‹ Leçons sur la messeChapitre 65 sur 80 · F.t au Sacramentaire Grégorien <léj;i · texte numérisé non relu

F.t au Sacramentaire Grégorien <léj;i

pelle la communion en termes particulièrement heureux, et rappelle aussi le temps, qui est celui de lexpiation et de la pénitence. L'oraison suivante pour la vigile de Noël fait sa part au mystère du jour :

Da nobis, Domine, quaesumus, unigeniti Filii tui recensila nativitate respirare, cuius caelesti mysterio pascimur et polamur. Pereumdem '.

De môme, celle-ci à l'octave de l'Epiphanie :

Caelesti lumine, quaesumus, Domine, semper et ubiqueno^ praeveni, ut myslerium caius nos participes esse voluisti, et puro ccrnamus intiiitu, et digno percipiamus afTeclu. Per-'-

On ne doit pas attendre de la piété romaine, même dans ses oraisons après la communion, rien qui ressemble à l'émotion mystique et lyrique d'un saint Jean Chrysostome. Le génie de Romen'estpas porté aux « affections ». Il s'arrête devant la sainte eucharistie, qui est pour lui un mystère caeleste mysterium], devant ces espèces consacrées du pain et du vin qui sont pour lui de socrosancta mysteria, il professe que ces sacramenta ne sont point des signes vides, et qu'ils donnent par eux-mêmes au communiant un don sacré munus sacrum], un don céleste qui porte la bénédiction avec lui [caelestis doni henedicUo], qui est le gage de notre rédemption [redemptionis nostrae pignus], et le gage aussi de la vie éternelle qui nous est promise Jm/norlaiitalis alimonia, pigniis snlntis aeternae^. On rencontre maintes fois la conception chère à saint Augustin que l'eucharistie est vie et don de vie. Citons, entre

t. Sacranienlaire Gn t,'i>ri<ii.

i. Cidasicn et Grégoi ion.

LEÇOXS SUR I.A .MESSE.

bien d'autres, cette postcommunion commune au Sacramentaire Gélasien et au Grégorien, et que le Missel Romain donne au sixième dimanche après l'Epiphanie :

Caelestibus, Domine, pasli deliciis, quaesumus ut semper eadera per quae veraciler vivimus adpetamus. Per.

L'eucharistie est le pain du ciel [caelestis panh^ caelestia alimenla), l'aliment spirituel [cibiis spiritalis alimojiJae)^\' d\\meni vital {çitalia alimenta). Le fidèle reçoit l'eucharistie sous des symboles visibles et elle produit en lui d'invisibles effets, dont le plus immédiat est de refaire, de purifier, de sanctifier, 1 âme imparfaite ou obscure du fidèle qui communie, et ainsi de le rattacher plus fermement à la communion des saints.

Hoc nobis luiim, quaesumus, Domine, sacramenlum îàX abolitio peccatorum. sit forlitudo fragilitatis humanae, sit contra mundi pericula firmamentum : haec nos coramiinio purget a crimine et caelestis gaudii faciat esse consortes. Perl.

Sentiamus, Domine, quaesumus, tuiperceptionesacramenti subsidium mentis et corporis, ut in utroque salvati, caelestis remedii plenitudine gloriemur. Per-.

Quaesumus, Domine Deusnosler. ut sacrosancta oiysleria, .quae reparationis nostrae munimine contulisti, et praesen.s nobis remedium esse facias et futurum. Per 3,

Soulignons ces mots : purificatio, remedium, subsidium, munimen, qui décrivent l'effet de l'eucha-

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