DÉVIATION DE LA LANGUE
du tympau amena aussi une déviation de la langue du même côté.
E(ffp. — Sur un autre chien, on fil la section de la corde du tympan dans la caisse du côté gauche en entrant {Mir Iç conduit auditif. On constata ensuite quede la coloquinte, de Tacide citrique cristallisé, appliqués sur la pointe de la langue, donnaient une sensation plus vive et plus rapide du côté droit que du côté gauche. De la quinine, du tabac, du tannin, de la potasse, donnèrent des différences dans le même sens, mais moins prononcées que les substances précédentes.
La sensibilité tactile ne paraissait pas modifiée dans ce cas, et l'animal sentait très bien quand on lui pinçait la langue.
À ce propos, chez Thomme, dans un cas où il y avait eu augmentation de température du bras droit avec les signes apparents d'une lésion du grand sympathique, il y avait diminution de la sensibilité tactile avec conservation de la sensibilité générale. Serait-il possible de rapprocher de ces modifications de température, liées à cBs lésions du grand sympathique, ces phénomène auxquels on a donné le nom d'analgésie et d'hyperesthésie?
Indépendamment des phénomènes que nous avons signalés, on observe encore du côté de la langue une déviation de cet oi^ane du côté où le facial a été paralysé. Ce fait a, du reste, été observé aussi chez l'homme, sans qu'on ait pu arriver à en donner une explication bien satisfaisante. Toutefois, il semble difficile de ne pas rattacher cette déviation à la paralysie de la corde du tympan qui est, comme on le sait, le seul filet nerveux qui
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établisse une comuiuiucatioii <*ulrG le nerf facial et la langue, à moins qu'on n'invoque Taltération d'un autre filet bien décrit par M. L. Uirschfeld, provenant toujours du Dième nerf et s'anastouiosaut avec le glosso-pfaaryngieoy avec lequel il se distribue jusqu'à la pointe de la langue.
Voici deux expériences que j'ai faites avec M. Davaine, et que j'extrais de son Mémoire sur la paralysie de la septième paire. Ces faits se rapportent h la question des mouvements du voile du palais :
Eœp. — Sur un diien de forte taille , l'os hyoïde fut incisé dans sa partie moyenne etTincision prolongée jusqu'au larynx, afin de mettre en évidence toute la face antérieure du voile du palais. Ensuite, le nerf glosso-pbaryngien fut mis à découvert au cou, peu ^)rè8 sa sortie du trou déchiré postérieur, et l'animal fut tué par la section de la moelle épinière au-dessous de l'origine des nerfs crâniens.
Cela foit, les pùles d'une pile furent mis en contact avec le nerf glosso-pharyngien, des contractions violentes agitèrent le voile du palais, ses piliers et une partie du pharynx du même côté. Cette manœuvre ayant été répétée à pUisieurs reprises avec le même résultat, le nerf glosso-pharyngien fut coupé« Les pôles de la pile appliqués alors sur le bout périphérique, c'està-dire sur celui qui aboutissait au pharynx et au voile du palais, aucun mouvement ne se manifesta dans ces organes; au contraire, le galvanisme ayant été porté sur le bout central du nerf glosso-pharyngien, c est-àdire sur celui qui teuait à la moelle allongée, les con-
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