‹ Lecons sur la physiologie et la pathologie du systeme nerveux (volume 2)Chapitre 126 sur 148 · SUR LA GALVANISATION DE L'OREILLE · texte numérisé non relu

SUR LA GALVANISATION DE L'OREILLE

35 divisions, ce qui était une température relativement élevée; cela tiendrait-il à la section du filet auriculaire? Quoi qu'il en soit, on galvanisa directement cette oreille en partie insensible, et, pendant la galvanisation, elle descendit à 30 divisions; et après cela elle continua à descendre encore jusqu'à 23.

Si l'on cherche dabord à quoi tient cette différence entre les résultats obtenus par la galvanisation directe de l'oreille lorsque le grand sympathique a été coupé ou lorsqu'il est resté intact, on est porté aux explications suivantes pour se rendre compte des phénomènes.

Lorsque, en agissant sur l'oreille dont le filet sympathique a été coupé, on voit la température s'élever par l'excitation galvanique, on peut penser que le nerf sympathique n'est pas directement excité et que l'élévation de la température provient de ce que, sous l'influence de la douleur, le cœur fait sentir son excitation avec plus de force dans les artères de l'oreille relâchées par la section du grand sympathique; tandis que, dans le cas où le sympathique n'a pas été coupé, cette action portée sur les nerfs sensitifs et transmise par la moelle épinière produit une action réflexe sur le grand sympathique qui resserre les vaisseaux et l'oreille, et empêche J 'action du cœur d'avoir les mômes résiliais. Pour vérifier cette hypothèse, il faudra couper d'un même côté le filet auriculaire et le grand sympathique, l'oreille étant insensible, pour voir si les mêmes effets se produiront. Ce sont là des résultats sur lesquels il y aura lieu de revenir aussi quand nous étudierons l'influence du grand sympathique sur la circulation d'une manière plus spéciale.

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