joignent les moines [monachi , YOrdo /nous le dira. Une foule romaine ne va pas sans enseignes : en dehors des cancels [cancelli] de l'abside, dont les coupées [rugae) sont gardées par des acolytes, VOrdo 1 place des portecroix {cru ces portantes), on les appelle aussi stauroforoi : ces croix sont des signa ou enseignes. Le peuple, en effet, est venu par groupes, région par région (Rome est, nous le dirons, divisée en sept régions) : en tête de chaque groupe est portée une

{Origines, p. 440-463). et à VOrdo rom. III de Maijillon. ix" siècle. VOrdo romarins IV un fraiin.ent, est du niriiie temps. Pour la bibliographie des Ordine-i, voyez Tiialuokeh-Eisemiofer, t. I, p. 78-82. CL BiSHoP. p. 153-160.

1. Les sept évêques suburbicaires (Ostie, Porto, Silva-Candida ou Sainte-Ruûne, Albano, Tusculum, Sabine, Preneste) ont à tour de rôle à célébrer la messe chaque dimanche dans la basilique de Latran, en vertu d'un règlement du pape Etienne III : à ce propos, le Lib. pontif. (t. I. p. 478) les qualifle de ejyiscopi cardinales. Aux messes papales, il peut se joindre aux évêques suburbicaires des évêques d'autres sièges de passage à Rome. — Le nombre des tiluli ou églises paroissiales est de -25, nombre constant depuis le v« siècle. Le pape Calixte II. au xii« siècle, relèvera a -28. Voyez dans Beissel, p. 77-80, la liste des 2.^ tituli. comme aussi des autres basiliques de Rome (b. patriarcales et autres diaconies, monastères, etc.), au temps du pape Léon III

croix d'argent ^fixée à une hampe de bois) et sur laquelle sont trois cierges allumés. Au ix' siècle, on voit le pape Benoît IIl 855-858) refaire les sept croix processionnelles d'argent qui tombent de vétusté'.

Le pape est parti àxx patriarcldiun du Latran, qui est sa résidence ordinaire. VOrdo 1 dit patriarchium, terme qui n'apparaît qu'à l'époque du pape Sergius, le palais pontifical étant au vii^ siècle appelé episcopi'um -. Le pape arrive à cheval.

Son cortège se compose, premièrement, de tous les acolytes de la région qui est de service. — On sait, en effet, que depuis le m* siècle) Rome e§t divisée en sept régions ecclésiastiques, à la tête de chacune desquelles est un des sept diacres de l'Eglise romaine. Rome n'a que sept diacres, le premier portant le titre d'archidiacre : chacun de ces sept diacres a sous ses ordres un sous-diacre (régionnaire) . plus des acolytes (régionnaires^. Chaque région a ses defensoreSf fonctionnaires chargés d'administrer et de défendre le patrimoine ecclésiastique. Les defensores régionnaires remontent au pape saint Grégoire. — Donc, en première ligne, dans le cortège du pape, les acolytes de la région de service, chacune des sept régions ayant son jour de service stational, ain«i la m" région le dimanche. A la suite des acolytes de la région de service viennent les defensores de toutes les régions. Acolytes et défenseurs ont rendez-vous au patriarchium au point du jour : ils ouvrent le cortège, à pied. Puis viennent les diacres à cheval, entendez les sept diacres ; avec eux,

1. Sur ces croix, Lib. pontif. t. II, p. IMî et !a note. ■1. DiciiE-iNE, Ori(j. p. I w.

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