DIFFÉRENCES DANS LA CAPACITÉ PULMONAIRE
Chiens venant de naître, mais ayant respiré, avec des animaux de la même espèce arrivés à l'âge adulte; mais ici se manifeste leplus grave inconvénient de notre procédé, et l'énorme différence dans la taille des animaux ne nous a pas permis d'établir fructueusement cetle utile comparaison.
Un oiseau de proie nocturne (Grand-Duc, Strix bubo, Lin.) et un Échassier (Héron crabier, Ardea comata) nous ont présenté une capacité aérienne de beaucoup supérieure à celle des Gallinacés, comme une Poule ou un Dindon. Or, la supériorité de taille du Grand-Duc (1700 grammes) sur la Poule (780 grammes) aurait dû, à pression égale, faire abaisser le chiffre représentant la capacité aérienne : la différence est donc réelle. Pour ce qui est du Héron crabier, assez petit oiseau (250 grammes), je dirai que je n'ai jamais pu extraire d'une Poule, même sous la pression maximum, une quantité d'air égale (proportionnellement au volume du corps) à celle qu'une très-faible pression introduisait dans le corps du Héron ; il y a donc là encore une différence réelle.
Mais le fait le plus intéressant peut-être que j'aie rencontré, est l'égalité à peu près complète que présentent, au point de vue qui nous occupe en ce moment, les Canards et les Poules. Vous savez tous, et je vous ai déjà entretenu de ces faits sur lesquels nous insisterons plus tard, quelle différence existe entre ces espèces au point de vue de la résistance à l'asphyxie. 11 y avait à penser que, peut-être, elle s'expliquerait en partie par une grande "supériorité dans la capacité des voies respiratoires du Canard; dans celte hypo. thèse, cet oiseau, lorsqu'on le noierait, par exemple, emporterait sous l'eau un réservoir d'air plus considérable que le Poulet, et pourrait ainsi résister plus longtemps. Or, il n'en est rien, ou du moins la différence, [si elle existe, échappe à notre méthode d'investigation, et ne présente alors qu'une