‹ Leçons sur la messeChapitre 50 sur 80 · Eucharistia, p · texte numérisé non relu

Eucharistia, p

LE CANON ROMAIN. iO:

L'Orient ne connaît pas la loi de variabilité que nos liturgies wisigothique et gallicane ont poussée à la limite : chacune de ses liturgies a un ordinaire de la messe qui ne comporte l'insertion d'aucun élément propre à la solennité du jour. Ces liturgies, qui sont nombreuses, ont toutes au centre de leur anaphore un récit de la cène, et ce récit n'est pas textuellement et invariablement le même dans toutes ces liturgies, il se surcharge de traits additionnels à la manière de la liturgie wisigothique citée plus haut), mais le substratum de ces rédactions diverses est partout le même, il est constitué des mêmes traits scripturaires, et il est identique au substratum du canon romain. Cette constatation que chacun pourra vérifier aisément dans le stjnoptikon de Dom Cagin ' , suggôre que le récit de la cène qui était employé pour la célébration de l'eucharistie dans les premiers siècles chrétiens a été constitué de telle sorte qu'il a réalisé l'unité liturgique. On n'avait qu'une formule pour administrer le baptême : et pareillement on n'en avait eu qu'une pour célébrer l'eucharistie.

Nous avons rapporté en son lieu la légende de ces enfants palestiniens qui, pour avoir prononcé les paroles de la consécration en manière de jeu, furent avec leur autel improvisé et leur oblation enfantine foudroyés par le feu du ciel. Les légendes sont à tout le moins représentatives de la croyance du temps

Page 1