INFLUENCE DE LA SECTION DES NERFS
Exp. (49 janvier 1864). — Sur un lapin, chez lequel on avait coupé à gauche le filet du grand sympathique, depuis sept jours, on fit les expériences suivantes :
L'animal étant en repos, la température de l'oreille gauche était de 22 degrés, mais l'excitation que l'on produisit chez lui, en le liant sur la table, fit subitement monter la température de 22 à 28 degrés, tandis que l'oreille droite ne marquait que 22°, 5.
Alors on mit à nu les nerfs auriculaires droit et gauche du plexus cervical qu'on isola en passant un fil audessous ; après ces opérations, lorsque l'animal fut un peu revenu de son émotion, la température de l'oreille gauche s'était arrêtée à 24 degrés, celle de l'oreille droite à 22°, 5.
On lia alors le nerf auriculaire gauche, ce qui fit éprouver au lapin une douleur vive et fit monter subitement la température de son oreille de 24 à 34, 35, 36, 37, 38 degrés, c'est-à-dire de 14 degrés.
Pendant cette élévation si considérable de la température de l'oreille gauche, l'oreille droite était à 24 degrés; elle avait par conséquent monté de J°, 5. Alors on pratiqua la ligature du nerf auriculaire droit, et aussitôt après on trouva, comme température, 38 degrés à gauche et 22°, 5 à droite.
Après ces opérations, on procéda à la galvanisation des nerfs auriculaires.
On galvanisa d'abord le bout périphérique du nerf auriculaire droit coupé; il n'en résulta aucune douleur, et la température de l'oreille ne varia pas : elle resta à 22°, 5.
Alors on galvanisa le bout central, ce qui produisit une vive douleur et fit descendre la température de