‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 36 sur 289 · XXXIV · texte numérisé non relu

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dans leurs détails; mais le fond constitue le roc solide sur lequel on peut s'appuyer.

Bien d'autres questions ressortissent à notre sujet. La respiration est sous la dépendance de maintes circonstances extérieures à l'animal, comme la chaleur, la pression barométrique, etc., ou propres à lui, comme la digestion, le sommeil, l'agitation ou le repos. De plus, elle est en rapport avec le système nerveux qui régularise son rhythme, peut l'accélérer, la ralentir ou même la suspendre. Enfin, la viciation des milieux, la suppression même de la respiration, ont des effets d'intensité différente sur les différents animaux.

Ce n'est pas tout : les mécanismes des appareils destinés à la respiration varient suivant le milieu (air ou eau) dans lequel elle s'exécute, suivant l'animal que l'on considère. Il importe de les connaître tous : c'est faute de ces connaissances qu'ont pu naître et vivre certaines théories étroites comme celles qui voyaient dans le déplissement pulmonaire ou la réfrigération du sang le but final de la respiration.

Si j'avais à vous faire une histoire complète de la respiration, il me faudrait traiter de toutes ces questions, dans un ordre logique et déterminé. Mais aussi, notre semestre ne suffirait pas à les approfondir, même en nous en tenant à ce qui est déjà connu. Fort heureusement, au Muséum, l'enseignement n'est soumis à aucun programme, et le choix des sujets appartient entièrement au professeur, qui est à la fois libre et responsable.

Dans le champ par trop vaste qui s'ouvre devant nous, nous choisirons donc quelques régions spéciales , sur lesquelles il nous sera loisible, sans souci du temps, de fixer notre attention. Dans ce choix, les nécessités matérielles nousdéler-

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