‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 178 sur 289 · MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

MAMMIFÈRES

physiologique, d'anatomie comparée. Je passerai également sous silence tout ce qui a rapport à la mesure de la capacité pulmonaire, de la quantité d'air qui entre à chaque inspiration clans le poumon, des conditions (le sa ventilation régulière, etc., faits qui ne présentent guère de véritable intérêt — mais il est immense alors — que pour la physiologie de l'homme. Et, à vrai dire, je vous aurais demandé la permission de laisser à peu près complètement de côté l'histoire de la respiration chez les Mammifères, si des expériences entreprises depuis quelques jours, et que j'ai l'intention de répéter, en les complétant, devant vous, ne m'avaient paru mériter d'arrêter votre attention sur quelques questions spéciales.

Avant toutes choses, je désire, et eu ceci je réponds particulièrement au titre de celte chaire, en même temps que j'harmonise ces études avec celles que nous venons de faire sur d'autres animaux; je désire, dis-je, vous montrer quelques tracés qui expriment les conditions normales du rhylhme respiratoire chez les espèces de Mammifères que possède d'ordinaire un laboratoire de physiologie. Et encore, nous aurons, dans nos expériences sur l'influence de conditions diverses, du système nerveux, etc., sur la respiration, tant d'occasions de vous présenter et d'obtenir devant vous des tracés chez les animaux Mammifères,, que je ne veux pas aujourd'hui multiplier les exemples.

Je vous montrerai d'abord quelques graphiques relatifs à la respiration chez divers Mammifères, graphiques obtenus tous par le même procédé expérimental, et ensuite quelques autres fournis par le même animal, le Chien, mais obtenus par des procédés divers.

Premier point : respirations enregistrées en plaçant, un tube dans la trachée; j'ai choisi des exemples où l'animal

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m'a paru conserver dans la respiration son rhythme normal, son nombre habituel.

Fig. 73 (-y). — Graphiques de la respiration chez divers Mammifères (*).

Parmi les tracés que je vous présente (voy. fig. 73), 1 représente la respiration d'un Chien adulte, 2 celle d'un Lapin adulte, 3 celle d'un Chat nouveau-né.

Chez tous ces animaux, vous le voyez, l'expiration et l'inspiration se succèdent sans repos intermédiaire. Il y a, certes, un ralentissement à la fin de l'inspiration, et un autre, souvent plus accentué, à la fin de l'expiration. Mais jamais, dans les circonstances normales, il n'y a de repos absolu, pas même de repos expiraloire. Il serait à peu près impossible, au reste, qu'il en fût autrement; nous verrons en effet que l'agent principal de l'expiration est l'élasticité pulmonaire, et que cette élasticité a une force assez grande pour attirer en dedans les côtes, en triomphant de l'élasticité propre de celles-ci. 11 faudrait donc, s'il y avait une pause en expiration, ou bien que les côtes fussent ainsi attirées, fléchies, sur le vivant et dans les conditions habituelles, ou que les muscles qui peuvent les soutenir, et qui sont les inspirateurs, entrassent en une contraction faible et durable avant de se contracter vigoureusement pour exécuter

(*) 1. Chien. — 2. Lapin. — 3. Cliat.

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