BFFET8 DB LA SECTION DE LA CORDE DU TTMFAIC
pu entendroi nous avertit que nous. perforons la ineoi* brane du tympan en pénétrant dans la caisse ; je coupe maintenant la corde du tympan, ce qui arrache dé9 cris à l'animal, probablement à cause de lasensibiUté des parois de l'oreille moyenne.
Nous allons maintenant mettre du vinaigre^ sur la lan^i^e de Tanimal Si la sécrétion continue, il faudra chercher une autre v(Me à la transmission de Teioitation motrice et nous avons dit qu'il en pourrait exister une, venant soit de la portion motrice de la cinquième paire, soit de la septième paire.
Nous injectons maintenant le vinaigre dans la gueule du chien.
Voici une goutte de salive qui était au bout du^ tube, mais cette goutle enlevée, il ne coule plus rien. Ce que nous observons ici prouve donc que c'est la corde du tympan qui est la voie de transmission à la glande salivaire.
La sensation produite sur la membrane muqueuse lin* guale par l'instillation du vinaigre est cependant encore transoiise au cerveau par la cinquième paire, mais die ne peut plus Tètre jusqu'à la glande. Un de mes anciens élèves, M. Vella (de Turin), a fait ici quelques expériences relatives à l'influence de la cinquième paire sur la sécrétion salivaire. Des tubes avaient été fixés dans les conduits parotidien et sous-maxillaire d'un chien. La cinquième paire était ensuite coupée de ce côté, puis après on mettait du vinaigre dans la gueule de ranimai. La cinquième paire étant supposé l'agent de transmission de la sensation, on pouvait penser que sa section em-
DANS l'OHEILLE M0TEN5K. l&O
pécherait Timpression de se transmettre. Or la sécrétion continuait ; elle était seulement diminuée.
Que se passsait-il donc dans ce cas? — L'influence qui produit l'excrétion de la salive suit la loi ordinaire d'un mouvement réflexe. Lorsque la substance sapide est dé* posée sur la langue cbez un animal sain, l'impression est transmise au cerveau par la cinquième paire des deux côtés. Ce nerf étant coupé d'un seul côté, celui qui est intact r^e l'agent de transmission de la sensation gustative qui arrive ainsi au cerveau, centre qui la réfléchit en la transformant en action motrice.
Vous aveî souvent ici été témoins de phénomènes réflexes de la moelle épinière, offrant l'analogie la plus par* faite avec les phénomènes réflexes croisés que nous considérons en ce moment. Lorsque, sur des grenouilles, nous avions coupé les racines postérieures qui se rendaient à un membre, vous avez vu Tirritation du membre du côté opposé mettre en mouvement, non-seulement le membre irrité, mais aussi, et en même temps, celui dont les racines postérieures avaient été coupées.
Un autre exemple semblable d'action réflexe croisée se montre, lorsque après avoir coupé le nerf optique d'un côté, on en irrite le bout central, on produit des deux côtés des mouvements réflexes de la pupille, contractions dont ragent actif de retour est un nerf moteur.
Ces faits rentrent complètement dans les vues que nous vous avons exposées dans la première partie de ce tours, à savoir que, tandis que les influences motrices restent locales, on voit toujours dans les actions réflexes Une généralisation des réactions du sentiment.