ACTION DE LA CORDE DU TYMPAN
thique décrit chez rhomme par Blaudin, et situé sur le trajet du nerf lingual au moment où il va pénélrw dans la langue.
Les auteurs qui regardaient le nerf intermédiaire de Wrisberg comnpie une racine postérieure avaient vu, dans la corde du tympan, un rameau sensitif qui venait s'adjoindre au nerf lingual. Cette pensée expliquait l'altération du goût après la paralysie faciale, puisque la corde du tympan est le seul filet émanant du facial qui vienne se perdre dans la langue. Des raisons que nous avons données ailleurs ne nous permettent cependant pas d'admettre qu'elle soit un nerf de sentiment.
Depuis longtemps j 'ai proposé une explication de V alté* ration du goût, qui est simplement une interprétation, et est par conséquent, sujette à être remplacée par une autre le jour où elle sera en désaccord avec4e nouvein résultats observés : seulement les faits seront déftniti-» vement établis parce qu'ils ont été convenabtoment observés.
J'avais donc admis autrefois que la corde du tympan venait du nerf facial; qu'elle était motrice. La muqueuse do lalangue, à laquelle elle sedistribue surtout, renferma des éléments moteurs dont la corde du tympan mrt ea jeu l'activité. C'est ainsi que la paralysie ralentirait la perception de la sensation.
Aujourd'hui, des dissections répétées et de nouvelles expérience» me portent à penser que la corde du tympan s'unit avec le grand sympathique, en divers points de son trajet; cela pourrait peut-être porter à penser que la corde du tympan agit aussi sur les vaisseaux de la
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langue. Je reviendrai plus longuement sur cette vue, que je ne fais qu'indiquer ici, lorsque étudiant le grand sympathique j*aurai à examiner son action sur les phénomènes de vascularisation. Des phénomènes fort curieux ont été notés à ce sujet, phénomènes qu'on ne saurait encore résumer dans aucune loi générale, amenant dans la circulation des modifications peu connues et offrant des effets tout à foit opposés dans des circonstances qu'au premier examen on serait tenté de regarder comme analogues.
Ces conmdérations ne sont pas les seules que nous de- TioDS TOUS présenter relativement à la corde du tympan.
Le ganglion sous-maxillaire, situé sur le trajet du nerf lingual, reçoit la corde du tympan par sa partie postérieure. Elle réunit donc le ganglion géniculé au ganglion sous-maxillaire, caractère qui la rapproche encore des nerfs du grand sympathique.
Du ganglion sous -maxillaire partent, en arrière, des filets qui se rendent à la glande sous-maxillaire, filets dont la galvanisation donne un écoulement considérable de salive. Nous nous en sommes assurés en introduisant des tubes dans le conduit excréteur de la glande et galvanisant les filets glandulaires de la corde du tympan qui, après s'être accolés au ganglion sousmaxillaire, se sont réfléchis pour se jeter dans la glande.
Il serait intéressant de voir si le même effet s'obtiendrait en galvanisant la corde du tympan dans Toreille. Cest une expérience qui serait difficile, mais que nous pourrons tenter si le temps nous le permet. Nous dirons seulement que, lorsqu'on vient à couper la corde du
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tympan dans Toreille moyenne, la sécrétion aalivaijre de la glande sous-maxillaire est excitée. On remarque en même temps que cette section du nerf produit une vive douleur. Est^elle due à la corde du tympan,. <m bien à des filetsde la cinquième paire qui se distribuent dans l'oreille moyenne ; cette dernière supposition me semble plus probable.
Lorsqu'on a coupé d'im eôté^la corde du tympan^ ou h)rsque le facial est paralysé suffisamment haut, il lurîve * qu'il y a de ce côté altération de la gustation. Cette altération a été constatée surtout chez Tbomme, seul en état de rendre compte de ses sensations ; nous en avons cité des exemples, en parlant de la paralysie inti:acràniennedu facial. Maintenant, comment rexpb'qmK rons^nous? — Le filet paralysé vient de la mémesourœ que les filets qui nous ont occupés jusqu'ici; il émane de la corde du tympan : son action serait donc une ac^on motrice.
La perturbation de cette influence motrice pourrait agir sur le goût de deux manières: soit en amenant dans les vaisseaux de la langue une perversion de la circulai tion qui troublerait le goût ; soit en exerçant sur l'élément contractile des papilles de la langue une modî* fication qui changerait les phénomènes de leur mise en rapport avec les substance sapides. Il pourrait se faire^ par exemple, que, dans ce dernier cas, l'absorption fût ralentie.
Mais ces vues ne sont que des interprétations sur lesquelles nous ne saurions insister. Ce qui reste acquis ù la science, c'est que c'est par des actions motrice» que
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la cxmie da tympan exercerait son inQuence sur des phénomènes de nature variée : sur les sécrétions glandulaires, sur la circulation locale, sur les sensations gnstaftites.
Noos vous avons déjà signalé, relativement à Talténh tion da goût qui accompagne les lésions profondes du nerf fadal, les troubles gustatifs observés chez Thomme ; nous allons nuûntenant vous signaler ce que nous avons otaervé chez les animaux après la destruction des iierfs hmaioa la lésion isolée de la corde du tympan.
Exp. — Sur un lapin, on fit Textirpation des deux liMâaux. Alors le goût sembla altéré et diminué. Eu plaçant de Tacide citrique sur la langue , Tanimal ne la retirait pas, tandis que sur un lapin normal, la môme substance provoquait un retrait immédiat de la langue. La sensibilité tactile ne paraissait du reste pas modifiée, et ranimai sentait très bien quand on pinçait la langue.
Bmp. — Snr un chien on coupa, du côté droit, le et Tacoostique à leur origine et à leur entrée dans rit auditif interne, en entrant dans le crâne par le troo de la veine occipitale. Sur cet animal, il y avait tous les symptômes extérieurs de la paralysie du facial et diminution de la faculté gustative du côté correspondant à la section du nerf facial. Quand on mettait de Tacide citrique sur la langue de ce chien, qui était bien apprivoisé, il percevait la sensation et retirait aussitôt la langue lorsque Tacide citrique était placé du côté ganche. Quand on mettait Tacide citrique sur le côté droit de la langue^ il s'écoulait toujout*s un moment «fant que la sensation fût perçue. La section de la corde