‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 46 sur 99 · ACTION DES GANGLIONS · texte numérisé non relu

ACTION DES GANGLIONS

lions salivaires peuvent, comme vous savez, reconnaître aussi pour point de départ une impression peiiçue par le pneumogastrique et réfléchie par uq filet du grand sympathique.

 ce sujet se rattache une question sur laqudle nous aurons à revenir, question qui doit cependant être indiquée ici et sur laquelle on a autrefois beaucoup discuté.

Le nerf grand sympathique est eh cofmmunieatioD avec la moelle épinière par des rameaux qui unissent le centre rachidien à la double chaîne que forment le long du rachis ses ganglions. Outre ces chaînes latérales existent des ganglions indépendants, en quelque sorte, au point de vue topographique. Ces gansions se rencontrent vers les points où le grand sympathique se distribue dans les organes. C'est ainsi que la corde du tympan, après avoir communiqué vers son ongioe avec le ganglion géniculé, s'accole au lingual et aboutit au ganglion sous-maxillaire d'où émanent les filets qui vont à la glande sous-maxillaire. J'ai de plus décrit autrefois des filets qui partent de ce même ganglion, se rendent dans les glandules buccales et jusqu'à celles du pharynx ; il y en a particulièrement un très long qui remonte jusqu'à la base du crâne, à la voûte du pharynx. Il serait par conséquent possible, d'après cela, que la corde du tympan agit sur les glandules pharyngiennes.

On s'est préoccupé du rôle spécial que pouvaient jouer les ganglions périphériques situés dans le voisinage de certains organes ; et on a prétendu que les nerfs ne jouissaient de leur propriété d'agir sur ces organes qu'après avoir traversé ces ganglions. On avait admis

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que rezcitatioD portée sur le filet nerveux avant son entrée dans le ganglion restait sans effet; que pour obtenir Pàotîon excitatrice des fonctions de l'organe, il fallaît exciter le nerf entre lui et le ganglion voisin.

Noué allons^ en vous montrant que la glande sousmaxillaire sécrète sous la double influence de la corde du tympan et du grand sympathique cervical, voir ce cpi'oa dmt pensjBT des idées que je viens de vous expoaw.

La (^ande sous-maxillaire reçoit du ganglion sou»* oiaxiUaire des filets qui lui viennent de la corde du tympan. Elle est reliée en outre au ganglion cervical supérieur par les plexus qui, enlaçant Tartère carotide, g'étendrat sur ses divisions. Or nous avons excité le nerf tantôt avant, tantôt après le ganglion ; et, dans les deux cas, nous avons provoqué une action sur la sécrétion nlivaire d'une façon très manifeste. Ce matin encore nous avons galvanisé le filet cervical du grand sympa-thîqoe an-dessus et au-dessous du ganglion cervical supérieur, avec les mêmes résultats. Pareille chose nous est arrivée en galvanisant alternativement la corde du tympan avant et après le ganglion sous-maxillaire.

Dans cette dernière expérience, pour atteindre la corde du tympan, nous avons dû saisir le nerf lingual aussi haut que possible, le couper en masse avec la corde do tympan ; après quoi nous avons galvanisé le bcmt périphérique résultant de cette section.

La conclusion à laquelle nous conduisent ces expériences, faites sur les deux voies par lesquelles le sympathique excite la sécrétion sous-maxillaire, est que le

t7Q ACTIOff DU iSRAUD SYMPATHIQUE

gftoglion n'a pas d^iofluence propre sur !• mode dp Texcitation transmise à Forgane. -

Voici ud diien sur lequel nous atoos préparé Texpérience. Une iodsioft assez lai^sousa amenés sur ledii^ gastrique : en la sonlerint, on troure aii fondée la plaie, après avoir incisé lemuscie mylo^byoidieDy laoeff lingual et la corde du tympan ; plus en arrière, la carotide intemequisert depdntde repèrepenr lioovar les nerfs. Le filet de la glande sous-maxillaire aceiH»»' pagne rartère linguale^ puis léfMtit rameangiaiidnlftire qui émane au-dessus. Nous avons isolé, ces nerfii sor des anMs de fil qui vont nous permettre de les jetrourer an fond.de la plaie. Un petit tube d^argent^ eogagédifis le cooduitsous^maxillaire, nous permet de reeoaittir ùieiiê' ment la salive expulaée par ce conduit. Void le nerf b»gual coupé et rahattu ; il offre ta rtenion et do ikigual proprement dit et de la corde du tympan. Noet en ^vanisona le bout périphérique : la séorétioo enak aJiK)ndamment Je galvanisa maintenant le filefc syaipatbique venant du eou : vous voyez la séciélkm ploa fisqueuse s'arrêter bientôt.

Nous prenons maintenant la corde du tympan awant sou arrivés au ganglion sous^naiillaîre; nous la^llvanisops : la salive eoule.

. Nous ajouterons qqe la galvanisation de ce ttely cpi émane du nerf lingual, agit anssi sur la ^ande subKQguale, car nous voyons cette salive couler abondamment lors de Texcitation du nerf.

L'action du sympathique est la même, si bous galvanisons dans la région du cou, au-deMOua du gan-

Wn LES SÉCRÉTIONS SALIVAUES. 171

glion cervical supérieur, le tronc provenant de la réunion du pneumogastrique et du grand sympathique.

Ces deux ordres d'influences paraissent toutes agir rar la sécrétion sous-maxillairé; lorsque ces deux nerfs ont été coupés la glande serait donc p|uralysée. Notons toutefois que {'influence la plus remarquable, celle qui à Tétai physiologique pn%ide le plus spécialement k la sécrétion, est celle qui vient par la corde du tympan.

Ce n'est que dans des circonstances exceptionnelles, dans les efforts de vomissement, par exemple, que Tactîôn du pneumogastrique venant de Testomac manifeste son influenee.

Ce que je viens de vous dii'c de la glande sousmaiiHàire s'applique probablement aussi à la parotide qui, elle aussi, recevrait ses nerfs de deux sources, du nerf' de Wrisberg et du grand sympathique.

Plus tard nous reprendrons nos expériences sur le ganglion de Meckel, et compléterons ainsi ce que nous avions à vous dire des nerfs do la cinquième et de la septième paire.

Je terminerai en vous parlant d'un autre point de rhistoire do nerf intermédiaire de Wrisberg sur lequel il me sera facile de vous donner des faits d'obsenation (Mtthologique et expérimentale : je veux parler de la portion de la corde du tympan qui se rend à la langue. Vous saver qu'au niveau du ganglion sous-maxillaire, la corde du tympan se divise en deux filets, l'un qui se rend à la glande soas^-maxillaire, Tautre qui se confond avec le nerf lingual et se rend avec lui à la langue (fig. 7), après toutefois avoir traversé un petit ganglion du sympa-

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