‹ Lecons sur la physiologie et la pathologie du systeme nerveux (volume 2)Chapitre 12 sur 148 · DES PROPRIÉTÉS NERVEUSES ET MUSCULAIRES · texte numérisé non relu

DES PROPRIÉTÉS NERVEUSES ET MUSCULAIRES

ment et le plus convenablement sur cet animal, mais il ne faudrait pas croire que le système nerveux de la grenouille a des propriétés que ne possède pas celui des animaux plus élevés. Si l'on n'a pas étudié ou constaté ces propriétés chez ces derniers, c'est qu'elles disparaissent trop vite après la mort. Mais elles doivent être considérées comme existant chez ces animaux.

Pour vous donner la preuve de ce que nous venons d'avancer, nous avons préparé un lapin en lui coupant la moelle épinière, entre la cinquième et la sixième vertèbre cervicale, à la partie supérieure du plexus brachial, de telle sorte que l'animal respire encore par le diaphragme, peut-être un peu par la partie supérieure du thorax, car il a conservé quelques mouvements dans les membres antérieurs. L'animal a respiré d'abord d'une manière plus accélérée, ses oreilles se sont échauffées, la section ayant porté sur la région cilio-spinale. Bientôt les respirations se sont ralenties, l'animal a eu une défécation continuelle et les autres symptômes que nous vous avons déjà décrits. Mais il ne paraît pas autrement malade, car il mange des carottes qu'on lui a données.

Il y a sept heures que la section de la moelle a été faite. L'animal est refroidi dans tout son train postérieur, les mouvements réflexes y sont violents, la circution est très-ralentie dans toute cette partie du corps; et si nous observions la pression du sang dans les artères, nous la trouverions certainement très-affaiblie. Nous pouvons maintenant étudier les propriétés nerveuses sur le train postérieur de cet animal dont les fonctions ont été ainsi abaissées, et nous verrons qu'elles ne diflè-

B., Syst. nerv. — II. 2

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