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EFFETS DE LA SECTION DES NERFS PNEUMOGRAPHIQUES

rents ; il n'y a pas, vous le voyez, de différences sensibles.

Ce que je dis des récurrents, il convient de le dire également des spinaux. Lorsqu'on arrache les deux spinaux dans le crâne, en employant chez des Chats ou des Lapins la méthode de Claude Bernard, on ne constate, au moment de l'arrachement, aucune modification dans la respiration, et celle-ci reste parfaitement intacte et régulière quand l'animal survit, ce qui est le cas général. Il faut, bien entendu, que cet animal soit adulte, sans quoi il meurt par suppression d'action de ses deux récurrents.

Divers expérimentateurs ont essayé de couper dans le crâne toutes les racines des nerfs pneumogastriques, et, lorsqu'ils sont parvenus à mener à bien celle opération laborieuse, ils ont constaté la suppression immédiate de la respiration et la mort rapide de leurs animaux. Claude Bernard (1), qui a fréquemment exécuté cette expérience avec le même résultat, fait remarquer avec raison qu'il est difficile de savoir si la perte de sang, la douleur, l'épuisement, ne sont pas, dans ce cas, les principales ou même les seules causes de la mort.

Pour résoudre ce petit problème, j'ai eu la pensée de mettre en expérience les animaux nouveau-nés, chez qui on n'a pas à redouter une mort subite pour des raisons semblables. Ayant donc mis à nu, puis enlevé chez des Chiens et des Chats de deux ou trois jours, l'écaillé de l'occipital, il m'a été relativement facile, l'hémorrhagie étant un peu calmée, de détruire avec un petit crochet toutes les racines des deux pneumogastriques. Or, j'ai, dans toutes mes expériences, constaté, avec la preuve irrécusable donnée par l'appareil enregistreur, que nos animaux continuaient à respirer

(1) GCIX,t. II, p. 409.

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