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voix fut entièrement abolie, quoique toutes les origines inférieures n'eussent pas été lésées.
Mes expériences, dont les résultats s'accordent avec œux de BischofT, prouvent de plus que le spinal préside à la phonation par ses trois ou quatre origines supérieures, puisque , après la destruction de ces filets seuls, les animaux ne rendent plus qu'une sorte de souffle expiratoire sans aucune vibration sonore. Cette conclusion est, du reste, pleinement d'accord avec Tanatomie, savoir que la branche anastomotique du wpinnl qui s'associe au pneumogastrique est constituée exclusivement par les filets originaires bulbaires de ce uerf.
Mais après les opérations que je viens de rapporter, il ne m'a jamais été possible de prolonger la vie des animaux au delà de quelques heures, et, du reste, les mutilations étaient si grandes, qu'il est difficile de comprendre comment la guérison aurait pu arriver sans amener, du côté de la moelle allongée et des neris pneumogastriques, des altérations graves, qui auraient empêché de savoir si les phénomènes observés ultérieurement dépendaient de l'ablation du spinal ou d'une iltération consécutive du pneumogastrique.
En un mot, pour conserver les animaux et savoir si le spinal agissait sur d'autres organes que sur le larynx, il fallait absolument renoncer à cette manière d'expérimenter, et parvenir à enlever les spinaux sans ouvrir h cavité crânienne. C'est l'expérience que j'ai réalisée à Taide d'un procédé qui consiste à saisir le spinal à sa sortie du trou déchiré postérieur, et à opérer par arra-
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chement la destruetion de toutes ses origines intrarachidieniies.
Voici comment ou opère : au moyen d'une incision étendue de Tapophyse mastoïde jusqu'un peu au-dessous de l'apophyse transverse de l'atlas, on découvre la branche externe du spinal dans le point où elle se dégage en arrière du muscle sterno-mastoïdien. Avec une petite érigne, on fait soulever par un aide la partie supérieure du muscle sterno-mastoïdien ; et disséquant avec soin la branche externe du spinal, on s'en sert comme d'un guide pour parvenir jusqu'au trou déchiré postérieur. Chemin faisant, il suffit de quelques précautions pour éviter la lésion des vaisseaux et des nerfs voisins.
Lorsqu'on est arrivé au delà du muscle stemomastoïdien, entre les faisceaux duquel il faut suivre le spinal, on arrive vers la partie antérieure de la colonne vertébrale, et en remontant pour se diriger vers le trou déchiré postérieur, on aperçoit bientôt le nerf hypoglosse, qui vient traverser la direction du nerf pneumogastrique. C'est précisément en ce point que la branche anastomotique interne l (fig. 13) se détache du spinal pour se porter dans le tronc du pneumogastrique. À l'aide de pinces modifiées pour cet usage, ou saisit cette branche en même temps que la branche externe du spinal r (fig. 13), puis on exécute sur la totalité du nerf spinal qu'on a ainsi saisi, une traction ferme et continue, c'est-à-dire sans secousses, qui agit sur toutes les origines du nerf. Bientôt on sent une sorte de craquement; le nerf cède, et on ramène