TlIALHOFER-ElSENlIOFEB, t. I. p. CW-C4j
LF, CANOiN ROMALN. 203
cryphe mise sous le nom du pape Pelage II (579- 590) et qui peut être du xi'= siècle, réduit à neuf les préfaces autorisées : Pâques, Ascension, Pentecôte, Noël, Epiphanie, Apôtres, Trinité, Croix, Carême : la préface de la sainte Vierge, qui fait dix, a été accordée, dit-on, en 1095, par le pape Urbain il, pour appeler l'aide de Marie sur la première croisade ' . Encore ces dix préfaces propres ne constituent-elles que dix variantes à la praefalio coinmunis.
Cependant la préface a gardé dans la liturgie romaine sa solennité native. Elle est chantée ou plus exactement elle est déclamée : le silence et l'attention du peuple aidant, elle emplit l'église. Elle s'applique à dire à Dieu, avec une allégresse grave et noble, le merci de la terre rachetée.
Le Sanctus, sur lequel s'achève la préface de la messe, est pris en partie à Isaïe. Je vis, écrit le prophète, le Seigneur assis sur un siège sublime et les pansdesa robeemplissaientletemple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui, qui avaient chacun six ailes : de deux ils se voilaient la face, de deux les pieds, et de deux ils volaient. Et ils criaient l'un à l'autre : <■ Saint, saint, saint, est Jéhovah des armées : toute la terre est pleine de sa gloire » (Is. VI, 3j. Au lieu que la Vulgate lit : Dominas Deus exerciUiuniy notre Sanctus liturgique lit Dominus Deus Sabaoth, qui est pris à une version plus an-