‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 241 sur 289 · XXVIII · texte numérisé non relu

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riode de repos, il se forme, dans l'organisme et spécialement dans les muscles, des produits d'oxydation non gazeux, qui ne donnent naissance à de l'acide carbonique que sous l'influence des modifications chimiques concomitantes à la contraction musculaire.

Vous voyez, messieurs, quel parti l'on pourrait tirer de semblables expériences dans lesquelles on étudierait d'un côté l'influence des circonstances extérieures à l'être vivant: température, pression, état hygrométrique de l'air, atmosphères décompositions diverses, etc., d'un autre côté, de circonstances provenant de cet être lui-même : digestion ou jeûne, nourritures diverses, inanition prolongée, refroidissement, perte de sang, immobilité ou agitation, empoisonnement par certaines substances, maladies naturelles ou artificiellement provoquées, etc., enfin différences spécifiques. Je le répète, il y a déjà beaucoup de faits ainsi constatés, mais il serait à désirer que toutes ces questions fussent étudiées d'ensemble, par un même expérimentateur, avec le même outillage instrumental.

Et cet outillage pourrait être des plus simples. Je ne crois pas indispensable de construire des appareils coûteux et compliqués, dont on ne peut avoir un nombre suffisant pour conduire simultanément plusieurs expériences comparatives, condition sur l'importance de laquelle nous avons souvent insisté. Pour la plupart des questions que j'ai ci-dessus indiquées, il suffirait d'employer des cloches semblables à celles dont nous nous sommes servis pour l'étude delà respiration des tissus (voy. page 42, fig. 2). En ayant soin que le volume des cloches soit assez considérable par rapport à celui des animaux, on peut arriver à faire vivre ceux-ci, sans souffrance, pendant un certain temps dans un espace clos dont les modifications sont alors très-facilement mesurables.

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