‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 65 sur 289 · LX · texte numérisé non relu

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(4) XLIV, p. 232.

Tout récemment, Preyer (l)a fait quelques nouveaux pas vers la solution de la question. Il a d'abord vu que l'acide carbonique s'extrait plus facilement du sang artériel que du sang veineux ; mais on peut rendre celui-ci égal au sang artériel, sous ce rapport, en l'agitant à l'air. Les globules sanguins doivent donc la propriété qui les fait se comporter comme un acide à la présence de l'oxygène qu'ils ont absorbé. Enfin, Preyer est allé plus loin : il a épuisé par l'action de la pompe à gaz, dont nous parlerons plus loin, une forte solution d'hémato-crislalline, et aussi une dissolution au dixième de carbonate de soude, bien pur. Puis, les deux liquides furent mélangés dans le vide à 0 degré; alors il se produisit un petit dégagement d'acide carbonique. En gelant ensuite la masse, toujours dans le vide, on obtint une nouvelle quantité d'acide carbonique. La matière restante, redevenue liquide, donna les bandes d'absorption de l'hématocristalline oxygénée (voy. la fig. 3, p. 76). Il paraît donc prouvé, par cette dernière expérience, que la combinaison d'hémato-crislalline et d'oxygène peut jouer le rôle d'acide; mais joue-t-elle en réalité ce rôle dans le sang? Nous reparlerons plus loin de cette question.

Vous voyez que nous en revenons, par une voie nouvelle, à l'idée de Mitscherlich, de Robin, etc., sur la séparation de l'acide carbonique par l'intervention d'une substance acide. Mais ici, cette substance existerait dans le sang même, elle serait le résultat de l'absorption même de l'oxygène, et les deux grands phénomènes de la respiration, toujours concomitants, joueraient l'un par rapport à l'autre le rôle de cause à effet. Nous aurons à revenir sur ces considérations importantes, quand nous traiterons des échanges gazeux du sang

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