‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 240 sur 289 · VARIATIONS DANS LE RAPPORT · texte numérisé non relu

VARIATIONS DANS LE RAPPORT

Si le temps et les conditions matérielles dans lesquelles je me trouve placé me l'eussent permis, j'aurais cherché à étudier comment sont modifiées ces altérations par l'influence de circonstances diverses ; je me serais attaché surtout à déterminer les valeurs différentes que ces circonstances don-

co2

neraient au rapport — de la quantité d'acide carbonique

exhalé à l'oxygène absorbé. C'est dans cette voie qu'ont particulièrement travaillé Regnault et Reiset, Sczelkow, Kowalwesky, etc. , et cette voie est, en effet, d'une inépuisable fécondité. Les recherches de cet ordre n'intéressent pas seulement l'histoire de la respiration, c'est-à-dire des échanges gazeux de l'atmosphère et du sang, mais celle de la nutrition même des tissus.

Laissez-moi prendre un exemple : on sait depuis longtemps qu'un homme qui travaille consomme plus d'oxygène et produit plus d'acide carbonique qu'un homme au repos; et c'est là un ordre de recherches où il n'y a plus grand chose à faire. Mais il importerait surtout de savoir si le rapport entre l'oxygène et l'acide carbonique est le même dans les deux cas, ou s'il a varié, et dans quelle façon. Or, Sczelkow (1) est venu montrer que, chez un animal au repos, le co2

rapport est notablement plus petit que chez un animal

dont les membres postérieurs sont mis en contraction tétanique par l'action d'un courant induit. Si nous rapprochons ce résultat des faits du même ordre signalés autrefois par Regnault et Reiset, chez les Marmottes, suivant qu'elles sont éveillées ou engourdies par le sommeil hibernal, on en ar^ rive à cette conséquence importante que, pendant une pé-

(1) ccxxvm.

Page 1