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GRENOUILLES. — PHASES DE LA RESPIRATION

tambour d'un polygraphe-Marey. Nous enregistrons ensuite comme d'ordinaire les mouvements respiratoires. Nous obtenons ainsi le trace très-régulier que voici (fig. 52):

Img. 52 ({). — Graphiques de la respiration chez une Grenouille.

Examinons-en les détails avec quelque soin : L'abaissement de la ligne, je vous rappelle cette règle, à laquelle tous nos tracés graphiques sont soumis, correspond à l'appel de l'air, à l'inspiration; dans le cas actuel, c'est de l'inspiration buccale qu'il s'agit, et nous allons voir qu'elle ne coïncide pas avec l'introduction d'air nouveau dans le poumon.

Nous voyons d'abord que les expirations buccales suivent immédiatement les inspirations, et que la durée de celles-ci est un peu plus longue que la durée de celles-là.

En suivant la concordance des oscillations du levier avec les mouvements de l'animal, nous constatons que l'abaissement du levier est exactement en rapport avec l'abaissement du plancher de la gorge ; tous deux commencent et finissent ensemble. Mais il n'en est pas de même pour l'exhaussement; le levier commence à se relever alors que la paroi inférieure de la gorge est encore immobile. Il décrit ainsi la partie la plus brusque et la plus rapide (a) de son ascension; puis, tandis qu'il continue plus lentement sa marche ascendante (/»), la gorge se relève rapidement.

Mais, pendant que le levier décrit la ligne a, on voit les flancs de l'animal se contracter brusquement; c'est le moment de l'expiration pulmonaire. La glotte s'ouvre, le poumon élastique tend à revenir sur lui-môme, les contractions

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des muscles des flancs l'y aident, et une certaine quantité d'air est lancée dans la gorge et de là au dehors, par les narines grandes ouvertes. Alors l'ascension de la gorge arrive, elle refoule dans les poumons la plus grande partie de l'air qu'elle contient, tandis qu'une certaine proportion sort par les narines, que les sphincters et les valvules peuvent bien rétrécir, mais non oblitérer.

Les tracés suivants présentent une nouvelle démonstration de cette succession des mouvements. Voici comment ils ont été obtenus : un tube conique est placé dans une narine dans laquelle il entre à frottement, l'autre ayant reçu un petit bouchon qui la clôt ; un second tube, très-fin, est introduit dans un des poumons, par un petit trou fait aux parois du corps, trou que l'on referme par un point de suture. Ces deux tubes sont mis en rapport avec deux tambours de polygraphe, etla simultanéité verticale des tracés est obtenue.

Le cylindre étant lancé, voici ce que nous enregistrons (fig. 53) :

Fie. 53 (}). — Grenouille. Enregistrement simultané îles mouvements de l'air clans le poumon, et par les narines.

L'interprétation de ces tracés est assez délicate.

Prenons d'abord le tracé pulmonaire (tracé n°l); chez lui, l'abaissement du levier indique un certain afflux d'air dans le tambour, lequel dépend du gonflement du poumon ; il correspond donc à la véritable inspiration pulmonaire; il.'est en[rapport, comme on s'en assure facilement, avec l'exhaussement

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