PROCÉDÉS DIVERS D'ENREGISTREMENT
oiseaux et les reptiles. Son application, comme vous pouvez le voir, est des plus faciles et des plus sûres (voy. fig. 23).
Fig. 23. — Caïman muni de la muselière de bois et caoutchouc.
Un autre ordre, tout à fait différent, de procédés, consiste dans l'emploi d'instruments qui sont mis en jeu par les mouvements du thorax ou de l'abdomen, au lieu de l'être par l'air même qui sort du poumon.
L'un de ces instruments est une modification de celui que Marey a inventé et désigné sous le nom de pneumographe. L'instrument de Marey consiste en un cylindre de caoutchouc
Fig. 24. — Pneumographe.
renfermant une spirale élastique qui prend point d'appui sur les bases du cylindre, lesquelles sont solides, de métal. Ici, c'est tout le contraire : le cylindre creux est métallique,
les deux bases sont deux membran.es de caoutchouc ; un tube met en communication l'intérieur du cylindre avec le tambour de l'enregistreur. A chaque membrane est fixé un crochet, et à ces crochets on attache une ceinture qui peut embrasser étroitement le corps de l'animal (fîg. 2/i) ; cette dis position rend l'appareil beaucoup plus sensible que celui de Marey, qui avait été inventé pour l'homme, c'est-à-dire pour un être à mouvements respiratoires énergiques.
11 est clair que, si l'animal inspire, il écarte l'une de l'autre les deux membranes, raréfie l'air du cylindre, d'où résulte un mouvement du levier; quand il expire, au contraire, les membranes élastiques reviennent à leur point de repos, d'où un mouvement contraire.
Un autre instrument, dont nous nous servirons fréquemment, est une sorte de capsule de cuivre (fig. 25), présentant aussi un tube de dégagement G, et fermée également par une membrane élastique A. Sur celle-ci s'élève, avec l'appui d'une légère plaque d'aluminium a', une tige verticale terminée par un petit plateau a. Cette tige passe, sans frottement, a travers un pont de cuivre qui la maintient; à ce pont s'attache un fil élastique, qui tend à ramener les plateaux a et a' quand ils ont été enfoncés du côté du tambour.
On peut monter cet instrument sur un pied (fig. 25), et alors, on approche doucement le plateau a des parois du thorax ou, plus généralement, du point mobile, en appuyant assez pour qu'il y ait toujours un contact suffisant.
C'est le procédé que j'ai employé, et que nous employerons pour les grands animaux : Mammifères, Crocodiles, Boas. Pour les petits, pour les Oiseaux, par exemple, je fixe le tambour sur une branche d'une espèce de corn; as d'épaisseur (fig. 26), l'autre porte un plateau 13; entre ces branches on peut serrer médiocrement l'animal, de manière que tous ses
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mouvements respiratoires agissent sur le plateau qui surmonte la plaque de caoutchouc ; un mécanisme très-simple, et qu'explique la vue seule de l'instrument, permet de mo-
Fig. 25. — Tambour pour recueillir Fig. 26. — Tambour de la (ig. 25, les mouvements du thorax, monté monté sur un compas (*).
sur un pied fixe.
difier à volonté la longueur des branches et la valeur de l'angle qu'elles font.
Tels sont les principaux instruments que nous emploie-
(*) A. Tambour. — B. Plateau. — C. Tube tic communication avec le levier enregistreur.
D. Élastique tendu à volonté pour ramener au contact l'appareil. — E. Vis permettant
Je fixer l'appareil dans une position déterminée. — e, é. Tiges qu'on peut allonger ou raccourcir à volonté.
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DES MÉCANISMES RESPIHATOIKES.
rons. Mais il nous faudra en imaginer d'autres pour la solution de certains problèmes spéciaux ; nous les décrirons en leur lieu.
Quels que soient les procédés à l'aide desquels nous soyons parvenus à obtenir des graphiques respiratoires , ceux-ci doivent toujours être lus et interprétés de la même manière.
Toujours, sur le papier déroulé du cylindre, le levier doit être considéré comme ayant marché de gauche à droite. Toujours, en outre, l'inspiration correspond à l'abaissement de la ligne, l'expiration à son relèvement. Je me suis astreint à suivre cette règle établie par Marey, que la courbe doit représenter les oscillations de la colonne libre d'un manomètre en communication avec la source du mouvement : or, cette colonne s'abaisserait évidemment pendant l'inspiration, pour se relever pendant la phase contraire (1).
(1) 11 y a, touchant les tracés reproduits ici, d'autres observations à faire. Ils ont été réduits, à cause des exigences typographiques, à des dimensions très-faibles, par voie photographique. Un certain nombre, cependant, est représenté dans les dimensions normales, c'est-à-dire que 1 centimètre correspond à 1,4 seconde ; mais d'autres sont réduits dans la proportion de 21 centimètres à 9 (largeur des bois), et par conséquent 1 centimètre correspond à 33,3; d'autres enfin sont réduits de 42 centimètres à 9, et 1 centimètre correspond alors à 6S,6. Les premiers tracés ont comme indication le symbole f ; les seconds, y-; et les troisièmes yt