‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 236 sur 289 · NEKF SPINAL. — MORT SUBITE · texte numérisé non relu

NEKF SPINAL. — MORT SUBITE

pneumogastrique que nous venons d'étudier. Une assez singulière série de résultats négatifs m'avait presque amené à croire qu'après cette opération, le pneumogastrique excité n'arrêtait plus la respiration. Mais depuis j'ai obtenu, chez des Lapins et des Chais, des résultats qui ne permettent plus le doute. L'arrêt peut parfaitement avoir lieu, alors que l'absence d'action du pneumogastrique sur le cœur et sur la plus grande partie de l'œsophage montre bien que le spinal avait été parfaitement arraché.

Mort subite. — L'excitation galvanique ou mécanique des nerfs pneumogastriques, des nerfs du larynx ou de ceux des narines n'a pas seulement pour effet de troubler et même de suspendre les mouvements respiratoires et les mouvements généraux du corps. Il peut arriver, et il arrive souvent, qu'elle entraîne une mort rapide ; j'ai constaté maintes fois ce fait, et j'ai pu être assez heureux pour obtenir dans certaines circonstances des graphiques intéressants ; je veux vous en présenter quelques-uns.

Exp. XXXIV. — Voici d'abord un Mammifère; c'est un Chien, dont je vous ai déjà parlé à deux reprises (voyez exp. XXIV). Nous sommes au quatrième jour de la section de ses deux nerfs pneumogastriques ; il est fort malade, et vient de donner les tracés représentés fig. n° 1 et n° 2.

Fig. 144 (x). — Mort subite par galvanisation du nerf pneumogastrique.

— Chien (trachée).

Tout étant prêt pour la galvanisation avec un courant insupportable aux doigts mouillés, le bout central du pneumogas-

trique gauche est sorti de la plaie et excité pendant une inspiration, arrêt soudain de tout mouvement (voy. fig. \kk). On lâche le nerf: lentement, passivement, l'animal retombe à l'expiration (des points indiquent le déplacement du levier, pour éviter la confusion). 11 est ainsi resté immobile près d'une minute et demie; les mouvements respiratoires reviennent alors, de moins en moins énergiques ; — puis une expiration, et l'animal meurt.

Exp. XXXV. — Ce tracé a été obtenu chez un chien curaré, dont les deux pneumogastriques venaient d'être coupés depuis quelques minutes; l'animal ne paraissait nullement en danger d'une mort immédiate, quand on galvanisa par un courant assez fort le bout centrad l'un des pneumogastriques ; aussitôt les mouvements respiratoires diminuèrent d'amplitude, et après deux petites inspirations, suivies de trois^inspirations encore plus faibles, survinrent l'immobilité et la mort (fig. 145).

Fig. 145 — Mort subite par galvanisation du nerf pneumogastrique, — Chien (pneumographe).

J'ai obtenu la mort, avec des phénomènes semblables, chez un Lapin vigoureux, qui était muni d'un tube dans la trachée, et auquel, depuis la veille, les deux nerfs pneumogastriques avaient été coupés. Ici la mort a été le résultat d'un pincement énergique du nez; j'ai malheureusement perdu les tracés.

J'ai observé chez les Oiseaux un plus grand nombre de faits de ce genre.

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