‹ Leçons sur la messeChapitre 40 sur 80 · Par exemple, De spiritti et litt · texte numérisé non relu

Par exemple, De spiritti et litt

.3. Tout le texte dans L'eucharistie (1ÎH3), p. 313-31.;.

LE CANON ROMAIN. 19r)

Et la prière de Sérapion est conduite de manière à amener, elle aussi, le Sanctus. Ces deux exemplaires de « préfaces » grecques, tous deux du iv- siècle et indépendants l'un de l'autre, montrent que les « préfaces » étaient rédigées d'après un dessin fixé et sur un thème constant, dont héritera la liturgie byzantine. L'étonnant est que ce dessin et ce thème de l'Orient chrétien se retrouvent identiques et se soient perpétués en Occident, universalité qui ne s'explique que par une tradition commune remontant à une lointaine origine.

Avec grand'raison on a signalé dans l'épître du pape saint Clément aux Corinthiens, c'est-à-dire dans un écrit romain de la fin du premier siècle, un passage qui répond à ce thème traditionnel, « beau spécimen du style de la prière solennelle, telle que l'exprimaient alors les chefs ecclésiastiques dans les réunions du culte « ^ .

La liturgie wisigothique donne à chaque messe une préface, qui porte le nom d'inlatio et que saint Isidore, évêque de Séville, au début du vu*" siècle décrit comme la prière « pour la sanctification de i'oblation », prière dans laquelle « l'univers des créatures terrestres et des vertus célestes est invité à louer Dieu, et (dans laquelle) est chanté VHosanna m excelsis » ^. Les prolixes préfaces des messes des sacramentaires mozarabes débordent de beaucoup la description de saint Isidore, mais elles commen-

1. DiCHESNE, Origines, p. V)-M. On peut signaler d'autres spécimens dans les récits de martyre : la prière de saint Polycarpe de Smyrne (Relliquiae liturgicae vetuslissimae, de Dom Cadkoi, et Dom I.ECLF.iico, n. 3838), de saint Savin 'n. 4077), de saint Philippe d'Hé raclée (n. 3840).

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