‹ Leçons sur la philosophie chimiqueChapitre 25 sur 43 · CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON

Résumé de la théorie de Lavoisicr. — Réflexions sur les sels. — Rouelle. — Wenzel. — Richter et sa loi. — Proust. — Dalton et sa théorie des multiples. — Équivalents chimiques.

Messieurs ,

Rien ne peut aujourd'hui nous donner une idée de l'enthousiasme avec lequel l'Europe savante accueillit les opinions de Lavoisier, une fois que leur adoption par les principaux membres de l'Académie des Sciences les eut sanctionnées. Les esprits les plus timides, ceux qui répugnaient le plus à se jeter dans une direction nouvelle, rassurés par cette haute approbation, se laissèrent séduire, et essayèrent de se mettre au courant des doctrines qu'on préconisait maintenant avec tant d'ardeur. Et, dès que le premier effort pour s'approprier ces idées, ce langage, était accompli, les partisans les plus rebelles de l'ancienne Chimie, reconnaissant bientôt

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toute la supériorité des nouvelles opinions, s'empressaient de les adopter à leur tour et en devenaient souvent les prôneurs les plus enthousiastes.

Comment n'être point dominé, en effet, quand, à la place de cette Chimie conventionnelle, de ses explications contradictoires, de sa nature confuse, Lavoisier vous offrait une Chimie vraie, dont les théories nettes et logiques, perçant h jour, du même coup, tous les phénomènes naturels, expliquaient non-seulement tout ce que l'observation avait appris aux hommes, mais même tout ce que l'imagination la plus active pouvait inventer.

Comment n'être point séduit quand, à l'époque même où Schéele, Priestley bégayaient leurs essais de théories, Lavoisier se levait en France et prononçait ces paroles si simples, mais si solennelles :

Le phlogistique n'existe pas ;

L'air du feu; l'air déphlogistiqué est un corps simple ;

C'est lui qui se combine avec les métaux que vous calcinez ;

C'est lui qui transforme le soufre, le phosphore, le charbon en acides ;

C'est lui qui constitue la partie active de l'air : il alimente la flamme qui nous éclaire, le foyer qui nous alimente;

C'est lui qui, dans la respiration des animaux

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change leur sang veineux en sang altériel, en même temps qu'il développe la chaleur qui leur est propre ;

Il forme partie essentielle de la croûte du globe tout entière, de l'eau, des plantes et des animaux;

Présent dans tous les phénomènes naturels, sans cesse en mouvement, il revêt mille formes ; mais je ne le perds jamais de vue et puis toujours le faire reparaître à mon gré, quelque caché qu'il soit;

Dans cet être éternel , impérissable , qui peut changer de place, mais qui ne peut rien gagner ni rien perdre, que ma balance poursuit et retrouve toujours le même, il faut voir l'image de la matière en crénéral ;

Car toutes les espèces de matière partagent avec lui ces propriétés fondamentales et sont comme lui éternelles, impérissables ; elles peuvent comme lui changer de place, mais non de poids, et la balance les suit sans peine à travers toutes leurs modifications les plus surprenantes.

Réfléchissez un instant. Messieurs, et vous verrez qu'en quelques phrases Lavoisier venait d'anéantir toutes les imaginations dont la vanité des écoles philosophiques se berçait depuis deux mille années, tout comme il venait d'anéantir les doctrines fausses qu'une expérience incomplète avait suggérées à Stahl.

Méditez-les ces phrases, et vous verrez que La-

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voisier vous dévoile toutes les harmonies de la nature tangible, comme Newton avait révélé celles de tous les mondes visibles. Vous verrez qu'il vous explique tous les phénomènes qui se passent à la portée de votre main, ou du moins qu'il vous dote d'un instrument qui vous permet d'en trouver vousmêmes l'explication sans difficulté.

Vous verrez, et nul chimiste ne l'ignore aujourd'hui, que, pour trouver une théorie vraie, il suffit de l'analyse rigoureuse des matières employées et produites dans les phénomènes dont on cherche l'explication ; que toute la Chimie repose sur ces analyses pondérales, et que c'est la balance qui fait ou défait toutes nos théories. Vous demeurerez convaincus que Lavoisier a non-seulement découvert l'explication vraie des phénomènes chimiques, mais qu'il a doté les chimistes d'une méthode d'observation qui leur manquait et dont ils peuvent tous faire un égal profit.

Vous comprendrez alors cette séduction, cette fascination que notre grand Lavoisier a exercée sur son siècle. Vous la comprendrez mieux encore si j'ajoute qu'en s'attachant avec une persévérance singulière à l'étude de l'air, de l'eau, de l'acide carbonique et du charbon, Lavoisier avait fait choix de quatre corps discernés entre beaucoup d'autres avec une merveilleuse sagacité, puisque c'est par eux

que s'accomplissent tous les phénomènes de la vie (les animaux et des plantes.

Non-seulement ces corps jouent un grand rôle dans les corps bruts, dans la formation ou l'altération des produits qui constituent la croûte du globe ; mais, on peut le dire hardiment, sans leur présence, sans leurs admirables rapports, la vie n'aurait jamais paru à la surface de la terre ; elle n'y eût pas rencontré la matière obéissante qu'elle façonne avec tant d'art et de facilité.

Ce sont ces quatre corps, en effet, qui, s'animant aux feux du soleil, le véritable flambeau de Prométhée, se montrent, sur la terre, les agents éternels de l'organisation du sentiment, du mouvement et de la pensée. Ce sont ces quatre corps, qui, par leurs réactions, leurs combinaisons et leurs décompositions sans cesse renouvelées, demeurent, à la surface de notre globe, les agents éternels de la vie, de l'activité intellectuelle et du bonheur moral.

Spectacle sublime, qui, dès le début de la doctrine nouvelle, en révélait au monde les hautes destinées!

Et pourtant ce n'était point là que devaient se borner les découvertes de la Chimie moderne. Il existe des lois que Lavoisier n'a point connues et qu'il aurait pu découvrir néanmoins si les grands phénomènes à l'étude desquels il avait consacré sa vie n'eussent absorbé toute son attention, ou peut-être si sa vie

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se fût assez prolongée pour lui laisser le loisir.de les aborder.

Je veux parler de ces belles théories qui sont maintenant familières à tous ceux qui cultivenëles sciences, de cette théorie des équivalents chimiques, de cette théorie des atomes, nées, comme la doctrine de Lavoisier, d'un emploi soutenu de la balance, et qui tôt ou tard se fussent offertes à son esprit attentif ou seraient sorties de ses expériences si minutieusement exactes.

Non-seulement ce n'est point à lui que fut réservé l'honneur de découvrir ces belles lois de la nature, mais elles ne se sont pas révélées au monde par une étude des composés qui ont le plus particulièrement attiré son attention. On peut même assurer aujourd'hui que, tant qu'on se serait occupé exclusivement de l'examen des corps que Lavoisier et ses contemporains étudiaient avec tant d'ardeur et de persévérance, la théorie des équivalents devait demeurer inaperçue.

En vous exposant les faits observés par Schéele et Priestley, en mettant sous vos yeux les lois découvertes par Lavoisier , je vous ai montré , en effet, comment de l'étude des composés binaires oxygénés, acides ou basiques, sont sorties toutes les lois que je vous ai rappelées. Les composés plus compliqués, les sels attirent l'attention des clii-

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niistes de l'école de Lavoisier, et, leur nature une fois expliquée, on ne s'en occupe plus.

Cependant les sels peuvent être envisagés aussi comme de véritables composés binaires, c'est-àdire comme résultant de l'union d'un acide avec une base, sans s'inquiéter de la nature de ceux-ci. Qui empêchait de prendre les acides et les bases, de les mettre en présence et d'examiner les résultats de leur action réciproque? Pourquoi se borner à l'examen des combinaisons par lesquelles l'action chimique commence, qui s'effectuent entre des éléments, et où les affinités demeurent toujours imparfaitement satisfaites? Pourquoi négliger l'étude des combinaisons par lesquelles l'action chimique finit, qui s'effectuent entre des corps déjà composés euxmêmes, et où les affinités mieux balancées se mettent dans un équilibre presque parfait? N'avait-on pas l'organe du goût, n'avait-on pas même des réactifs plus sensibles pour reconnaître cet équilibre, pour fixer d'une manière certaine les proportions d'où résultent les composés que leur neutralité rend comparables? C'est un avantage dont on est dépourvu dans l'étude des composés binaires qui ont occupé Lavoisier, et dans l'étude desquels il a cherché la théorie générale de la Science.

Je le répète encore, les sels peuvent se présenter sous la forme de véritables binaires. Ainsi l'acide

borique et la potasse, qui tous deux étaient inconnus dans leur nature réelle, pouvaient très-bien être étudiés dans leur action réciproque, et rien n'empêcbait de constater les phénomènes qui accompagnent ordinairement la formation du borate de potasse. Aujourd'hui même, les alcalis végétaux ne neus offrent-ils pas l'exemple de composés dont l'essence est ignorée, et qui comme bases sont néanmoins parfaitement connus? Que pouvez-vous dire sur leur nature intime? Rien, ou tout au plus de vagues suppositions. N'eu est-il pas de même de la plupart des acides organiques? Leur nature intime ne demeure-t-elle pas inconnue jusqu'ici? Oui sans doute, et pourtant on sait fort bien définir la nature des combinaisons salines formées par les alcalis végétaux, aussi bien que celles qui sont produites par les acides organiques, et l'on peut y appliquer les règles générales qui permettent de prévoir les réactions des sels, avec tout autant de certitude que s'il s'agissait îles bases ou des acides minéraux les mieux connus dans leur composition intime.

Pourquoi donc, sans s'embarrasser de la nature même des corps basiques ou acides , n'a-t-on pas cherché autrefois dans l'étude de leurs combinaisons la clef de la nature de l'action chimique et de ses effets? C'est qu'en général l'action chimique qui se passe entre les acides et les bases est une action

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obscure et foible; c'est qu'elle ne se produit pour ainsi dire jamais d'elle-même à la surface du globe, et qu'il faut l'exciter; c'est, en un mot, qu'elle ne se rattache à l'explication d'aucun des phénomènes naturels dont l'éclat fixait depuis longtemps l'attention des philosophes.

On pouvait penser, il y a soixante ans, qu'il n'y avait rien de commun entre l'action réciproque d'un acide et d'une base et l'action qui s'opère dans la combustion ou la respiration. On pouvait craindre que, cette réaction une fois expliquée, le rôle de l'air ou celui de l'eau dans les réactions qui, sans cesse renouvelées sous nos yeux, donnent une idée si haute de la puissance des forces chimiques, n^en fût pas mieux compris.

On se trompait pourtant, et tandis que, séduits par l'éclat des grands phénomènes de la nature, on s'obstinait à leur demander les lois de l'action chimique, une heureuse inspiration conduisait à les découvrir dans l'étude de ces actions obscures et dédaignées qui ont lieu dans la production ou là décomposition des sels.

Étudiez du reste avec soin la marche des sciences, et vous verrez (yi'il est bien rare qu'on parvienne à saisir les lois d'une classe de phénomènes en étudiant ceux où l'action se présente avec sa plus haute intensité. C'est ordinairement le contraire que l'on

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observe, et c'est presque toujours par l'analyse patiente (l'un phénomène faible ou lent qu'on parvient à trouver les lois de ceux qui échappaient d'abord à cette analyse, en raison même de leur énergie ou de leur rapidité. N'oublions pas que c'est en cherchant la cause de la chute d'une pomme que Newton découvrit les lois qui régissent l'univers, ces lois magnifiques qu'une étude approfondie du mouvement des astres n'avait pas su lui dévoiler. Ainsi l'on peut prédire, par exemple, que, si nous avons quelque jour des idées nettes sur la nature de l'affinité chimique, nous les devrons bien plutôt à l'étude des actions chimiques les plus faibles qu'à celle des actions chimiques énergiques.

Toutefois, outre que ces sortes de choses ne se voient guère a priori, il y avait un motif qui pouvait écarter les chimistes de l'étude des sels.

Il faut se rappeler que les anciens chimistes entendaient par sels toute autre chose que ce qu'on appelle ainsi maintenant : c'était tout ce qu'il y a (le plus confus.

D'abord les vrais sels ne leur étaient connus qu'en très-petit nombre; ensuite ils les confondaient avec une multitude d'autres corps. Vous en jugerez (juand je vous dirai que l'acide sulfurique ordinaire était, à leurs yeux, le vrai type des sels, et surtout quand je vous aurai déduit leurs motifs ; car vous

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pourriez croire, à ce simple énoncé, qu'ils avaient compris qu'on pouvait l'envisager comme un sulfate d'eau. Du tout : ils regardaient les sels comme formés d'eau et de terre, et comme devant par conséquent offrir des propriétés intermédiaires entre celles de ces deux sortes de corps. Or ils trouvaient dans l'acide sulfurique une densité plus grande que celle de l'eau et moindre que celle des terres. L'élévation de son point d'ébuUition leur faisait penser que, tout en devant à l'eau qu'il contenait la propriété de se réduire en vapeur, l'influence de la terre nuisait à sa volatilité et rendait nécessaire l'emploi d'une bien plus haute température. Si dans certaines circonstances, que nous savons être aujourd'hui un état convenable d'hydratation, l'acide sulfurique peut cristalliser à une température supérieure à celle de la glace fondante, c'était, suivant eux, un effet de la terre qui tendait à se solidifier. Enfin, d'un autre côté, ils remarquaient, comme autant de preuves de sa ressemblance avec l'eau, ({ue cet acide était limpide et incolore comme elle, que comme elle il se présentait ordinairement à l'état liquide, etc.

On distinguait alors les sels en trois classes : les sels acides, les sels alcalins et les sels moyens. Parmi les sels acides se trouvaient l'acide sulfurique, l'acide benzoïque et beaucoup d'autres ; les

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sels alcalins comprenaient les bases, et la classe des sels moyens renfermait les sels proprement dits.

Mais, direz-vous, ce sont là sans doute de vieilles idées chimiques? Non; je vous donne là même le résultat d'une Chimie vraiment moderne, car cette classification des sçls est tout à fait contemporaine de Lavoisier.

Si nous cherchons comment nous sont venues nos connaissances positives sur les sels, et cette recherche n'est pas sans importance, nous voyons d'abord que les sels connus par les anciens étaient restreints aux suivants : les trois vitriols , le sel marin, le nitre, le natron, la potasse.

Jusqu'à Glauber, on n'avait connu pour ainsi dire que des sels naturels; c'est lui qui, le premier, a mis en évidence l'existence de produits salins artificiels. En faisant connaître son sel admirable, notre sulfate de soude, et son sel secret, qui n'est autre chose que du sulfate d'ammoniaque, il a donné l'éveil sur la possibilité d'en produire un grand nombre d'autres par les procédés de la Chimie.

Mais, pour trouver les premières vues saines sur la nature des sels, il ne faut pas remonter si haut. Rouelle me paraît le premier chimiste qui ait eu des idées justes à leur égard. A cette époque, on confondait sous le nom de sel à peu près tout ce qui pouvait cristalliser et se dissoudre dans l'eau. D'à-

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près cela, l'acide benzoïque figurait naturellement parmi les sels et faisait partie de ce que l'on appelait sels simples. Rouelle s'est appliqué à étudier ceux que l'on nommait sels composés. Embrassant dans l'idée générale de sel tout ce que l'on y comprenait de son temps et voulant préciser ceux qu'il avait en vue d'une manière spéciale, il désigne ceux-ci sous la dénomination de sels neutres, puis il les divise en trois classes : les sels neutres avec excès d'acide, les sels neutres avec excès de base et les sels neutres parfaits. Pour lui, un sel neutre est un acide combiné avec une substance quelconque qui lui donne une forme concrète ou solide. A'oilà comment il est conduit à adopter les noms de sels neutres acides et de sels neutres alcalins ou basiques, qui maintenant vous étonnent et vous semblent tout à fait étranges. Ses sels neutres sont nos sels proprement dits ; ses sels neutres acides sont nos sels acides; ses sels neutres basiques, nos sous-sels; et ses sels neutres parfaits, nos véritables sels neutres. A l'appui de cette distinction, il établit d'une manière très-nette l'existence du sulfate acide de potasse et du sous-sulfate de mercure.

Rouelle trouva dans Baume un adversaire opiniâtre, qui s'élève avec force et tout à fait à tort contre ses opinions et qui le contredit sur tous les points. Baume préteildait que, des trois classes de

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sels neutres distingués par Rouelle, une seule était fondée, celle des sels neutres parfaits; il n'admettait point de combinaisons particulières qui continssent un excès d'acide ou un excès de base. Toutes celles que l'on citait comme exemples ne provenaient, suivant lui, que d'un simple mélange d'un sel neutre parfait avec de l'acide libre ou une base libre; de sorte qu'il aurait suffi d'enlever, soit par des lavages, soit par tout autre moyen analogue, cet acide libre ou cette base libre dont le sel était imprégné, pour que le résidu revînt à l'état de neutralité parfaite. Rouelle le combattit vivement, mais il eut beaucoup de peine à ftiire admettre ses idées.

Rouelle, qui d'ailleurs a laissé comme professeur de grands souvenirs, avait un esprit très-ardent. Il était né aux environs de Caen, d'une bonne famille, et avait fait ses premiers essais chimiques au feu de la forge, chez un maréchal son voisin. Étant venu à Paris, il y étudia les sciences, établit une pharmacie, fonda des cours particuliers et obtint les plus grands succès. En 1742, il fut nommé démonstrateur de Chimie au Jardin des Plantes, et deux ans après il entra à l'Académie. Il avait une manière de professer très-particulière. Il arrivait à son amphithéâtre en bel habit, perruque en tête et chapeau 60US le bras. Il commençait posément; bientôt il

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