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palais, de même aussi qu'il existe un grand filet nerveux décrit par M. Ludovic Hirschfeld {fig..l2), qui provient à la fois du facial et du glosso-pharyngien, et qui s'avance jusqu'il la pointe de la langue.
Nous n'avons rien à ajouter sur la physiologie des nerfs gustatifs, à ce qui est connu depuis longtemps déjà. Nous remarquerons seulement que le sens de la gustation offre ceci de particulier, qu'il est évidemment sous Tinfluence de deux nerfs, le glosso-pharyngien et la cinquième \mve. La cinquième paire est donc, d'après cela, un nerf mixte possédant toutes les propriétés . nerveuses connues. Il présidé à la sensibilité générale par ses trois bmnches, et, de plus, par sa branche infériçure, il préside au mouvement et à la sensibilité spéciale. On s'est demandé si dans la partie antérieure de la langue la sensibilité tactile et la sensibilité spéciale étaient déterminées par les mêmes filets nerveux, ou bien s'il fallait considérer le nerf lingual comme possédant les deux ordres de ûbres. C'est Ki une question qu'il est à peu près impossible de résoudre expérimentalement. Nous avons vu qu'outre la cinquième paire, il y avait encore la corde du tympan qui agissait sur la gustation dans la partie antérieure de la langue. Nous nous sommes expliqué sur son action, et nous avons montré ce qui peut survenir comme phénomène isolé consécutif à la section de ce filet nerveux. Toutefois il nous a semblé que le phénomène ne devenait surtout évident que lorsqu'on coupait la corde du tympan, après sa sortie de l'oreille moyenne.
On sait, en effet, cpie dans ce point la corde du tyui-
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pan contracte des anastomoses avec des filets du grand sympathique 9 qui accompagneot Tartëre méninge^ moyenne.
Nous n'avons pas essayé si , en enlevant le ganglion aous-maxiUaire, on obtiendrait les mêmes résultats. Chez le cbien^ce ganglion est à peino visible.
L'organe de la gustation, cofnme tous les organes des sens, possède des nerfs moteurs. Ces nerfs moteurs sont le glosso-pharyngien, considéré comme un nerf mixte, et plus spécialement le nerf grand hypoglosse, qui est le nerf moteur essentiel de Torgane. Nous n*avons rieo à ajouter à ce qu'on sait sur les fonctions de ce nerf, si ce n'est que nous avons constaté sa sensibilité récurrente, et vu qu'elle lui éUiit fournie par la cinquième paire. De soile qu'ici nous voyons que la cinquième paire tient sous sa dépendance, non-seulement le nerf facial, les nerfs moteurs de l'œil, mais e])core l'hypoglosse.
L'organe de l'ouïe possède, comme tous les organes des sens, trois espèces de nerfs : IMe nerf de sensation spéciale, nerf acoustique^ qui est bien évidemment le nerf de l'audition, mais que M. Flourens a divisé en deux, considérant la partie limacienne comme la portion acoustique par excellence , et la portion vestibuhire comme présidant à des mouvements d'équilibratkm de la tète. En effet, quand on blesse les canaux demi-circulaires, on voit survenir dans la tête des mouvements de torsion qui persistent pendant un temps {dus ou moins long. Nous produisons quelquefois cet effet, lorsque voulant couper le facial dans le crâne
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Sà^ NERFS DE L^OBIL.
nous vétiôhs à blesser les canaux demi-circulaires.
L'appareil auditif reçoit sa sensibilité géhérale dn plexus cervical pour la peau de l'oreille externe ; de h cinquième paire et du pneumogastrique pour lè conduit auditif; pour Toreille moyenne et la trompe d'Eustache, de la cinquième paire et du glosso-^pharyugien par le Blet qiii émane du ganglion d'Ândersch.
La sedsibilité de l'oreille moyenne et du bbnduit auditif n'est pas douteuse. Quand on pratique la section de la corde du tympan chez le chien, on trouve que Tiit** térieur du conduit auditif est doué d'une sensibilité vive due à la cinquième paire. Le pneumogastrique fburtlit aussi au filet auriculaire que nous avons vu eipérimetitalement être très sensible, lorsque nous l'avons examiné avant et après la jonction au facial dans le canal spiroïde.
Lorsqu'on agit sur le nerf auditif, le nerf de Wris* berg ou le nerf facial, il est très difficile de ne pas léser tous ces nerfs à la fois. Il serait impossible par exemple, même en opérant sur de gros animaux, sur des chevaux comme nous l'avons fait, de couper isolément à leur en* tirée dans le conduit auditif interne, le facial, l'acous** tique, ou le nerf de Wrisberç; de façon qu'il est difficile d'examiner l'influence que pourrait avoir sur le sens &b l'ouïe la soustraction des nerfs moteurs qui animent les tnuscles des osselets de l'oreille. Nous avons pu opérer cette séparation des nerfs par Tarrachetnent qoi permet d'enlever quelquefois le nerf facial seul, quelquefois aussi avec lui le nerf intermédiaire de Wrisb^; mais en respectant toujours le nerf acoustique. Or, iiotB
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ivons remarqué, ainsi que le prouvent les expériences iéjà citées, qu'après rarrachement du neif facial le ens de Touïe n'est pas perdu. Touterois, il serait imposable de dire s'il n'a pas été modifié, parce que les ani- Baux ne peuvent pas rendre compte de ce qu'ils éproureot* NouspouvoDS remarquer cependant, en parcourant les observationB prises chez l'homme, que la paralysie du nerf facial, lorsqu'elle n'est pas due à une lésion de roreille, n'entraîne généralement pas d'altération sensBAb dans le sens auditif.