‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 68 sur 99 · SA SECTION · texte numérisé non relu

SA SECTION

des inspirations profondes, ia cessation de la vie est [vesque instantanée.

J'ai toujours eu soin de disséquer les animaux après k mort, et je me suis assuré que les veines jugulaires étaient pleines d'air, ainsi que les cavités droites du cœur.

N'ayant donc plus aucun doute sur le mécanisme de k mort et sur la nature de la cause qui empêchait la réussite de l'expérience , j'ai travaillé avec une persévérance infatigable à trouver un moyen pour éviter l'introduction de l'air dans les veines. Par une série de tentatives très multipliées, dont j'abrégerai le récit, j'ai esaayé, tantôt de lier les quatre veines jugulaires, tantôt d'obstruer la veine cave supérieure, pour empêcher la dé[détion brusque des sinus dans l'inspiration , et pour forcer le sang à s'écouler par le système veineux raehidien. Mais l'engorgement des sinus occipitaux et l'hémorrhagie veineuse considérable qui en résultait apportaient un autre obstable à l'accomplissement de Texpérience , et la mort , quoique plus lente , arrivait encore de la même manière ; car à l'autopsie je trouvais la veine azygos et le cœur droit remplis d'air.

Enfin , je songeai à cautériser et à boucher directement les sinus de l'occipital. Pour cela j'employai deux moyens.

Le premier consistait à faire la section de Toccipital avec un gros couteau rougi au feu, et transformé ainsi en cautère actuel.

Le second moyen, que je préfère au précédent, consiste à pratiquer avec un perforateur, immédiatement

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au-dessus de la saillie occipitale exteitie, uo petit trou qui pénètre dans le torcular. Par cette ouverture, qu'il faut avoir soin de fermer aussitôt avec le doigt pour empêcher l'entrée de l'air, on introduit avec pression le siphon d'une petite seringue, et l'on pousse avec beaucoup de lenteur, dans les sinus, une solution concentrée de persulfate de fer ou de nitrate d'argent. De cette façon on obtient assez sûrement Tobstruction des sinus par la coagulation du sang qu'ils contiennent, surtout si l'on fait préalablement la ligature temporaire des vemei jugulaires.

À l'aide de ces modifications, qui rendent l'expérience excessivement longue, et qui ne sont pas toujoun des moyens infaillibles, je suis parvenu, cependant, dans quatre cas, à faire vivre les animaux (trois chiens et un chat) pendant quelques heures, et j'ai pu répéter plus convenablement rexpérience de Bischoff, sur h section directe des racines du spinal.

Voici ce que j'ai observé :

Quand on divise les filets inférieurs des deux spinaux jusqu'on peu au-dessus du niveau de la première paire cervicale, la voix n'est pas abolie ; elle m'a paru quel^ quefois d'un timbre plus clair et plus perçant; mais à mesure qu'on arrive à couper les filets originaires supérieurs, les cris deviennent rauques d'abord, puiss^éteignent complètement lorsque la destruction des deux spinaux est achevée.

Dans un cas, sur un chien, au lieu de commencer la section des origines spinales de bas en haut, jai divisé seulement les trois ou quatre filots supérieurs. Alors la

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