‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 76 sur 99 · A2 65 83 AO · texte numérisé non relu

A2 65 83 AO

mFLtjkl<CÉ bE LA CliALÉbR. â^

Là dèntièbié expérîértce & été faite knt là grërioliîlfc ti* 1, et la sixième expérience sur la grenouille n* 5, Ibrsqtiele nombre dei battements dli cœur fut redevenu le même que dans la première et la cinquième expérience.

n. La chaleur agit-elle sur le cœur par rintemlédiaire du système nerveux ?

D'après une série d'expériences répétées à plusieiirs reprises, il semblerait que l'accroissement de l'activité du bœur, consécutif à l'augmentation de la chaleur animale 9 d'est pas directement lié à l'action du systènie nerveux.

Première expérience. — Après avoir opéré dans les eilréiùités postérieures d'une grenouille la section deS tierfii crumux ^ on les plongea dans de l'eau chaude^ et Ton remarqua que les mouvements du cœur augrtietitaient exactement de la même manière qtle chei des grenouilles auxquelles il n'avait pas fait la section êm nerfs cruraux.

Deuxième expérience. — Au lieu d*eniployer dé Febii chaude, on appliqua ^r des grenouilles saines de l'Acide acétique et azotique, depuis la plus faible dilu- Ucm jbsqil'à la concentration la plus forte : l'activité dû (Jteur n'éprouvd aucun changenient dans quelques cas, dHtis d'autres elle s'accrut seulement de quelques contractionâ ; et, lors de l'application de l'acide azotique concentré, elle s'arrêta même complètement.

Troisième expérience. — Ori ouvrit le cariai rachidien d'une grenouille dans la région de la moelle allongée, et l'on y introduisit la canule d'une petite

AOO MOUVEMENTS Mj COEUR.

seringue remplie d'eau chaude; les mouvemmts du cœur s'arrêtèrent au moment même de Tintroduotion de la canule, sous Tinflueuce mécanique du contact de l'eau chaude et avant que l'injection eût pu être faite. Plus tard ils reparurent, mais leur nombre avait diminué de trois à cinq par minute.

Quatrième expérience. — On détruisit complètement l'encéphale et la moelle épinière d'une grenouille, et Ton observa cependant, lors de l'application de la chaleur, la même augmentation des contractions du cœur. Dans la première expérience de ce genre, elles montèrent de 36 à Sli par minute.

Cinquième expérience. — On paralysa les nerfs moteurs d'une grenouille en l'empoisonnant par da curare. Dans la première de ces expériences, le cœur de l'animal battait 50 fois par minute, tant avant qu'après l'intoxication, et avant l'application de la chaleur. Les extrémités postérieures ayant été plongées dans de l'eau à 55 degrés, le nombre des pulsations monta à9S par minute ; et puis il commença à diminuer, et lorsr qu'il n'y en avait plus que 60 par minute, on mit les extrémités postérieures dans de l'eau à 73 degrés, ce qui fît remonter le nombre des pulsations à 92 par minute. Dans une autre expérience, le cœur de la grenouille battait 38 fois par minute après l'intoxication et avant l'application de la chaleur. De l'eau à 39 degrés ayant été appliquée sur le cœur, le nombre des battements monta a 86 par minute, puis il diminua insensiblement ; et lorsqu'il n'y eut plus que 7/i pulsations par minute, on fit cesser Tapplicatiou de l'eau chaude

INFLUENCE DE LA CHALEUR. AOl

ur le cœur : les pulsations de cet organe continuèrent I diminuer peu à peu en nombre; ce qui prouve pie l'action de la chaleur sur le cœur à continué encore i 86 faire sentir lors même qu'on avait cessé de F y ap- ;diquer directement ; des expériences ultérieures ont jdeinement confirmé ce résultat. Une nouvelle appliiaiion de chaleur provoqué chez la même grenouille, au noyen d'eau à «% degrés, fit remonter le nombre des XHitractions du cœur de &0 à 88 par minute; mais ces Nilsations étaient doubles, irrégulières et intermittentes, lésultat qui fut également confirmé par des expériences lépétées et qui ferait voir que la chaleur a de Tinfluence, lOiHseulement sur la quantité, mais encore sur la qualité ies contractions du cœur.

in. L'accélération des mouvements respiratoires qui, lors de l'augmentation de la chaleur animale, coïncide à¥ec l'accroissement des contractions du cœur, peut en hixe indépendante dans certains cas.

Chez les grenouilles empoisonnées par le cu^ rare, les mouvements respiratoires cessent complètelÈmij et néanmoins l'application de la chaleur provoque âne augmentation de ceux du cœur. Du reste, nous IVODS déjà vu que l'application locale de la chaleur sur le cœur eu accélère l'activité, sans avoir pour cela l'iofluence sur les phénomènes respiratoires de la gre-

XNiille.

IV. L'accélération de l'activité du cœur, parait dépendre uniquement de l'action locale et spécifique de la chaleur sur le cœur même*

Voici de quelle manière M. Calliburcès fit ses expé-

B., Sut. iiihy. — ii. Î6

ilW tOtfTEMEÎfr tw COBtfti.

fietïcês î n éxtîfptt le ctetir d'UWfe greflouni© qui âVâH 86 pdtsatiÔDs par minute; aprèâ ropéffttioû, il en fttaft encore 18. On plaça alors le cœur dans un vetre de montre contenant de Teau à ftO degrés, et aussitôt les fnilsationâ montèrent à 9& par minute. Dans la deuxième expérience, la chaleur de l'eaù (40 degrés) fit ntontet* les contractions du cœur de 38, qu'il avait atant Tet-^ tirpation à 80 par minnle. Un troisième ceEnir battait encore 30 fois par minute après avoir été excisé; miê dans de l'eau à 25 degrés, il se contracta 62 Mi dam le même espace de temiis. Dans la dernière exjjérîenee, etifln, on mit le coeur d'une grenouille, qui avait 86 puK sations avant d'être extirpé, dans de l'eau à 50 degrés^ ce qui fit monter les contractions à 72 par mitmte; alors on plaça le cœur dans de Teau qui n'avait que iO degrés de chaleur, et aussitôt les pulsations cessèrent complètement, toais elles reparurent de nouteàu (82 par minute) lorsque le cceur fut remis dans de Teao à 50 degrés.

M. Galliburcès a observé d'une tnatiière générale que le nombre des contractions du cœur augmente en raison du degré de température employé^ mais il ne lai a pas été possible d'y trouver une proportion directe : ainsi, pour citer un exemple, une température de 22 degrés fit monter les mouvements d'un cœur de 99 à 15 ptr minute ; lorsque le cœur fut revenu à 32 battement!) on l'exposa à une température de 32 degrés sous rinfluence de laquelle il y eut 65 pulsations par minute.

Conclusions — 1* La chaleur paraît avoir ttne action spécifique sur le cœur ; l'augmentation des pulsatioDS

infumntt m la (ÎHALEtîR. 408

qn'itXie |)lt)V6qtie cbez la grenouille semble être mà^ pettdfttit6y notl'-seulement des conditions hydrauliqueè de la circulation, mais encore du système nerveux et des mouvements respiratoires ; elle peut n'dtre due (}u'à raetion directe de la chaleur sur le centre circulatoire',

f La chaleur animale peut donc exciter le cœtit tfunc manière locale et en entretenir l'activité ;

y Le nombre des contractions du cœur s'accrott sàrtS qu'il y ait proportion directe, en raison du degré de ehaleùf qu'on emploie, si le cœur se trouve près de son état physiologique, c'est-à-niire s'il n'a pas déjà serti h {Aut^èUrs expériences de ce genre ;

A* La èfaaleur influe non^seulement sur la quantité msis encore sur la qualité des contractions du cœur;

5* L*actiou de la chaleur sur le cœur continué à sub<> riMer lors mémo qu'il n*y est plus exposé d'une manière directe^

MeMieufs, je vous signale ces faits sAnâ vouloir eti déduire maintenant une loi physiologique générale^ Vofiii pooTCÉ sut ces cœurs enlevés à des grenouilles^ voir les résultats que nous vous signalons. La même chose êfcèserverAit sur la grenouille Tirante, si^ mettant le «auf à découvert, on l'observait pendant qu'on trempé tina partie de la grenouille, alternativement dans Tetttf froide et dans l'eau chaude.

Cette influence de la chaleur sur les mouvements du cœur est très intéressante à constater, mais si nous avons vu que cbess les grenouilles le système nerveux n'a pas d'influence sur ces mouvements du cœur, il n'en est plus de même che2 les mittiaux supérieurs oà cette ioflnence

kOk NERF PiVEUMOGASTRlQUB*

est des plus manifestes. Serait-ce dans des différences de ce genrequ'il faudraitchercher les caractères spécifiques des animaux à sang chaud et à sang froid?

Les nerfs pneumogastriques sont, en effet, des voies de transmission par lesquelles les actions nerveuses peuvent être communiquée au cœur et au poumon. C'jest ce que démontrent encore les expériences suivantes sur les effets de la nicotine avant et après la section des pneumogastriques.

Eœp. (12 novembre 1845). — Sur une chienne à jeun, d'assez forte taille et adulte, on déposa trois gouttes de nicotine dans une plaie sous-cutanée faite à la partie interne de la cuisse. Les pulsations étaient au nombre de 115, les respirations de 28, par minute, avant l'administration de la nicotine.

Une minute après l'administration de cette substance, la respiration était gênée, l'animal était essoii£Sé, titubant, les oreilles penchées en s^rrière : les respiratioDS abdominales et diaphragmatiques étaient alors de &2, les pulsations, 232. Après huit minutes, vomissement de mucosités blanchâtres.

Après dix-neuf minutes, le globe de Tœil paraissait renversé ; mais en examinant de près, on voyait que cet aspect étaient dû à la tension au-devant de l'œU de la troisième paupière; de telle sorte que les deux tiers internes et inférieurs de l'œil étaient recouverts éL que l'animal était comme aveuglé.

Vingt-cinq minutes après l'administration de la nicotine, l'animal allait mieux. Les respirations étaient de 36 et les pulsations de 129 par minute.

EXPÉEIBNGES. &06

Après trente minutes, tous les symptômes produits par la nicotine avaient à peu près cessé, sauf la respiration et la circulation qui étaient encore un peu troublées.

Sept jours après, le 19 novembre, le même animal se portant bien, on fit Texpérience suivante :

L'animal avait mangé à onze heures et demie. Deux heures après, on fit la section des deux nerfs vagues. Avant la section des nerfs, les pulsations étaient de 120, les respirations de 26 et rhémodynamomètre oscillant de 150 à 170. Les deux nerfs étaient d'une insensibilité complète. Au moment de la section, l'animal n'éprouva aucune souffrance. Il se manifesta chez lui un symptôme qu'on observe généralement chez tous les animaux auxquels on irrite ou on coupe le pneumogastrique. Ce sont des mouvements de la queue tout à fait semblables à ceux que fait l'animal pour exprimer sa joie. Ces mouvements paraissent ici liés à une gône de la respiration, car on les observe de môme quand on suffoque l'animal. On les observe encore souvent quand on vient de faire la section du bulbe rachidien. Il serait intéressant de savoir par quelle voie se transmet cette action réflexe pour produire les mouvements de la queue.

Après la section des nerfs vagues, l'animal n'éprouva aucun phénomène de suffocation; mais on observa qu^aussitôt la carotide avait perdu de sa tension, de sa plénitude, et môme en apparence de son volume. Les pulsations étaient alors au nombre de 206 sans intermittence; les respirations, au nombre de 9, très* profondes. L'hémodynamomètre restait fixe à 200 : les oscillations étaient excessivement courtes.

4<^ NERF PNPUMQfiA^TilQUE.

Alon$ OU iidministm h ranimai trois gouttesdç nicotine danti le ti^u cellulaire de la cuisse non opéréOi carda l'autre côté la plaie était encore un peu enflammée»

Après deux minutas , l'animal éprouva quelque trouble, se tourmenta et ^'agita; cependant la circula-r tion et la respiration ne paraissaient pas avoir sul^i de trouble dû à la nicotine.

Après ùh minutes, les pulsations étaient de 106 sans intermittence ; les respirations, au tiombre de 7, abdomiiales, profondes. L'bémodynamomètreoacillaiteptralôO et 170. Ijë sang» qui était rutilant dans la carotide après la section des vagues, parai3sajt plus foncé depuis Tadministi*ation de la nicotine. Après douze minutes, la troisième paupière était tendue devant Toâil et rendait l'animal aveugle; la pupille était follement contractée.

IvC lendemain, 20 novembre, quinze heures après la section des vagues, l'animal était calme ; les inspirations étaient lentes, profondes, abdominales, au nombre de 9 par minute. L'animal étant sur ses quatre pattes, on voyait h l'œil le cœur battre avec vitesse contre les parois du thorax du côté gauche. Ce phénomène, qui ne sa voit pas pendant la vie chez les chiens, s'observe souvent après la section des pneumogastriques, pu après vme mort brusque, lorsque le cœur continue à battre dans le thorax avec quelque énergie. L'animal ne présentait, du reste, pas de signe de suffocation propreiuent dit. Alors ou voulut appliquer rbémodyuamomètre 3ur l'artère; mais le vaisseau se cassa et le sang s'échappa dû l'artère avec uu jet faible et une couleur très imparfaitement rutilante. Bientôt l'animal mourutd'hémorrha^ie

m préfientiint les symptômes suivanU : i" d' abord , il faut obs^veF que la mort par hémorrhagie a été \hgu plus rapide chez ce chien, dont les vagues étaient coupée qu'elle ne l'aurait été che^ un autre.

3* Les battements du cœur, très rapides, cessèrent ÏNTUsquement au moment de la mort, ce qui n'a pas lieu ordinairement. Â peine déterminait-ou quelque frémissement musculaire en piquant les parois du cœur.

S* En mourant, Tanimal Qt quelques etTorts inspirsi-^ toires, et les derniers étaient accomps^nés d'un aplati&r sèment énorme du ventre et de la poitrine. La poitrine ^tait tellement comprimée latéralement par la pression de Tair que les côtes présentent à lœil une courbure concave, au lieu de leur convexité habituelle.

L'animal étant mort, cet aplatissement du thorax ne disparut qu'eu partie. Alors, on ouvrit le ventre et qq trouva le di^hragme fortement voûté en haut, En perçant le diaphragme, il s'abaissa ; l'air entra dans le tbora^ et celui-ci reprit sa forme primitive.

A Tautopsie, les poumons, le gauche surtout, étaient ^goué^ de sang noir et comme marbrés. Le tis$u eu poumon, quoique crépitant, était rempli de mucosi^ t^ dans les petites bronches. Il y avait de l'emphysème dans le médiastin postérieur; l'air était entré par la plaie« L'estomac contenait des aliments (des tripes), en PMT^ie digérés, mais répandant une odeur infecte d'acide butyrique. Ceci prouve que la section des pneumogds^ triques avait arrête la digestion #

La partie s^ipérieure d^ riQte«tio grôle offrait âm pliylifères injectés en blanc,

i08 NEEF PNEUMOGASTRIQUE.

Eœp. (12 novembre 18&5). — On constata que les pulsations d'un chien adulte et à jeun étaient au nombre de 80 par minute, avec rirrégularité normale. Les respirations étaient au nombre de Ift par minute. L'hémodynamomètre oscillait entre 170 et 200. Alors on opéra la section des deux nerfs vagues dans la r^on moyenne du cou.

Immédiatement après, les pulsations étaient au nom* bre de 95 par minute. Dix minutes après, elles étaient au nombre de 175.

Les respirations étaient au nombre de 6. L'hémodynamomètre oscillait entre 2&0 et 250 par secousses de & à 5 millimètres seulement.

Alors on administra à Tanimal tiois gouttes de nicotine dans une plaie sous-cutanée faite à la partie interne de la cuisse.

Au bout de deux k trois minutes, les phénomènes dus à l'action de la nicotine se manifestèrent. L'animal était chancelant, titubant ; il n'avait cependant pas de vomissement ; les mouvements respintoires n'étaient pas accélérés : il y en avait 5 à la minute; les pulsations étaient au nombre de 1A8. Après quelques instants, les yeux offraient les modifications dues à l'influence de la nicotine, c'est-à-dire une occlusion de la troisième pau* pière qui donnait à l'animal l'apparence d'avoir les yeux renversés. L'hémodynamomètre , appliqué une demi -heure après l'administration de la nicotine , oscillait entre 150 et 160.

L'animal mourut pendant la nuit, probablement six ou sept heures après l'opération.

Les poumons étaient seulement un peu hypérémiés et ne contenaient pas de mucosités.

Larconçlusion à tirer des deux dernières expériences est que la nicotine ne produit pas les troubles de la circulation et de la respiration qui lui sont propres après que les pneumogastriques ont été coupés.

Dans d'autres expériences rapportées plus haut, nous avons vu que la section des pneumogastriques dans la région du cou n'arrête jamais immédiatement la respiration, tandis que la galvanisation du bout central peut produire cet effet. Mais il semble, au contraire, que la section des pneumogastriques dans le crâne, à leur origine même, pourrait également amener une mort subite. Les expériences suivantes en seraient une preuve.

Eœp. (mai 18&â). — Sur un lapin, on enleva une partie de Toccipital et on coupa les deux pneumogastriques sur les c6tés de la moelle allongée. Aussitôt les mouvements respiratoires cessèrent et l'animal mourut. L'aoimal était déjà très affaibli au moment où on fit la section des pneumogastriques ; cependant la mort a eoïncidé exactement avec la section des pneumogastriques.

Bœp. — * Sur un cbieu adulte, préalablement stupéfié par l'opium, on enleva l'occipital et on fit la section des deux pneumogastriques à leur origine, en conservant les finaux. L'animal était très affaibli ; mais, lorsqu'on eut coupé les pneumogastriques, les mouvements respiratoires cessèrent aussitôt et l'animal mourut.

Eœp. — Le 20 mai 18&3, sur un jeune chien, on enleva r<$ccipital en partie et on accrocha les deux nerfs

AtO NERF F)iRyva£^4$?&iQUE*

«pinara mx las côtés da la moelle; oa arr^ba toute leur partie inférieure : la voin m fut pas modifiée. ËQsuitdi (M) détrui3it succédai vement, en montant venf les poauxm)ga6triqi}08, les autres filets d'origine du spinal, et» lorsque le9 filet9 les plus élevés fureot détruite, ia voii fut voilée. Quand l'animal criait, il rendait un souffla plutôt qu'un véritable son. Ce souffle produisait une e$pôce de sifflement dans Texpiration. Si on faisait faire de grands efforts à l'animal pour crier, rexpîration f9h tait soufflante, mais l'inspiration devenait bruyante et produisait une espèce de braiement. Alors on coupa le pneumogastrique à droite et l'animal oonlinua ea» oore a respirer. On le coupa à gauche : aussitôt l'aninul mourut sans donner de signe de suffocation. Il faut noter encore que dans cette expérienee l'animal ^t affaibli par l'opération.

On a pu se convaincre dans cette opération que la spinal n'était pas d'une sensibilité évidente, tandis qua le pneumogastrique, quand on le touchait, provoquait les signes d'une sensibilité vive. Le pneumogastriqua paraîtrait donc plus sensible à son origine que dans il région du cou.

Eœp. (37 avril IB&l). -^ Sur un jeune lapin oa Ct la section du pneumogastrique gauche dans le crène.

Aussitôt tous les mouvements de la respiration caih sèrent dans le côté correspondant. La narine gaucba resta immobile et plus dilatée que la droite qui aw( conservé sa motilité normale. L'animal avait conservé toute la sensibilité de la face du côté gauche. Loiiqu'on le pinçait I a retirait les lèvres; i) clignait » oe qui

prouve que 1^ mvf facial eiait intact, De fioite que Im loouvameuts de la face semblaient coniervéSi eicepté Q9lui (L9 )a respiration dans la narina.

Eu eMPiinant Vaiiiiual eu face, la lèvre supérieura paraissait un peu relevée et retirée en arrière.

SoDp.^Snr un cbien, cbex lequel on avait dét^*fpiné la com^^ par une fracture du crâne qui avait du reste produit le diabète (v. 1. 1, p. ^kk)j on aoupa les doiix nerfs pneuiBOgastriques dans la région moyenne du cou, et^ ee qu'il y eut de remarquable, c'est que Tanimal otfM da respirer aussitôt après la section des vagues. Mais on reproduisit des mouvements respiratoires et de déglutition, en excitant le bout central des nerfs vagues. On ne produisait absolument rien en agissant sur les bouts pé« npbéiique9;ce qui prouve évidemment que les niouve- Vients respiratoire s'opèrent dans ce cas par action i^éflei^e; seulement chez le chien, il serait difficile de dire si c'é* tait par le pneumogastrique ou par le grand sympathique, Mr ces deux neifs se trouvent réunis. U y avait en même temps chez ce chien, dans le coma, une saliva^tioQ très abo{)dante» Alors j'ai découvert le canal de Sténon : rien ne s'écoulait par ce canal, ce qui semblerait prouver que la salivation était, dans ce cas, produite surtout aux déi)ens des glandes sous-maxillaires.

Enfin, à 1 autopsie, on observa des ecchymoses dans le foie, eccby n)oses suilout très visibles dans les paiois de U vésicule du fiel, \joh ganglions lymphatiques de la face et du cou étaient marbrés par dosépanchements sanguins* Ces lésions étaient sans doute la conséquence des clioçs

sur la tête qui avaient produit la f raoi^re dea 0» du cràuei

lll^ NERF PNEUMOGASTRIQUE.

car OQ ne saurait attribuer de semblables résultats à rinsufQation. Ces ecchymoses du foie sont surtoot intéressantes, en ce qu'on a signalé des lésions du foie, comme coïncidant souvent avec les fractures du crâne.

Exp. — On fit sur un lapin la section de la moitié de la moelle, dans la région cervicale , au niveau de Tarticulation occipito-atloïdienne gauche.

Les mouvements du nez et de la lèvre furent abolis à droite, et les traits étaient poussés en avant de ce côté. La sensibilité existait des deux côtés de la face et les oreilles n'étaient point paralysées, non plus que les yeux qui se fermaient des deux côtés ; les membres avaient tous conservé leur sensibiUté.

Quand on excitait l'animal, il se produisait des mouvements dans la lèvre droite, mouvements qui n'avaient pas la forme respiratoire.

En résumé, on peut dire que les mouvements respiratoires seuls étaient abolis dans la face ; tous les autres, ceux de l'œil et de l'oreille étaient conservés.

Alors on essaya de faire la section de la cinquième paire et l'animal mourut.

On constata à l'autopsie que la moelle était blessée à droite, au niveau du ealamus scriptorius ;\b, moitié gauche n'avait été nullement intéressée. La plaie siégeait un peu au-dessous de l'origine des pneumogastriques. La section de la moelle en ce point avait donc fait cesser les mouvements respiratoires sans léser la cinquième paire ni le facial, puisque la sensibilité et les mouvements des yeux étaient parfaitements conservés.

EXPÉRIENCES. &lâ

n nous reste maintenant à examiner rinflueuce qu'exerce la section du pneumogastrique sur les organes contenus dans Tabdomen, sur les organes digestifs et sur le foie. Cette étude sera le sujet de la prochaine leçon; nous devrons y rechercher encore la cause de la mort des animaux qui succombent à la section des nerfs vagues, cause que nous n^avons pas trouvée nécessairement dans les altérations produites sur les organes thoraciques.

IMSH

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