‹ Leçons sur la messeChapitre 59 sur 80 · Ait.. Sermo ocxxvii. Cf. Sermo vi, 3 ;coll. de M. D · texte numérisé non relu

Ait.. Sermo ocxxvii. Cf. Sermo vi, 3 ;coll. de M. D

LA SAINTE Cu:MMLXI()N. . 283

amène par une transition habilement ménagée au baiser de paix, dont la formule est incontestablement l*ax Doniini sit semper vobiscum, à quoi il est répondu : Et cum spiritu tiio. Saint Justin le place immédiatement avant que soit apporté à « celui qui préside les frères » le pain et le vin (de l'offertoire), donc ante confecta mysleria. Les liturgies d'Orient l'ont conservé à cette place, la liturgie gallicane et la wisigothique pareillement' : ces liturgies en font un acte de pardon mutuel que se donnent les chrétiens, avant d'apporter leur offrande à l'autel (réminiscence de Mat. v, 23-24). La lettre du pape Innocent à Decentius de Gubbio confirme que, au début du v^ siècle, l'usage de Rome était le même que l'usage d'Afrique, et plaçait le baiser de paix, non pas ante confecta mysteria, mais après.

Le baiser de paix nous enseigne que nous avons le devoir d'aimer nos frères : « Magnum sacramentum osculum pacis, dit saint Augustin, sic osculare ut diligas » iSerino vi, 3 . Et encore : « Quomodo labia tua ad lahia fratvis tui accédant, sic cor tnuni a corde eius non recédât » {Senno ccxxviii. Le rite en remonte aux premiers temps de l'Église : on lui maintint sa place persévéramment dans les synaxes liturgiques, en dépit des calomnies que pouvait susciter ce pur symbole, et quil suscita en effet dans les premiers siècles-.

L'C/ï/o missae de la Cour de Rome et des Mineurs, au xin'' siècle, prescrit au célébrant de baiser l'autel avant de donner la paix (Rbner, p. 317^. 11 ne

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