I. Eueharistio. p. iiH-ii't
OÙ on les a mises en circulation. Celle-ci atteste, au début du vi*^ siècle, la puissance miraculeuse que l'on savait liée aux prières de la consécration. Déjà, au iv^ siècle, cette eiïicacité est alFirmée par saint Athanase, dans ce passage d'un sermon adressé à de nouveaux baptisés : « Tu verras, dit saint Athanase, les lévites les diacres; apporter des pains el un calice de vin, et placer tout cela sur la table. Tant que les invocations et les prières ne sont pas commencées, il n'y a ^là que du pain et du vin. Mais quand ont été prononcées les grandes et prodigieuses prières, alors le pain devient corps, et le vin devient sang de notre Seigneur Jésus Christ... Ce pain et ce vin, tant que les prières et les invocations n'ont pas eu lieu, sont simplement (du pain et du vin). Mais quand les grandes prières et les saintes invocations ont été prononcées, le Verbe descend dans le pain et le vin. et de lui il devient le corps (et le sang^i ^ ».
Le miracle de la conversion est affirmé là avec une netteté parfaite : une chose est cependant imprécise, car l'eflicacité est attachée par saint Athanase à ce qu'il nomme « invocations et prières ». ou « les grandes et prodigieuses prières », « les grandes prières et les saintes invocations », ce qui pourrait faire croire que. aux yeux de saint Athanase, lefficacité sanctificatrice ou consécratoire est attachée à lensemble de la prière prononcée sur le pain et le vin.
Contemporain de saint Athanase, saint Cyrille de Jérusalem dans ses Catéchèses affirme avec une