UOU MOUVEMENTS RESPIRATOIRES CHEZ, DIVERS ANIMAUX
rence de niveau dans les deux branches du manomètre soit de 6 centimètres d'eau : c'est la pression à laquelle je donne la préférence, parce qu'elle ne fatigue pas l'élasticité des poumons. On ouvre alors le robinet F par lequel s'échappe l'eau qui remplit le vase C, sous la pression de l'air des poumons qui communique avec lui. On recueille cette eau dans un vase gradué, et l'on ne ferme le robinet que lorsque l'équilibre de niveau s'est établi dans les deux branches du manomètre. En recommençant trois ou quatre fois de suite cette opération, on obtient des chiffres suffisamment rapprochés pour qu'il soit licite d'en tirer une moyenne.
Si l'on répète l'expérience avec des poumons d'un autre animal de taille sensiblement égale, on pourra, comparant les chiffres obtenus aux chiffres précédents, tirer des conséquences non dépourvues d'intérêt et d'autorité.
Quand il s'agit d'expérimenter sur des Oiseaux, comme on ne peut isoler les poumons à cause des sacs aériens, et que les parois du corps présentent une résistance notable, il convient de remplacer par du mercure l'eau du manomètre, et d'insuffler jusqu'à 3 ou h centimètres; mais on comprend que l'égalité de la taille, qui entraîne à peu près l'égalité de résistance, doive être soigneusement observée.
Celte méthode d'investigation nous a donné quelques résultats dont je dois vous rendre compte ; mais il serait parfaitement inutile de citer des chiffres à l'appui, ces chiffres étant, d'après ce que nous venons de dire, nécessairement arbitraires.
Nous avons vu ainsi que les poumons d'un Lapin ont une capacité inférieure aux poumons d'un Chat, ce qui donne aux réflexions que nous faisions tout à l'heure l'appui d'une nouvelle expérience.
11 aurait été extrêmement intéressant de comparer des