‹ Leçons sur la messeChapitre 64 sur 80 · POTTIIAST · texte numérisé non relu

POTTIIAST

LA SAINTE COMMUNION. •2^r,

oristie ou secretarium, non à l'autel '. Au xi" siècle, u xii% on rencontre l'oraison Corpus quod siimpsi indiquée après la communion, du célébrant post porceptionem], sans qu'il soit fait mention .l'aucune ablution Eunkr, p. 290, 302, 323 . Au XII' -xin- siècle cependant, on rencontre ensemble les deux oraisons Quod oie et Corpus tnum, précédées d'une rubrique comme celle-ci : « Postqucun sumpseris ahlue digilns liios it<i dicendo : Quod are... » (p. 336). Il est probable que nos deux oraisons ont été d'abord deux prières du prêtre après la communion : elles sont deux actions de grâces de dévotion. Certains missels manuscrits du xi siècle, dans le même sentiment, insèrent avant le Corpus tuum non le Quod ore, mais la belle oraison jaculatoire que voici, à répéter trois fois(EBXER. p. 302) :

Verbum caro laclum est, et habilavil in nobis,

ou celle-ci (p. 311 :

Verbum caro factum e<t, cl habitavit in nobis. Tibi laus, lilii gloria, libi graliarumacUo, in saeculaeaeculorum, amen, ' beala 'l'rinilas.

On pensait à faire exprimer au prêtre sa reconnaissance pour le don qu'il venait de recevoir de Dieu, et sans attendre l'oraison de la postcommunion qui est une action de grâces essentiellement-.

1. Voici lo texte «le Léon IV -. • l.ocusin secretario aut inxta sit laeparalus ubi aqua ttlundi possil quando \asa sacra ahluantur,

' t ibi lintcum nilidum rum aqiia dcpendeat, et ibi sacerdos nianus lavet post romraunioneiii •.

2. Microl. 18 : • Sunt et aliao muilae orationes <|uas quidem ad paceiu et commnnionpni privatam rrcquenlaut : sed dilipcntiores aiitiquioriitn traditionum obscrvaioics nos In liuiiismodi privatis «iralionibus brcvitali studere docucriint, poliiisque j)ublicls precilius in olficio missac occupari voluoriint •.

On ne comprendrait pas, en effet, que l'action de grâces n'ait pas sa place après la communion. Saint Augustin l'énonce comme une règle de la liturgie de sou temps : « Quibus peractis, et participato tanto sacramentOy gratiarum actio cuncta concludity> [Epistul. cxnx, 16).

La messe donc vase clore sur une dernière oraison, l'oraison Ad complendum, comme l'appelle le Sacramentaire Grégorien, et encore X'Ordo rotnanus 1, YOrdoromanus II^YOïdoromanus III, tandis que le Sacramentaire Gélasien l'intitule Post cojnnîunîonem^ qui est le terme en usage dans les sacramcntaires gallicans. Ce terme, que l'on rencontre déjà dans le supplément donné par Alcuin au Sacramentaire Grégorien, est celui qui survivra.

L'oraison après la communion contient, comme la collecte, une allusion marquée à la fête du jour ou au temps, mais plus marquée encore à la communion qui vient d'être distribuée à l'assistance : elle demande à Dieu que les communiants retirent de la table céleste à laquelle ils viennent de se rassasier ce qui en doit être pour eux le fruit :

Sanctificet nos, Domine, qua pasti sumus mensa caelestis, et a cunctis erroribus expiâtes supernis pronaissionibus reddat acceptes. Per.

L'oraison citée est au Missel Romain ' celle du mercredi de la troisième semaine de carême, elle rap-

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