LEUR DESTRUCTION
Avaiit de vous parler d'expériences nouvelles , nous devons vous citer une expérience ancienne qui nous a donné des résultats fort singuliers et tout a fait étrangers d'ailleurs aux phénomènes relatifs à Todorat qui ue furent pas suivis chez cet animal.
Exp. (l" mai 18/il). — Sur un chien, on apph'qua une couronne de trépan sur la partie antérieure du frontal ; on perfora les deux tables des sinus frontaux , et, à Taide d'un instrument en forme de canif, on détruisit les deux nerfs olfactifs sur la lame ethmoïdale.
Le premier jour, Fanimal tomba dans un coma profond. Peu à peu» il se rétablit; et, le troisième jour, ranimai complètement revenu commençait à manger.
Ou conserva ce chien en vue d'expériences ultérieures sur Todorat, et on le laissa dans les caves du laboratoire; il mangeait du reste très bien, lorsque, le 25 juin, ranimai devint subitement morne et silencieux , se tenant tapi dans son coin et évitant laluunere. Ces symptômes augmentèrent d'intensité ; il gioudait, essayait de mordre lorsqu'on l'approchait; ses yeux étaient brillants, ses membres se contractaient ; il écumait et offrait parfois des crises convulsives, comme épileptiformes; il refusait toute espèce de nourriture. Après avoir ofieil pendant trois jours ces symptômes, l'animal mourut le 28 juin. L'autopsie n'a pas été faite.
Comment pourrions-nous expliquer ces phénomènes singuliers? Ce serait un objet de recherches à poursuivre, ie dirai seulement qu'il me semble me rappeller que chez ce chien il s'établit, après Tablation du nerf olfactif, une fistule frontale par laquelle s'écoulait du liquide
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céphalo-rachidien, et que plus tard cette fistule se bouèha, et que c'est quelques jours après que Tanimal préseoti les symptômes que nous venons de rappeller. Peut«ètre dans ce cas s7était-il formé quelque lésion du côté du cerveau. Galien prétendait, comme on sait, que les hv meuis s'échappaient du cerveau par les trous de la lame criblée ; nous ne pensons cependant pas que son asae^ tien puisse servir d'explication à ce cas.
De tout ce que nous avons dit sur le sens de TolfiMtion, je ne voudrais tirer aucune conclusion définitive. ' J'ai désiré seulement vous prouver que leii51e exctuaîf Aes nerfs olfactifs n'est pas aussi bien établi qn'<m^ te ^sroM dans l'appréciation des odeurs, et qu'il &at mdàn àm expériences pour prouver que la cinquième paire li'y prend aucune part. Car, je le répète, les faits qn'on a invoqués jusqu'ici ne sont pas suffisamment pn^Mmts. Nous avons commencé quelques expériences tor la destruction des nerfs qui se rendent dans la membrane muqueuse des fosses nasales. Nous avons détruit, d'une part. les branches de la cinquième paire sur des dliiens, et sur d'autres nous avons détruit les nerf olfactifs par un nou« veau procédé, qui consiste à couper la partie antérieure des lobes cérébraux. Mais nos animaux ne sont pas encore suffisamment rétablis de l'opération pour que nous puissions faire TobseiTation dans des conditionsconvenableSi Nous les observerons et nous vous donnerons ultérieurement les résultats de ces observations. Eu attendant^ comme le temps nous presse, nous allons passer aux nerfs des autres organes des sens.
Le sens de la gustation n'est pas exclusivement mM
l'iofluence do la cinquième paire. En effet, la brandie Ungnate qui vient de cette paire nerveuse ne se distribue que dans les deira tiers antt-rieurs de la langue. Dans la partie post^eure, la gustation eflt sons l'in- Boence do nerf gloaso- pharyngien. Toutefois, celte
Fie. IS (1).
locdisftUcui n'est applicable qu'à reosemble des filets et n'est pas d'une rigueur absolue, cs^ il y a des filets de la cinquième paire qui se distribuent dans la région postérieure de la langue, et sur les luliers du voile du
(1) Organe dv goit. (PJgare empraorée i lu NtvroUigit de My,Ui> Igvfc BlictafeM et LcTelIlé;. ~ 1, grand bypogkwRe; — 3, bnncbe MtSMle do iriJmDeaa ; — 8, branelie ItDgnile dn glONO-phar^'iiRlen; — ï,cMdedatim(»D;— 5, rataeiiiliiigiMidn facial qBl,>pr^»s*6treann- Umosé avec le ilosso-pliaryogien, panlfni i la langue ;— 7, plaD Mrnax KOOnilMpMDt fanfre linguale et ta division ; — S , ganglion sou»-
nttsillaire donnant des ramiGcatioDs à la glande sona-maxlllalre ;
ll,«usk>iiwMdu nerf lioguil avec le grand hypocloste; — tS.Mtf fi> <hl} — 13, épidémie détacbé du derme et dëjet£ en bant.