DES NERFS ET DES MUSCLES
C'est à cause de cela que je fis faire à M. Pulvermacher uû modèle de pinces beaucoup plus fort, afin qu'elles fussent capables d'exciter non-seulement les nerfs, mais encore les muscles eux-mêmes lorsqu'on agit directement sur leur tissu.
n résulte donc de ce qui précède, qu'il faut, pour faire agir un muscle, une quantité d'électricité beaucoup plus considérable que pour agir sur un nerf. Je ne saurais indiquer avec quelque précision quelle est cette différence ; je puis seulement dire qu'elle est considérable.
Crtte simple remarque peut expliquer, je crois, des faits en apparence contradictoires qui ont été émis par M. Duchenne (de Boulogne) et M. Remak.
M. Duchenne a admis que l'irritabilité musculaire était plus facilement mise en jeu lorsqu'on agissait avec des courants assez faibles sur certaines parties des muscles. M. Remak a fait observer que les points répondaient à l'entrée des nerfs dans les muscles, et que Taction de l'électricité était alors portée directement sur eux, et il en conclu que, sur le vivant, il n'était pas pos« siMe de produire des contractions en agissant directement par Télectricité sur le tissu musculaire sans l'intermédiaire des nerfs, et qu'ainsi, sur le vivant, rirritabilité musculaire n'était pas mise en jeu.
La divergence d'opinion entre MM. Duchenne et Remak me parait s'expliquer quand on sait que la quantité d'électricité qui est nécessaire pour faire contracter un muscle, est beaucoup moins considérable quand on agit sur les nerfsque lorsqu'on agit directement sur le muscle.
Cette différence d'excitabilité à l'électricité entre les
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&66 EXOTiTIONS ÉLECTEiOUES.
tissus nerveux et musculaire, me semble» ainsi que je Tai dit depuis longtemps, être un exeelleiit aijgumeiit powr démontrer que Tirritâbilité musculaire et rexd^Ûlité nerveuse sont deux choses distinctes.
Il est un autre fait que je veux signaler et qui, ^ crois, avait déjà été observé avant moi : c'est la dJSéreBce d'excitabilité sous l'influence de l'électricité qui ex^lt entre le nerf moteur et le nerf sensitif .
I^i^squ'on excite le tronc du nerf sciatique d^uoe gie? nouille, tenant d'une part à la moelle ^pipiàre et de l'autre aux muscles de la jambe, avec une ^le tràs faible ou avec le courant musculaire d^uoe grenouille, on n'iàh tient jamais de contraction réflexe par suite de Teiçita* tion du nerf senâtif, tandis qu'on obtient coostamment la contraction dans les muscles où se rend la nerf sciatique par l'excitation du nerf moteiir.
Un troisième point serait relatif à la difiE&renoe d'é* lectridlé nécessaire pour manifester les proprié)^ 4*ub nerf moteur du système cérébrorracfaidien 0t d'iip aerf moteur du système sympathique.
En eflet, pour faire conU'acter la pupille oif ]ff» vaisseaux sous l'influence du filet cervical du graii4 aynipir thique, il faut une dose d'électricité p)u$ ^rrnyi^niMf que pour exciter un nerf de la vie anirpale.
Pour faire sécréter la glajode SMbJi^^ale i|(^ rinfluence de la corde du tympan, i| faut i^p qouraot j^us énergique que pour faire contracter un muscf^ ep agissant sur un des rameaux du nerf facial, eto.
Les nerfs mixtes, lorsqu'ils ont éte coupés, sont susceptibles de se régénérer. M. Waller, en particulier, s
b^PQHP iw|3t0 suF te 0}é(^isa)e 4^ cette rég^pératiop. Je YQ)|x s(9ute)p^nt r^ppjpr ipi ^n ^^ que j'ai pUisieurs fpi« pj^fTf^. Çpst pn r^tQjjr de la seosibili^ après la section des racines rachidiennes. Nqu$ devoq^ ^gnalar a|4$»ne re(puf*.de l«i sep^jbilité daps certaine» partie$flui Pf\i été séparées du corps. 4iq$if dau3 certaioeci opérar tipps, d^« la rbinppla^tje , par exemple, op voit dii» lainbe^:^ qui, après avoir été séparés de toutes part^» ireprennept lei|r sensibilité. On a constaté que dans ces circonstanpes; il y avait eu une régénération des fibres neryeHsesjjppton ne peutreconnaitre directemeot laeon-* tinuifé avec le scalpel, mais dont le micrpsi^ope doone p^rfaifeipent la démonstration. Une question qui pour^ rait è^re SP^levée à cette occasion est celle de savoir sj 4eux brapches nerveuses peuvent se souder et reprendre ^prs propriétés sans être détruites préalablement. On a essayé, et nous avons essayé nous-nfième, de spuder des nerfs jouissant de propriétés différentes, sans ppuypir arriver à aucun résultat décisif. Mais quand > par une ^fle animale, on soude à une partie quelconque du corps un appendice tel que la queue pu Toreille p^r son extrémité libre, et qu'ensuite on vient à pouper cet ap« ppndipe vers sa base, il paraîtrait qu'on trouva la sen^ sibililé conservée dans les deux moignons. La question serjift de savoir alors si on peut admettre que le môme Iferfsensitif puisse transmettre les impressions sensiUve^ dans deu^ sens opposés; ce qui devrait avoir lieu s'il q' y a pas eu fprfnatiop de nouveau^ nerfs et si ceux qui. existaient ^ptérieurement résident encore chargés de Tacéomplissement des fonctions.
Il nous reste encore h indiquer une précaution impor-