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sed summa necessitate timoris sanguinis Chrisd effusionis ' ». Au xii* siècle, au contraire, cette pratique de l'hostie trempée dans le précieux sang {hostia intincta est en voie d'être éliminée par la pratique de la communion sous la seule espèce du pain. Le cardinal Robert PuUeynr grande autorité à Paris et à Oxford, enseigne que les modalités de la communion des laïques ont été par le Sauveur laissées au jugement de l'Eglise son épouse, « cuius consilio et usa pulchre fit ut caro Chrisli laicis distribuatur » Sentent, lib. viii, 3).
La piété de l'Occident était amenée insensiblement à s'attacher plus au corpus Christi : n'était-ce pas la sainte hostie, et non le précieux sang, que l'on réservait? N'était-ce pas elle qu'on adorait à lélévalion? La dévotion au saint Sacrement de l'autel, si encouragée au début du xiii" siècle par les révélations de la bienheureuse Julienne de Mont- Cornillon, à Liège, et provoquant la création en 1246, à Liège, de la fête du corpus Christi, confirmée par Urbain IV en 1264 à la suite du miracle de Bolsène, n'est-clle pas une particulière exaltation de la sainte hostie? Dans les missels décrits parEbner, la communion sous les deux espèces se pratique encore au xn'- siècle /I'^iîxeh. p. 207, 311 . même au xn'-xiii* (p. 34G) : elle disparaît alors.
Saint Thomas d'Aquin, dans la Somme théologique (ill, Lxxx, 12], pose la question de savoir s'il est permis de communier au corps du Christ sans communier au sang, et il tranche la question dans le sens de rallirmativc en se fondant sur « l'usage