‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 48 sur 289 · P. BERT. — BB8P · texte numérisé non relu

P. BERT. — BB8P

d'un quart d'heure à l'action du vide qui a dû en extraire tout l'acide carbonique simplement dissous, et même une partie de celui qui peut être engagé dans des bicarbonates alcalins.

L'absorption de l'oxygène par la substance animale peutelle être empêchée par la présence de certains gaz ? Nous avons expérimenté, pour des raisons faciles à comprendre, avec l'acide carbonique et l'oxyde de carbone. Or, voici comme exemple les résultats obtenus dans une expérience faite avec des muscles de lapin, expérience identique dans toutes ses conditions, et simultanée avec celle dont il vient d'être question quelques lignes plus haut :

30 gr. dans: 0, 44,5; C03, 47,5 ; Ai, 8 p. 100, ont absorbé 7,5 d'oxyg. et 9,9 d'ac. carb. 30-gr. dans : 0, 17,6 ; CO, 15,7 ; Az, 66,7 p. 100, ont absorbé 4,1 et exbalé 7,3 —

On voit que l'oxyde de carbone ne paraît avoir en rien modifié l'échange gazeux : il est, en effet, sensiblement le même que l'air ordinaire; mais la présence de l'acide carbonique en grande proportion a eu une conséquence remarquable, je veux dire l'absorption de l'acide carbonique, dont nous indiquerons plus loin l'importance physiologique; cette absorption de l'acide carbonique s'est toujours manifestée quand la proportion de ce gaz, en présence d'un excès d'oxygène, a dépassé 35 pour 100. Probablement il se fait simultanément une absorption et une exhalation de ce gaz entre le muscle et le milieu ambiant, et la limite à laquelle s'établit l'équilibre d'entrée et de sortie paraît être aux environs de trente centièmes dans une atmosphère suroxygénée. Lorsque ensuite on place un muscle ainsi charge d'acide carbonique dans une cloche pleine d'air, il exhale, comme on peut s'y attendre, une beaucoup plus grande quantité de ce gaz que dans l'état normal.

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