OISEAUX. — SACS AÉRIENS SOUS-CUTANÉS
Ce fait a été observé successivement par Méry (d) , puis par J. Hunter (2), chez le Pélican ; par Owen (3), chez le Fou de Bassan; et par Cuvier (4), chez le Kamichi-Chiaia. Malgré l'autorité de pareils anatomistes, Sappey (5) n'a pas craint de mettre en doute l'existence de cette disposition chez des Oiseaux qu'il n'avait jamais observés.
Me sera-t-il permis de le dire ? Au lieu de déclarer, en parlant d'un chirurgien comme Méry « qu'il observa peu et mal », d'un physiologiste comme J. Hunter, « qu'il tombe fréquemment dans l'erreur lorsqu'il aborde les faits de détail », d'un naturaliste comme Richard Owen, « que les notes qu'il a ajoutées aux œuvres de J. Hunter sont dépourvues de toute valeur », il eût été préférable, ce me semble, que l'habile anatomiste dont je viens de citer le nom tâchât de se procurer un Pélican ou un Fou, et si Méry, Hunter et Owen avaient réellement commis des erreurs, qu'il les reprît alors, en cherchant à démontrer pourquoi ils s'étaient trompés.
Or, récemment, nous avons eu, Alph. Milne Edwards (6) et moi (7), l'occasion d'examiner les oiseaux dont il vient d'être question. A peine est-il besoin de dire que nous avons vérifié la parfaite exactitude des observations anciennes. Alph. Milne Edwards a retrouvé les sacs sous-cutanés chez les trois oiseaux ci-dessus indiqués, et j'ai donné une description détaillée du mode de distribution et d'origine de ces sacs chez le Fou de Bassan.