‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 168 sur 289 · CLXXII · texte numérisé non relu

CLXXII

(7) GLXXIII.

Un des points les plus intéressants de l'histoire des sacs aériens, ce sont leurs relations avec l'intérieur des os. Découverte presque en même temps parCamperetparJ. Hunier, cette communication a été étudiée depuis par beaucoup d'auteurs. On a constaté qu'un très-petit nombre d'oiseaux ne possèdent que des os pleins, et ce sont des oiseaux non voiliers, c'est-à-dire l'Aptéryx (1) et certains Pingouins; chez la plupart, l'air s'qtend dans l'humérus et même le fémur, dans le sternum et la colonne vertébrale. Mais les détails varient beaucoup.

J. Hunter (2) avait vu que, chez certains oiseaux, l'air pénètre même dans l'os de l'avant-bras et de la main, de la jambe et de la patte. Jacquemin (3) a cité de nouveaux exemples de cette pneumaticité étendue. Nitzsch (li) et, depuis, R. Owen (5) ont même fait voir que les Calaos, oiseaux peu voiliers, ont de l'air jusque dans les phalanges des pattes. Malgré ces autorités imposantes, Sappey (6) déclare que « les os qui ne deviennent jamais aérifères sont ceux de l'avant-bras et de la main, de la jambe et du pied. » Quant à l'assertion de J. Hunter, « il est impossible, dit Sappey, qu'il ait constaté un fait de cette nature, il l'a accepté sans le vérifier » ; pour Jacquemin, a il a avancé une longue suite d'erreurs... et accepté aveuglément les assertions si vagues de Hunter ». Malheureusement Sappey n'a examiné aucun des oiseaux sur lesquels les auteurs cités ont fait porter leurs observations; s'il l'eût fait, il eût vu, comme

(1) GLX1V, 282.

(2) CLXIX, t. IV, p. 254.

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