Cf. Ak;. Hermo cccti, i
3. On le trouvera ;'i la lin des Sm». xxxiv, lxvii. rci.xxii. etc. Trar- Inl. iiieilif. XWii, 4 p. 100). Voyez eucitre oi-tat. VII. (i.
moiieni fit missa catechumenis, manebunt fidèles ». dit saint Augustin [Sermo xlix, 8).
Létroite analogie que l'on sait avoir existé entre les institutions ecclésiastiques de l'Afrique et celles de Rome, est un motif de penser que la messe des catéchumènes, esquissée là dans ses grandes lignes par saint Augustin, était pratiquée pareillement à Rome.
Elle remontait aussi bien aux origines de la liturgie. Nous avons déjà cité saint Justin : « Le jour dit du Seigneur tous ceux (des nôtres) qui habitent les villes ou les champs s'assemblent en un même local : on lit les mémoires des apôtres ou les écrits des prophètes, tant qu'il y a lieu. Puis, le lecteur s'étant arrêté (de lire), celui qui préside prend la parole pour instruire (les assistants) et (les) exhorter à l'imitation de ces belles (leçons). Ensuite, nous nous levons ensemble tous et nous adressons des prières (à Dieu'. Et, ainsi que nous l'avons déjà dit, lorsque nous nous arrêtons de prier, du pain est apporté et du vin ^..^) Voilà bien notre avant-messe, décrite par un chrétien de Rome, au milieu du second siècle.
Dirons-nous que cette séance de lectures, d'instructions et de prières, était modelée sur le service religieux du samedi des synagogues de la Dispersion? Ce service, en effet, se composait de prières en commun, d'une lecture de la Loi, d'une lecture des Prophètes, d'une instruction : l'analogie n'est pas douteuse, mais le fait de l'emprunt est une question académique qui se débat depuis deux siècles sans qu'on soit arrivé à la résoudre.