‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 230 sur 289 · RESP · texte numérisé non relu

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Zl50 EFFETS DE LA SECTION DES NERFS PNEUMOGASTRIQUES.

Le troisième jour, la physionomie du tracé est restée la même (tracé n° 3) ; la pause expiraloire est plus longue ; mais l'amplitude est généralement moindre.

L ie. 125 (V). — Graphiques de la respiration après la section des nerfs pneumogastriques. — Tortue (trachée).

Le quatrième jour, on a le tracé n° h, dans lequel les caractères de durée et d'amplitude sont encore augmentés.

Enfin, le sixième jour, même physionomie (trachée n° 5).

Les Oiseaux et les Reptiles survivent longtemps à la section des nerfs pneumogastriques. Mais il est intéressant de noter que les troubles respiratoires qui sont consécutifs à cette opération sont du même ordre que chez les Mammifères. Seulement, il semble que leur maximum d'intensité suit immédiatement la section ; dans les jours postérieurs, la respiration se rapproche davantage du type normal. Il en est tout autrement chez les Mammifères.

Legallois, comme je l'ai rappelé plus haut, a montré que la mort par suffocation presque immédiate, qui a lieu chez les jeunes Mammifères après la section des deux pneu-

EXPÉRIENCES. — NERFS RÉCURRENTS. 45l

mogastriques, est due à la section des deux récurrents, d'où résulte la paralysie des cordes vocales et l'oblitération du larynx pendant l'inspiration. J'ai eu occasion de voir que le même effet se montre chez les Oiseaux jeunes encore , ou du moins chez de jeunes Canards ayant atteint à peu près les dimensions normales. Quand le larynx n'est pas complètement ossifié, il arrive que, à chaque inspiration, les deux lèvres de la glotte se rapprochent, et que la trachée se trouve oblitérée. Les nerfs dilatateurs de la glotte viennent donc physiologiquement des nerfs pneumogastriques. Mais, anatomiquement, ils proviennent du nerf hypoglosse, en un point où ce nerf, il est vrai, présente une grosse anastomose avec le nerf pneumogastrique. Il est donc probable que là se fait la réflexion des fibres dilatatrices de la glotte.

Puisque je suis amené à vous parler des nerfs récurrents, je vous dirai que, les ayant coupés plusieurs fois chez des Mammifères adultes, je n'ai pas constaté ces altérations du rhythme respiratoire dont a parlé Longet (1). En exemple et en preuve de ce que j'avance, je vous montre les tracés suivants (fig. 126) :

Fig. 120 (7). — Graphiques de la respiration après la section des deux nerfs récurrents. — Chien (pneumographe).

Le tracé n° 1 est le tracé de la respiration d'un chien adulte, intact ; il a été obtenu à l'aide du pneumographe. Le tracé n° 2 est le tracé après la section des deux récur-

(1) CCVIII, t. II, p. 287.

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