‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 83 sur 99 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

disparaître tous les troubles produits par la section du nerf. Ces résultats furent publiés plus tard dans les Comptes rendus de la Saciélé de biologie (octobre et novembre 185!2).

Mais pendant que je poursuivais mes expériences en France, M. Badge en Allemagne, M. Waller en Angleterre, et M. Brown-Séquard en Amérique, chacun de leur côté, étaient à la recherche de l'explication du phénomène que j'avais découvert.

M. Budge rattacha cette calorification à la région cilio-spinale de la moelle, ce qui pouvait confirmer sans doute que la partie cervicale du sympathique natt en ce point, mais ce qui n'ajoutait en réalité rien au phénomène lui-même.

M. Waller fit pour les artères le même raisonnement que pour la pupille. Il admit que la section du filet cervical du sympathique qui est moteur, amène une paralysie des artères de la face, qui se relâchent, se dilatent et se remplissent d'une plus grande quantité de sang. Ainsi s'explique pour lui la calorification des parties. Si l'on galvanise le sympathique, on fait contracter les artères, le sang en est expulsé et le refroidissement survient.

A son retour en France, M. Brown-Séquard réclama pour lui la théorie de la stase du sang par la paralysie des artères, et il annonça avoir vu le premier en Amérique que la galvanisation du sympathique amène le refroidissement des parties et la contraction des artères. le n'entrerai pas dans des discussions de priorité relativement à des faits qui datent tous de la même année, et

^7§ NERF G%4i^ #fjfViiTHIQlJE.

féUci)^ iBeut|E»fi€^tde Tempra^s^fnent que teswy^riw»tateurs cités plus haut ont mis à me suivre ^4^9 Vtkti^ de cm fbàwmèftes 4a calorificatioo. Ce)^ njp piDuve qu^ls tes ont troii? es inopopt^pts et difi^ept d'iptéplH.

If. Jl. Wagner (d^ iGœUiiigiie) h'o^pnwr» liyié daf» jpes deruiap; ^mps à /4<^ ei4)ériepç6§4^ iuiéf^emo^ sur le grand sympathique, mais qMi Pe se iiapporlept poiflt dijreçtefpeot h h question d'^^^;am^U^q^ fie cahfUité et de seosib^té que mous piaffii^oos icj.

Depuis la pab|ic£4iP4 de no« pjrpiqjèf«s fxpf$)ri|mw sur riufluence d^sypipatliiq^e sur I4 calorific^tioii, Ufl grand nombre d'expérimentateurs ont vérifié et répété 0(Qs ei^périeppes.

Depuis loqgtpqips j'avais ^ fnppédiJ gfWid. nofn))!» de faits (Contradictoires qui çxisteqt lifm }a science ipelatiyement h TipAuepee des lésions peryeusias sur k calorificatioD de^ pa4ies paralysées. Oo a observé en effeti dans ces circonsUpces, tantôt la dimipfftioD, t^atdt Paugmept^tiop de icaloricité. Il y s^w^ dopc k vachercber la raispq d^ ces di^epces daus up^ spécialité d'influence des diverses espèces de nerfs; car quand, f» pbysk^ogie, pn fl^nm^^ s'olfrp avpp des ^ppac^nces cootr^Mctoires, on pept ^re ^^sspfé qi^ s^ élànept« sopt encore complexes et que ses conditiops d'pxisteoce n'ont pas ét|é sufQs^pupeut analysf^. I) fallait exanpoer ainsi successivement Tinfluence sur ^ c^orifiicatiou des nerfs de mpuvement, des nerfs desepfiment et d^ceux di| grand sympathique, ^e commençai par cesderniers, .et je

que )e graod sympathique qui accompagne spépfal^m^at les T^weftuJi: sanguins artérâl^ doit être le nerf qi)i (Nréade #iix phénomènes d^s mutations prgftQiqMtss'acrr complissant dans les tissus vivants, j'eus la pens^ qufi sa MCtion, en i^oenjant ffue atonie des y^ûsseaux et un ralentissiinent ou une abolition dans les phénomènes circulatoires et nutritifs, serait probablement en T^^ port avec le refroidissement des parties. Je fis dopp l'expérience et je choisis le lapin, pu*ce que chez cet animal le filet cervical sympathique, qui moute à l^tétfi en allant d'un ganglion à rautre» se trouve fadle k #t^ teindre et est très nettement distinct du nerf pqeumo? gastnque» Le résultat fut loin d'être d'accord avec ma prévisionnel, au lieu du refroidissement que j'at^tendais» J9 constatai une grande élévfUiop de lampérature d»m tout Ip pôté Gprrespondant de la tète. Umi bypo^ést s'é^anQuit aussitôt devant la réalité ; mais elle m'^ivait pi» sur la trace d'un fait nouveau qui devait rester lao^* qnis àl^ sciepice; il s'agissait jde l'étudier, de l'isoler et de lui donner une significalioii parmi les phénomènes cpiî se riapportent à Y}ûstoifo du système nerveux sympathique.

pomme c'était mv le le nerf symp&tljique de 1^ fape qge î'ayais 4'^bord expérimenté, je pensai qiu'il ir^ait mJ(Mix agir sur les nerfs de septimeat et de mouvement de celte même partie du corps afiu d'avoir des phén/o? gpt^œs plus facilement comparables.

V Ë^fTÉRnuicEs sua u VEU pa ^ cpiQuiÉiffi p^ma. -? Bœp. — Le 21 décembre 185i, sur un grqs lapiu vjif ej[

&80 NKRF GRAND SYMPATHIQUE.

bien portant, j'ai fait la section de la cinquième paire à gauche dans le crâne par le procédé de Magendie. L'opération , qui réussit parfaitement , fut suivie immédiatement des symptômes d'insensibilité de la face bien connus.

Avant l'opération on ne sentait à la main qui saisiçsait l'oreille, ou avec le doigt plongé dan^ le pavillon auri-cuiaire, aucune différence sensible dans la chaleur d'un côté à l'autre. Environ une demi-heure après la section de la cinquième paire, on appréciait au contraire manifestement à la main que Foreille gauche qui correspondait au côté de la section était plus froide; on ne mesura pas la différence à l'aide d'un thermomètre. Le lendemain 22 décembre, dix-huit heures environ après Topération, il existait toujours la même différence très marquée entre la température des deux oreilles ; celle du côté gauche était plus froide. La chaleur, prise au thermomètre, donna 34* C. à droite et 31* C. à gauche ce qui faisait 3* C. d'abaissement de température après la section de la cinquième paire. L'animal avait, du reste, conservé toute sa vigueur.

Ace moment les phénomènes d'altération de nutrition de Tœil décrits par Magendie commençaient à se ma* nifester du côté gauche. La conjonctive était rouge, les vaisseaux dilatés et gorgés de sang, l'œil chassieux, les paupières collées et la cornée déjà altérée ; mais, comme je l'ai dit, la température de ces parties était cependant abaissée malgré l'existence de ces troubles circulatoires qu'on rattache généralement à ce qu'on appelle des inflammations.

EtPÉftlBKCCS COMPARATIVES. &8t

Alors je fis la résection du filet sympathique au cou à gauche, du même c6té où la température des parties avait été abaissée par la section de la cinquième paire, et ausntdt la calorification se manifesta. Après quelques instants la température de Toreille gauche dépassa de beaueoup celle de Toreille droite, et le thermomètre plongé dans les deui pavillons auriculaires environ trois quarts d'heure après donna pour l'oreille gauche 87* C. et pour l'oreille droite 31* C.

En résumant les variations de température observées voici les chiffres obtenus :

. A gaucli*, A droèlt,

, c6W tupété, tàU Ida.

i* Après la lecdon de la 5* paire. • • 3L*ceoL 34*ceat.. 3* Après la sectioo do sympathique. • 37* cent. 31* cent.

n est bon de noter que l'élévation de température à gaudie a coïncidé avec un abaissement à droite. Nous retrouverons plus tard des choses semblables dans des expériences analogues.

Le 2 décembre, les deux oreilles offraient toujours la même différence de température que la veille; les phénomènes d'altération de l'œil marchaient toujours. Lacoqjonctive était toujours très injectée, la cornée était devenue entièrement opaque et ramollie ; il y avait aux lèvres des ulcérations du même côté. Il est inutile de dire que l'insensibilité complète de la face persistait tou* jours à gauche ; cependant il y avait encore dans le pavillon de l'oreille de la sensibilité qui provenait des branches auriculaires du plexus cervical. Je fis alors la févecMw de ces nerfs au cou. à leur émergence sur le

B.» Sm. «HT. — ii« 31

k9â ff£aF GftÀKD smPATHtQUS.

bord postérieur du uiuscle steruo-mastoïdieu, et immédiatement ToreiUe devint complétemeiit in^eo^jUe ; mais cela œ ciwugea rien dans la température de eette oreille qui resta toujours plua élevée que celle du o6té opposé.

Les jours suivants jusqu'au 1t7 décembre raaîmal M observé, et il offrit constamment une plus grande élé^ vatipn de température dans le côté gauche de la t^.

J'ai bien souvent répété la section de la cipquîèaie paire sur des lapins dans le but de vérifier Teipérience qui précède, et toujours j'ai vu cette opération 6tre suivie d'un abaissement de température dans la partie correspondante de la tète. Mais si alors ou fait la section du Sympathique^ les phénomènes de calorificatiôn surviennent de même et indépendamment des lésions que produit la paralysie de la cinquième paire; et généralement on peut même dire que chacun de ces phéno» mènes atteint son maximum d'intensité dans des conditions vitales opposées, c'est-à-dire que les dtérations dues à la section de la cinquième paire se manifestent

avec d'autant plus de rapidité et d'intensité que les ani-

maux sont plus faibles et languissants ; au contraire le phénomène de calorificatiôn se produit avec d'autant plus de force et d'instantanéité que les animaux sont plus vigoureux et mieux portants.

2*" Expériences sue le nerf facul (seftiAiib Pktu). — Le 21 décembre 185 1 , sur un gros lapin vif et bien portant, j'ai fait du côté gauche la section du nerf facial non loin de sa sortie par le trou stylo-mastoïdien, en pénétrant avec un stylet aigu dans la caisse auditive.

CçttQ opératk)!) fut suivie des pb^oomènes Qr4inaires de paralysie de mouvement que j() p'ai p(t9 ^ déprif*Q-.I4W^ en examinant l'oreille environ une demi-heure après Topération, $^u polpt dé yiie de 1^ Ç4)orif|pf^t|pn qui nous

QÇPHP^* i^ trouvai 4 la ii)»in Tgreille gftM<^be pc^r^ys^, n)9f)i{e^6ipept plus chaude que celle ^u c(A^ ^o* Je l^fs^îi l'pimAl jusqu'au lepdemaip, et je trpuvai toi|-jours une élévation de température plu3 oonsidérable (lu côté où le facial avait été coupé. Le Ihermomètre donnait :

Oreille gauche paralysée 33** cent

Oreille droite saine. ....••. 90* cent.

Alors je coupai le filet cervical du sympathique du côté gauche. Quelques instants après, la chaleur avait tfppâfu beaucoup plus prédominante encore du côté fanehe : on avait au thermomètre t

Oreille gaucite paralysée • . • • • 30* cent. Oreine droice safne. 31*,5 cent.

I^es jours suivants, Taniinal ne présenta rien de particulier; il fut observé jusqu'au 26 décembre.

Sur un autre lapin adulte et très vigoureux, je fis de n^ême la section du nerf facial dans la caisse auditive àù côté gauche, en ayant soin d'incliner Tinstrument de manière à couper le nerf aussi près que possible de son origine. L'opération réussit très bien ; mais queldues instants après la section on appréciait à la main une élévation manifeste de température du côté paralysé Le tijermomètre donnait :

OnsBIe fiocbe ptralyaée • « . . . {3* cent* Oreille droite aaine. , 3i*cent^

A8& NERF GRAND SYMPATHIQÙR.

Le lendemain, la différence de températare était un peu moindre, et on avait :

Oreille droite paralysée • . • • d2*,5 cent. Oreille droite saine 31*,5 cent.

Les jours suivants, Texcès de température de Voreille gauche s'efiaça de plus en plus, et six jours après Topération les deux oreilles étaient à T unisson de chaleur. Le thermomètre donnait :

Oreille gauche paralysée • • • • 31* cent Oreille droite saine 31* cent

Cette égalité de température se maintint (tendant les trois jours durant lesquels l'animal fut encore soumis à Tobservation.

3** Autres expériences sur le nerf facial. — Il m'est souvent arrivé, en piquant la moelle allongée des chiens ou des lapins pour faire apparaître le sucre dans leur urine, de blesser involontairement les origines cachées du nerf de la septième paire, et de produire une paralysie simple des mouvements de la face, soil à gauche, soit à droite. Dans ces circonstances il y a toujours, au moment même de la piqûre, une augmentation momentanée de la température dans les deux côtés de la tète. Mais après quelques instants, lorsque cette chaleur, due à rémotion, a disparu, la hce et les oreilles reprennent leur température primitive, quelquefois même elle est un peu plus basse; or jamais Toreille paralysée ne fut plus chaude que l'autre : c'était souvent le contraire, et le thermomètre indiquait généralement 1 degré à 1 degré 1/'2 d'abaissementde température relative, dans le côté de la face paralysé du mouvement et avant

EVltRlIiNCCS CX)JIPAEAT1V£^. A6S

Qonfiervé toute sa sensibilité, ce qui témoignait de Tintét grité de la cinquième paire. Un phénomène mcHnentaoé d'élévation de chaleur des parties périphériquesji prest que toujours lieu quand on blesse brusquement, d'un^ manière quelconque, un point des centres nenreux ; mais cela ne peut pas être confondu avec les phéno* niènes durables que je décris ici.

Il se manifeste donc, ainsi qu'on le voit, des eCTets calorifiques différents, suivant que le nerf facial est eoupé dans son trajet extra-cr&nien, ou suivant que ses fibres originaires sont coupées dans la subslance même de la moelle allongée. Dans ce dernier cas, la paralysie du facial amène, au point de vue de la calorification, des effets qui ne diffèrent pas notablement de ceux que produit la section de la cinquième paire ; et si, pour ce dernier nerf, l'abaissement de température est ordinai* rement plus considérable, on pourrait Tattribuer aux lésions de nutrition qui surviennent après la section du trijumeau, lésions qui ne se manifestent pas après U section du facial.

Quand au contraire on coupe le facial après qu'il s'est engagé dans le canal spiroïde du temporal, et surtout après qu'il en est sorti, les effets de sa section se rapprochent beaucoup de ceux que produit le sympathique, en ce sew qu'il y a toujours une âévation marquée de température.

Cette opposition entre les expériences précédemment citées me fait penser qu'en agissant sur la moelle allongée on paralysait uniquement les origines spécialement motricQs musculaires du facial, car on avait une para-

$8è fiiàV okAHb $rifPATbiQ6Ê.

Vfilè cmntriètê dés ^Mclé^ dé là fàëe safis fttlgfibéntâ^ tiMi dd teftttiéfiitare ; qn'én o(nlt)àtit, ttu coMMire, te ftiKiail datislè efenal spfroîdë^ on âgisMit non-^râtémeill §»> le» dHgtnëA mbtrfees huiscHlàires, nmia eneoté Mi^ Icà flbHîi! syttit^iitliîques qtii s'^ iMuttiJent ndjôlâto, iHiisqtf on olMeii^ait i'augnnfehtàtitffi de tétnt^^ftii!^e. fêtais, du reste, porté à cfetté irtterprétâtiofi dëft jAéfrt^ lAl^Hèsr par d'ttulres expériences. Eri effirt/^fl tet toèton- (ëitàble, en s'appu^tit snr l'anatomie tompéMë el Mr tt {AiTâioIogie, que te s^inpatliique eU prebMt liiliMiMè ll&fiilleâ cetltties nenrëtix cérébro-spihaint ttAeéfftplM^ de èonlàct aTéë Và tierfs mofetirs, il fiiui taédtttnoiifii Ad^ itlëtliSd iitie driginè spéciale dans la subsfatlee Méf?6in( pmr les nerfii syihpatbiqfies à raison d'ime spéic^alMé nette de leurs propriétés. J'ai tu en paHieiiKer que le tNirat«, qui a^t d'nne manière si rettiahinaMe sor le «ystètbë tiérveux, éteint distinctement leé pro^rfêtéà îMirtetises, d'ahbM celles des nerfs dé séntimeift; jjMib %enèstfes berft de tafouVemeM, et celles des il«l^flrfnh patbiques, dont Textinction se manifcîtte la defbiëtv. iTadrii, dii resté, occasion dé détéli^|ief aîRecM ces feifs intéressante; je veut séulëntent insiste^ici inir ce ptiiiit i\}ié riUl^iience stir la bàtbriflcatlon apipàrtientspétliUëinétit au ilërf sympathique, i|uilhd ôti agit sur lui IsblétMnt. Les bérfs desentifnéM^ cbdiiife la tSdqirièine paire, ne peuvent être, sous ce rapport, coâlbiidtisa'M \t\j pùiisqu'ilis produisent un refhiidtssetaient; et sr m&intenànt on trouve que le fticiàl eonpé dans seti trajet tetlra-crànien donne lieu à dfes éflfet^ à)â)pléxes, il esl fcéèUo(>np pIM natuirei et (rios logique de cradure que ee

nerf ({ui contracte, comme on sait, tant d'anaslmnoBes dans le fcatial spiroTde, est déjà compliqué dans sa eomf>o^ sftîon. Pbur obtenir titte solution directe de la cfuestion^ et pour sftToif si les ner& ttioteurs pun agfisBent sorte (!a!dHftîation, je pensai qull était plus convenable dV gif *âur les racines racbidiennes, qu'on peut atteindra SfiÊM qif elles aient subi aucun mélange.

h!" Expériences sur les nerfs rachidiens. — Sur im drièn de foHe taille, adulte et vigoureiit^ j'ounri» la co- IcWttë vertébrale dans la région lonibo««««crée, pooi^ éVtevttdtb les racines des nerfs qui animent tes membrea pMXêrieors; L'atiimal ne perdit pa^ beaucoup de aang eH M](fpdrta bien l'opération, qui dura environ une demi^ IrëtICe. tbUtés les racines racbidiennes étant à découvert et cMlVéfiabteittent préparées à droite et à gauche, jë

pttfi là température dans les deux membres en faisant «M ponction sous-cutanée à la partie interne de ehaqué cuisse et en introduisant exactement tCHite la longoêuv de la cuvette du thermomèti'e sous la peau ; je pris aussi la' tem|)ératuria du rectum. Voici les ËftifiTres que donna le thermomètre :

Caisse gaache. 35*,é cent

QÉlssedÉ«iie. i . . • . a5%6ceiit ■ lUwtHBi, *••••••• 39*t5 otmu

htà fempéfAtnres étant bien constatées et vérifiées àplti^* tttotlM fépH^; je flsaloft à droite la section dés mx ruMtitm afrtétieufés («[uâftre dernières lombaires et deuit aaèrées) qui Concourent à la formation deë plexus Iook IftihS et Mkéré. Ces i^Ms possédaient nne senaibilîté récurrente très faible^ à (iMuft» d'i^n pea de Altigii«(te

l'aoînial et du temps un peu considérable depuis lequel la moelle était dénudée. Alors la plaie du dos fiit soigneusement recousue, Tanimal délié et laissé en repos. Fréquemment le chien se relevait et courait dans le lar boratoire, traînant son membre postérieur droit pam« lysé du mouvement ; on constata que la sensibilité était très bien conservée dans les deux membres postée rieurs.

Deux heures et demie après la section des racinea antérieures, j ^examinai Tanimal au point de vue de la température de ses deux membres postérieurs. A la main on sentait manifest^ment que le membre gaudie sain avait une température plus élevée que le membre droit pa* ralysé du mouvement. La température fut reprise avec le thermomètre, plongé sous la peau par les Hièmes incisions et de la môme façon que la première fois. Voici le nombre qu'on obtint constamment dans un grand nombre de vérifications successives : .

Cuisse gauche saine S6* oenu

Caisse droite paralysée da rnooTement • M* cent»

Àloi*s la plaie du dos fut décousue, la moelle était diaude et très sensible, ainsi que les racines antérieures qui offrirent alors une sensibilité récurrente très développée. Ce réchauffement de la plaie survenu pendant le rqpos de ranimai peut expliquer l'élévation de tempéraUirs d'un demi-degré qu'on a trouvée du c6té sain ; mais il n'en reste que plus évident que la section des racines antérieures a amené un abaissement (de température dans le membre corre^ndant.

KlPtolENCKS COMPARATIVES. k&9

Alors et pendant que la plaie était décousue, je fi^ dn côté gauche la section de toutes les racines posté-? rieures de sentiment (quatre dernières lombaires e( deux sacrées) qui concourent à la formation des plexuy lombaire et sacré. Cette opératicm finie, la plaie fut re* cousue une seconde fois et Tanimal laissé eu repos.

Une demi-heure et une heure après, on prit à dew| reprises la température sous-cutanée des deux cuisses^ comme il a été indiqué, en ayant soin de toujours répéter plusieurs fois les yérifications. Voici ce que Ton obtint :

i** o^EiiTATiON r Cuisse gauche paralysée dasentimeiit • 35* cent 4i|>rte i/2 heure. (Caisse droite paralysée du moaTeaient . 36* cent

2* OBSKRTATio.f ( Cuisse gauche paralysée du sentiment • 34* cent après 1 lieure. • (Caisse droite paralysée da noofement . 3S* cent

On voit ainsi qu'aussitôt après la section des racines rachidiennes, aussi bien après la section des antérieures qu'après celle des postérieures, la température du meoh bre a commencé à s'abaisser, tandis que la température s'était très bien maintenue dans le membre tant qu'il avait OHiservé ses deux ordres de nerfs racbidiens.

Trois heures s'étaient à peine écoulées depuis la sec* tîon des racines antérieures, que la température du membre droit s'était abaissée de quatre degrés; et déjà une heure après la section des racines de sentiment» celle du membre gauche s'était abaissée d'un degré.

L'animal était resté tnès vigoureux après son opération, et on ne pouvait pas objecter que son état d'af*^ faiblissement avait empêché les effets de caloricité de

ft90 ttaltr GHÂtff) SYMPATOIOM^

ftë dévêloppét*. Totitefois, je voulus lever toute prite à ^objection en faisant une eontre-épreUve direct : efa l^nsét{ùénce, sut )e cbieti (|(ii avait subi toutes ees es» jfféHéMcës^uf \ë^ racines raebidiefines, jQocmpaitesym^ pfttbit^be an ctnjt^ et aprèn vtngfr^inq mitmtdt il y ttttt à la niiBtin déjà une très grande différenee de tempér»^ ttifë entrb lés dem oreilles : Toreille gauehe, où Ton a:Vait coupé le sympathique, donnait 35 degrés, tandis qUè celle du btAé sain marquait seulement 30 degréi. 11 Ait donb déufîôntré par là que la calorificatiott se déve^ loppait encore très activement chez cet animal, et que par coaséquentce phénomène aurait dû nécessairement se produire, si la section des racines antérieurea eût été di^ns le cas de le déterminer.

. £d résumé, il me semble résulter daireaieot des expériences contenues dans ce paragraphe les propositions qui suivent :

1^ La section des nerfs du sentiment, outre rafaoli^ tknu du sentiment, produit la dimiiHitkm de tempénture des parties.

9" Celle des nerfs de mouvement , outre rabolitioa du mouvement^ à donné lied égaleiUent à od nfroid» semeflt des parlîei paralysées.

d' La deMructim du nerf sympétiiique, cpii ne pio^ dait lii rimmdlhlité des muscles ni la perte de eensibilité^ amène une augmentation de température cauatute et très (considérable.

&* Maintenant, si Ton coupe un tronc nerveux mixte qui renferme à la fois des nerfs de sentiment, de mou^ ventent et des filets sympathiques^ on a lea trois effeb

Eipitlttfi]<tCE.S GOMPARÀTITËS. ft91

Yêùnis^ savoir : paralysie de mouvement, pàn^ysie de wiitînièint et exaltàtloti dé caloricité. C'est ce qdè Ton ffetit obtenir par la section du nerf sciatique, par exemple 'y toiitefbis, Otf cottiprendra que la catoriflcatkki dolVe Vtuftdftns ce dérnlef cds un peu tnoins firotibiîd^ê,pkr(îè (Qu'elle VA alors totitré^balancée par rabaisseoiënt que détermine simultadétnent la paralysie des faé^fs dé ItlôilTéttient et éd sentiment.

f5^ D'après cela je croîs donc avoît établi avec ràîsoti l{uê cette âtlgtnetitàtion de toloricité est le récitai spë- <^t de la liiectioti du nerf sympathique. C^est cet effet tiblé qu'il i^'agirà d'étudier dans iM paragraphes suivants.

* i'tti observé que lorsque sdt* Uh animal bàhublfëre, tur tin chien, sur un chat, sur un dievill, sur tin la|)ih vA Mt* vn cochoti dinde, par eîetHpIe, on coupe du on m daM la région tndyenne du cbù le fllét de commitftk«ttett(l)qui existe entre le gatlgiion cervical inférieur elle ganglion cervical supérieur, OU constate aiiâttôt tMé la Caloricité âugmehte dans toUt le c6lé corréspon- INtitt de la tète de l'aniitial. Cette étévatiôri de tëtnpëftttUM débute d'une manière insiatltanée , et elle se tfèiMoppe 6i vite qu'en quelques minutés, dânscéHainés

I, on trouve entre les deUx bOtës de la tète

(l) Cbêz le lapin , le cochon â'tnde , le cheTal, ce filet est isolé da ' priéMnlp^àBlI \tfà^f et se tront^ ^^té entré tit tteff et t^nlte cAfoine. :^H te chiM, le cbat* h filet tjrnpitlitque est eMlbodo «t ec* le ▼sfae, tt

i| flevi^t impossible de cooper isolémeqt ces deux nerfs. Le pogllon eèfVtcsl ftibyen trianqae géhéfiitemcnt cliet ces dtilinadi, c&ceptè dhéz le

il92 Nerf grand sympathique.

une (lifféreuce de température qui peut 3 élever qud* quefois jusqu'à A ou 5 degrés centigrades Cette difô» rence de chaleur s'apprécie parfaitement à Taîde de la main, maison la détermine plus convenablement en in» troduisant comparativement, et avec les précauticoB convenables, un petit thermomètre dans la narine oa dans le conduit auditif de Tanimal.

J'ai souventextirpé les ganglions cervicaux supérieurs du grand sympathique chez le chien et chez le lapin ; chez ce dernier animal, je les ai trouvés insensibles à la pression d'une pince, ainsi que l'avait déjà constaté M. Floureus; seulement leur arrachement semble toujours accompagné d'une douleur plus ou moins vive. Chez le chien, cette sensibilité paraît un peu plua grande. L'ablation du ganglion cervical supérieur est suivie des mêmes effets calorifiques que la section du filet cervical ; toutefois ces effets sont toujours plus rapides, plus intenses et plus durables. Il est inutile de citer toutes les expériences excessivement nombreuses que j'ai pratiquées; je dirai seulement qu'après la section du filet sympathique chez les liq)ins, les phénomènes de l'excès de çalorification et de sensibilité ne sont guère évidents au delà de quinze à dix-huit jours, tandis que diez les chiens cela peut durer six semaines à deux mois. Ay^ l'ablation des ganglions chez ces animaux, la persistance de la lésion peut être considérée comme indéfinie; car sur un chien à qui j'avais fait l'extirpation du ganglion cervical supérieur à gauche, tous les phénomènes d'excès de caloricité et de sensibilité dus à cette extirpation étaient encore très intenses un an et demi après

INFLOEIfCE SUR LA CALÔRIFfCATION. Â9«1

reiUrpttioii du gangtion, lorsque Panimal fut sacrifié pour d'autres expérienceâ.

Cette différence de & à 5 degrés est remarquabld comme différence de calorification relative entre les deux c6tés de la face. Mais si Ton compare la chaleur de roreille et de la narine (ainsi échauffée par suite de la section du nerf) à la chaleur du rectum ou des parties centrales du corps, le thorax ou Tabdomen^ on ?oit qu'elle est à peu près la même. Toutefois, j'ai constaté assez souvent que Textirpation du nerf sympathique éle^ vait dans Toreille correspondante la chaleur jusqu'à AO degrés, tandis que la température normale dans lé rectum, chez cet animal, ne dépassait alors pas 38 ou 80 degrés centigrades.

Toute la partie de la tète qui s'échauffe après la sec^ tion du nerf devient le siège d'une circulation sanguine plus active. Cela se voit très distinctement sur les vais* "seaux de l'oreille chez le lapin. Mais les jours suivants^ et quelquefois même dès le lendemain, cette turgescence vasculaire a souvent considérablement diminué, bien cpie la chaleur de la face, de ce côté, continue à être Ms développée.

On peut constater, en faisant pénétrer le thermo^ mètre à l'aide dMncisions préalables, que cette élévation dé température qu'on apprécie superficiellement s'étend également aux parties profondes, et même dans la ca* tifé crânienne et dans la substance cérébrale. Cela se Minarqué mieux après l'extirpation des ganglions synw pâtbiques. Le sang lui-même qui revient des parties ainsi échauffées possède une température plus élevée»

4^4 ^m P»Ai*i> syitp^THipjjf ,...

9Àm V^^^ r»iao»sUté pUisieuia» foîa wr detthiiMt ed introduisant un petit thermoipè^ ^i»M 1^ ^Mttd JMgiH Wt» à l» f^iwi WQyaane du cou* Il Ml Um «tendu fivie h ouY^tto du tbeneomètve doit 6tm 4îfi(tte ai b^i dQ :m«jN|è«a à être baigoée ptr le «ang «tiieui (lui dw^end da }« tM^.

, jl'fû voulu recb^reliidr oonmeut lo>i)6t^ de la <ète éfilnàufSè p^ 1» 40OtioD fdu nerf sympatiiîque le^Mapoi^ t0i!»i|; oompftr^ti wweQt avec los «i^rw parties du ouf^, si Von vwaîl à soumettre lea amnaox k de gmodei va^ fda^ioQs de tompératura ambianto» h {Plaçai idooc m fiDilPill (41Q )apip auquel j'avaît {Vfhtiqbé la aeolioii da uerf) dap9 upa ^taive, dans un «iUeu dout la teoiiiApa^

ture était au-dessus de celle de sou ^C^iW* Le oôlé de la 1^ q^ï é\s^ déjè <^wd ue ki deviut >pa« aenaîUoineDt ^vairtagey taudis que la moitié oppoiée de la fiMe a'ér cbaufia } et bientd^t il ne f«t plus possible de diatii^ar 1^ çù^ d9 la tôtA où le O0rf syuipatbîque avait été coufiàf paipce que toute» 1^ parties du corpn^ eu aequémat 1^ suiamum de caloripité, -s'étaient mises eu hariaoïtt» da (Mq[)érature.

Les choses se passent tout autremeM quaiid 4li Mt £ffQÎdM Vauiqal eu 1^ plftSMt daus U0 milieu ambiant dont la tesipérature est beaucoup «u-dessem de oeUf de mn oorps. Ou vmt aiom quQ la partie dd i» IM» «M? raspoodante au nerf sympathique eetupé» JiééÊ^ teiMh upup plus au froid que pelle du c6té opposé ; «'«sH^l» que le ctAé normal de la tète se refroidit et perd sqb Mr loriqu^ beaucoup plus vite que celui du côté of^jioeé. De ^lle sorte qu'alors la désbarmonie de température aotn

INFLUENCE SUft ^A ClLûElFICitlOX. 4R&

lûB deux iQoitié^ de la tête devient de ]>lu3 en plus évidente, et c'est dans cette circonstance que Ton con;»t^t4^ upe difiéreucede température qui peut ^'élever quelque fois juaqu'à 10 ou 12 degrés centigrade^.

J*»vais eu Tidée de faire la section ^u nerf^ymp^ tbique sur dea animaux hibernants, pour savoir si c^)§ loa rendrait moiw sensibles à Tactioa engourdissapfl^ q«e le froid leuV fait éprouver. Je n'ai pas encore eu rocoaakm de réaliser cette expérience, . Ce phénomène sipgulier d'une plus grandq résistf^^:)Ç Ml fimd a'accompague aussi d'une sortfd d'exaltation 4? In viUdité des parties, qui devient surtout très m^ifp»^ 4)iftnd on fait mourir les animaux d'uoe manière )ent«, saii ^n les empoisonnant d'une certaine façon, $oit gp Wiir réséquant les nerfii pneumogastriques. À m^;u^)ç que ranimai approche de Tagonie, la température W^ifi fNIfSressivement dans toutes les parties extérieure dç son corps ; mais on constate toujours que le c6té de 1^ tôte (N^ le nerf sympathique a été coupé offre une tom- {lérature rdativement plus élevée, et au moipeifl o^ I4 jpM^t survient» c'est ce côté de la face qui conserve lé ^p^r les caractères de la vie. Si bien qu'au moment ak l'aoifQal cesse de vivre, il peut arriver un 'm\f^l qif )§ côté pormal de la tête présente déjà le froid et y'mr ^fi^\n]ité de }4mort, tandis que l'autre moitié de U fapç, du côté 011 le nerf sympathique a été coupé^ e^t sen^-

j^efoe^t plus chaude et offre eoeon^ ces esipèises de mojkveinents invdootaires qui dépendent d'une sensibilité afU))( iconscience ^.i^ixquels on a donné le fiom de mouvements réflexes.

696 NERF GRAND STMPATlIIOITE.

En observant pendant longtemps les animaux auxquels j'avais fait la section de la partie céphalique du grand sympathique, j'ai pu suivre les phénomènes de calorification ainsi que je l'ai dit plus haut. Si les animaux restaient bien portants, je n'ai jamais vu, après cette expérience, survenir dans les parties plus chaudes aucun œdème ni aucun trouble morbide qu'on puisse rattacher à ce qu'on appelle de l'inflammation. J'ai dît : si les animaux étaient bien portants, car en effet, lors^ qu'ils deviennent malades, soit spontanément, soit à la suite d'autres opérations qu'on leur fait subir, on voit les membranes muqueuses oculaire et nasale, seulemient du côté où le nerf sympathique a été coupé, devenir très rouges, gonflées, et produire du pus en grande abondance. Les paupières restent habituellement collées par du mucus purulent, et la narine en est fréquemment obstruée. Si l'animal guérit, ces phénomènes morindei disparaissent avec le retour à la santé.

D'après cela je n'admets pas rin/îammaiion de la ooth jonctive signalée par Dupuy, JohnReid, etc., comme une conséquence normale de la lésion du nerf sympa* thique : je considère ce phénomène comme accidentel et comme ne survenant qu'à la suite d'un état d'afiEaiblis» ment consécutif de l'animal. Je signale du reste le fait comme je l'ai observé, sans vouloir essayer d'expliquer pour le moment, comment il se fait que cette aagmen* tation de caloricité et de sensibilité des parties arrive à se changer subitement sous certaines influences en ce qu'on appelle une inflammation violente avec forma* tion purulente excessivement intense.

INFLUEIfCB SUR LA CALORIFICATION. &97

Les faits de calorification de la tète que j'ai précédemmeet signalés, après la section, la ligature, la contusion ou la destruction de la partie cervicale du grand sympathique, sont faciles à reproduire et à vérifier. Toutefois, comme toujours en physiologie expérimentale, il est nécessaire de prendre quelques précautions pour obtenir des résultats constants et bien tranchés. Voici les conditions qui me paraissent les meilleures :

1* Il est préférable de faire Texpérience lorsque la température ambiante est un peu basse, parce qu^alors la difiërence de chaleur entre les deux côtés de la face est d'autant plus facile à saisir qu'elle est plus considérable.

2* n faut choisir des animaux vigoureux et plutôt en digestion, Tobservation m'ayant appris que les phénomènes de calorification se manifestent d'autant plus faiblement et plus tardivement que les animaux sont préalablement affaiblis ou languissants.

y II faut éviter les grandes douleurs et l'agitation de ranimai pendant l'opération. Il arrive en effet, si celleci est laborieuse, que Témotion et l-'excitation générale que l'animal éprouve en se débattant masquent codh plétement le résultat immédiat. Bien qu'on n'ait coupé le nerf sympathique que d'un seul côté, on pourrait trouver les deux oreilles par exemple aussi chaudes Tune que l'autre immédiatement après la section. Mais bientôt, si on laisse l'animal en liberté, les choses repreh^ lient leur équilibre et le côté correspondant au nerf coupé reste seul avec une température plus élevée.

&* Ainsi qu'il a été dit, les phénomènes sont toujours

B.» Sm. HiiT. — II* ' Z%

i96 KEâF QUAND SYMPATHIOOÉ*

plus marqués et ploft durables^ quand au lieu de couper le filet d'uûion du sympathique au oou, od extirpe le ganglion oervical supérieuTi

5* Du rebte» en rerenant ailleurs sur lea phénomènes de ealorifieation produits par la section da sympathique nous verrons qu'ils paraissent suivre les variations phf* sîologiques de la chdeur animale. Ils sent plus marqués généralement pendant la période digestive et plus bibles pendant rabstinduoe» J'ai pratiqué enccnre Vexlirpatiou des ganglions et la section des filets du sympa* thique dans le thorax et dans Tabdomen* ie ne décrirai point ici ces expériences, parce qu'elles ool été fiiitoi à d'autres points de vue. Je dirai seulement qu'elles sont suivies quelquefois mats non toujours ém mômes effets vasculaires et calorifiques qu'à la tète.

Lorsqu'on galvanise avec une forte machine âectath magnétique le bout cépbalique du nerf sympathique coupé y chez un chien par exemple» ce n'est pas seuto* ment la pupille qui reprend son élargissement^ mais tous les autres phénomèbes qui avaient suivi la seotioo du nerf disparaissent également et même s'exagèrent en sens inverse^ c'est-QL-dire» que sous cette inBu^oce gat* vanique» la pupille rébnécie devient plus largeque oeliedi côté opposé» ro&il enfoncé devient saillant hors de ^o^ bite, la vascularisation des parties s'effiau» et leur lempé^ rtUvre baisse au^niessous de l'état ilormal« C'est ea bm fondant sur <^ faits que j'ai insisté depuis longtemps sur la connexion évidente de tous ces désordres et sur la possibilité de les ramener tous, malgré leur variété, à une explication uuique, {puisqu'ils apparaissent et dispa-

SA GALVAMtSATiOK. &99

raissent constamment tous sous riofluance des mêmes causes.

J'ai fait connaître ces résultats dans mon cours de Tannée 1852, et ils ont été imprimés aux mois d'x)6tobr6 et novembre delà même annéOi dans les comptas ren* dus de la Société de Biologie. Voici uue pailie de ïeir* trait qui s'y trouve : « Si Ton galvanise le bout supérieur du grand sympathique divisé, tous les phénomènes qu'on levait vu se produire par la destruction de Tin*-* fluence du grand sympathique changent de face et sont opposés. La pupille s'élargit, l'ouverture pidpébrala s'agrandit; l'œil (ait saillie hors de l'orbite. D'activé qu elle était la circulation devient faible ; ia conjonctive; les narines, les oreilles qui étaient rouges palissent. Si Ton cesse le galvanisme, tous les phénomènes primitif* vement produits par la section du grand sympathique n^ paraissent peu à peu pour disparaître de nouveau à une seconde application du galvanisme. On peut continuer à volonté cette expérience, la répéter autant de fois que Ton voudra, toujours les résultats sont les mêmes. Si Ton applique une goutte d'ammoniaque sur la conjonc* tive d'un chieo du côté où le neif a été coupé, la douleur détermine l'animal à tenir son œil obstinément et constamment fermé. Mais à ce moment si l'on galvanise le bout supérieur du sympathique coupé, malgré la douleur qu'il éprouve, le chien ne peut maintenir son œil fermé; les paupières é'ouvrent largement en même temps que la rougeur produite par le caustique diminue et disparaît presque entièrement. i>

Parmi les expériences très nombreuses que j'ai faites

500 NERF PNEUMOGASTRIQUE.

relativement à Tinfluence de la galvanisation sur la calorification, il me suffira de décrire une de celles qui ont été faites avec des mesures thermométriques pour donner une idée exacte de la nature du phénomène. Les chiffres indiqués ci-dessous représentent des nombres arbitraires pris sur des thermomètres métastatiques à déversenient de M. Walferdin, qui a bien voulu me prêter son concours dans ces recherches délicates. Mais la comparaison n'en est que plus facile et plus sûre ; du reste on peut avoir les valeurs réelles par le calcul en se reportant à un thermomètre étalon (1).

Ces expériences ont été faites pendant l'été ; la température ambiante était élevée et oscillait entre 20* et 22' C. Cela doit être noté, parce que la différence de caloricité entre les parties saines et celles où le sympathique avait été coupé a dû se montrer moins grande qu'elle ne l'aurait été par un temps plus froid.

Exp. — Sur une chienne, de petite taille^ j'ai fait la section du grand sympathique dans la partie moyenne du cou, du côté droit. 11 est impossible, ainsi qu'il a été dit, de couper le sympathique seul chez le chien, parce qu'il est intimement uni au tronc du nerf vague. Mais ce nerf n'a aucune part dans ces phénomènes de calorification, ainsi que cela se prouve par la même expérience donnant les mômes résultats chez le lapin, où l'on

(1) 56,7 parties du thermomètre métastatique mis eu usage ==1 degré centigrade, 1 partie = par conséquent 0*,0176; d'où il résulte que dans cette série d*expériences on a pu lire directement des fractions très faciles à apprécier à rœil nu, et correspondant à une fraction plus petite que la centième partie d'un degré centésimal. Ce thermomètre avait été réglé de Sô" à tiO\ La température ambiante de 20",5.

SA GALVANISATION. 501

peut faire la section du sympathique isolémeut. Si j'ai choisi le chien, c'est parce que le volume phis considérable des nerfs se prête mieux à la galvanisation.

On prit la température dans les deux conduits auditifs 9 minutes après la section du nerf.

Oreille gauche » 280. Oreille droite = 287. Diflërence 7.

Le thermomètre restant placé dansForeille droite, on galvanise le bout céphalique du sympathique du même côté, en alternant. à peu près avec une minute de repos, et on constate pendant la galvanisation Tabai^ sèment de température dans Toreille de la manière suivante :

287 point de départ.

269 après 7 minutes.

255 • • après il minutes.

2à5 après 15 minutes.

2/tO après 16 minutes.

On cesse la galvanisation et bientôt la température s'élève ainsi qu'il est démontré par les nombres suivants :

Seize minutes après qu'on avait

ceȎ la galvanisation y on re-

240. Point extrême d'alMiissement. { place le thermomètre dans

Toreille , et il donne les nombres suivants :

245 après 16 minutes de repos.

276 25 (1^ température mon-

tant toujours i on cesse Tobservation).

On voit donc que Foreille droite qui, par la section du sympathique, était montée de 7 parties au-dessus de Toreille gauche saine, est descendue par la galvanisation

502 NERF QUAND SYMPÀTttlOUE.

bien au-dessus de la normale 280, puisqu'elle est arriifée au chiffre 240, c'est-à-dire à un abaissement de 27 parlies.

Pendant cette galvanisation Voreille gauche nonnate ne participait en rien à rabaissement de température observé sur l'oreille droite. Au contraire elle éprouvait une influence inverse; car en examinant la température immédiatement après la galvanisation au moment où Foreille droite marquait 2&0, on trouva dans la gauche 286,5, c'est-^ànlire une augmentation de température à peu près égale à celle que la section du nerf aympa* thique avait produite primitivement dans Toreille droite.

On avait donc alors comme résultat comparatif les nombres suivants :

! Oreille gaache saine. • • « 380 Oreille droite correspondant an sympathique coupé • • • •. « S87

(Oreille gauche saine • ? • • 2S6J> Oreflle droite correspondant atf sytHpà* thique coupé • • . • • SAI

Cette espèce de renversement ou d'antagonisme des phénomènes calorifiques d'un côté à Tautre, est très remarquable et nous allons le retrouver encore à Toocasion des effets de la chloroformaUon.

Les inspirations d'élher ou de chloroforme^ qui ont la propriété d'éteindre la sensibilité, produisent ce même effet quand le sympathique a été détruit; seulement, si on fait agir le chloroforme lentement, on voit que ce résultat arrive ordinairement un peu plus tard à cause de l'excès de sensibilité qui existe toujours dans les parties. Mail c'est la calorification qui nous oiïre le plus d*inté-

INKLUKNClî DBS A NKgTU INIQUES. 503

rét en oe qu'elle se comporte comme s'il s'agiieait de rélectricitë.

Première expérience. -^ Une chienne de petite taille et encore jeune avait subi la section du filet sympathique dana le cou du côté droite elle avait également été soumise à la galvanisation du bout périphérique de ce nerf, et avait fourni les résultats qui ont été consignés précédemment.

Le quatorzième jour après Topération, la plaie du cou était depuis longtemps cicatrisée ; mais les phénomènes de calorification persistaient toujours très évidemment, l'oreille droite était plus injectée et plus chaude que celle du côté opposé. On chloroforma alors l'animal à l'aide d'un masque de caoutchouc serré autour du museau et communiquant avec de l'air chargé de vapeur de chloroforme : bientôt l'insensibilité se manifesta, et au moment où elle était devenue complète au point que Tattouchement des conjonctives ne produisait plus de clignement, Toreille droite baissa rapidement de température, devint froide et pâle ; tandis que celle du côté sain à gauche devint plus injectée et plus chaude.On ii^troduisit un thermomètre dans les oreilles et on trouva :

Oreille droittoorrefpoodant au nerf BympaUiiqiieeoiipé pendant la chloroformation et rinsensibilité complète. • , t • 36%SC Oreille gaache saine an mtoe moment 37*,2 G.

On cessa alors les inspirations de chloroforme, peu h peu l'animal revint, et une heure et demie après, lorsquMl était à peu près sorti de son ivresse chloroformique, on trouva :

Qrefllt drdtè, côté en l'opération a7%8C.

QrtilMiMiflte^oMMlD . . * i «t MT^kt.

On soumit de nouveau Tanimal à Taction du chloreforme, et au moment ou l'insensibilité devint complète, la température des oreilles était :

Oreille droite, côte de l'opération 37*,3 C

Oreille gauche* ctM! sain • • S7*,8 C

Deuxième eoopérience. — Sur une chienne de forte taille, adulte, je fis la section à droite du filet cervical du grand sympathique. Quelques instants après, la température fut prise avec un thermomètre métastatique à déversement de M. Walferdin, à échelle arbitraire ; on obtint :

!• Côté ganchc »!»• j Narine au moment de^4x\totlôn. 165,5

On voit dans la narine une oscillation d'une demidivision environ pendant la respiration ; il y a un abaissement à chaque inspiration par l'action de l'air froid, et élévation à chaque expiration par sortie de l'air chaud.

2* Côté droit correspon-f Oreille. ••••...•• 177,5 dant au nerf coupé • ) Narine. .•••••••• VJkfi

On n'observait plus alors ces oscillations respiratoires indiquées précédemment ; il semblait qu'il passait à peine de l'air par cette narine. Cela dépendait de la section du vague qui avait été opérée avec le sympathique.

On soumit alors l'animal à la chloroformation, et aussitôt que l'insensibilité fut obtenue, on mesura la température des oreilles qui fut trouvée :

r Oreille droite, nerf coupé. • • baissée de 177,5 à 175,3 S* OreiUe gauche, côté sain • • • BMntée de 165,5 à i7A93

EFFETS sua LA VASCULARISATION. 505

Je me borne à citer ces deux expériences; elles démontrent que le chloroforme n'agit pas de mèmesur les parties saines et sur celles où le sympathique a été eoupé. Plus tard ces faits seront repris à un autre point de vue.

Ainsi que je l'ai indiqué dans ma note lue à l'Aca-pdemie en mars 1852, la section du filet cervical du grand sympathique et surtout l'extirpation du ganglion cervical supérieur, amènent immédiatement et en même temps que l'augmentation de chaleur, une très forte turgescence vasculaire dans l'oreille et dans tout le côté . correspondant de la tète. Les artères, iplus pleines, semblent battre avec plus de force ; la circulation est activée et l'absorption des substances toxiques ou autres, déposées à quantité égale dans le tissu cellulaire souscutané de la face ou à la base de l'oreille, paraissent toujours plus vite absorbées du côté où a été opérée la section du sympathique.

n y a, sans aucun doute, des rapports intimes que personne ne peut méconnaître, entre les phénomènes de calorification et de vascularisation des parties du corps; mais est-ce à dire pour cela que dans le cas qui nous occupe, on devra attribuer l'augmentation de chaleur de l'oreille ou de la face purement et simplement à ce que la masse de sang, qui est devenue plus considérable, se refroidit moins facilement et fait apparaître les parties plus chaudes 7 Cette interprétation par la stase toute mécanique, qui devait d'abord se présenter à l'esprit, serait insuffisante pour expliquer ces difGérences de 6ià T C. de température qui existent quelquefois entre les deux côtés de la ùm^ J'ai été encore porté à

60Ô IIBEP GRANB SYMPATIUOI»*

repousser cette explicalion^ parceque Voa toit très souvent Tengorgement des Taisseaut diminuer ocHisidéra* Uement dès le lendemain de TopératioD, bien cpM Toreille ne Tarie pas sensrblèment d» températore. i^artni un très grand nombre d'eipérieneei de eette nature que j'ai pu observer, j'en citerai Une seule pour donner une idée plus exacte du fait.

Ba>p. — Sur un gros lapin, vigoureux et bien nourri, j'ai fait l'extirpation du ganglion cervical supérieur du eftté droit. L'opération fut faite au mois de décembre et la température ambiante était basse ; avant l'opénitioB la température prise dans les deux oreilles était :

P6ar roreiUe droite 83* cent.

Voar Toretne gauche* • • 4 « • • SS^eeat.

Aussitôt après l'extirpation du gangtion PoreRle droite devint trèrvascularisée et très chaude, tandis que celle du tôté opposé n'avait pas sensiblement changé d'aspect. Un quart d'heure après l'enlèvement du ganglion on reprend la température des deux oreilles et on trouve :

Pour rortille droite tT cent

PoorrorelUeg^acbe. ••••.. SS* ceai.

Ainsi en un quart d'heure la chaleur de roreille et de la face avait monté de 6* G. Le phénomène n'était pas encore arrivé à son summum, car une heure après on trouva &O0 C. dans l'oreille droite.

L'animal fut laissé jusqu'au lendemain où il fut de nouveau soumis à l'observation. L'oreille droite était alors beaucoup moins turgescente que la veille; les artères étaient considérablement diminuées de calibre, et

EFFinrS sua la VASCULARlSATiON. 507

il fallait une assez grande attention pour voir une différence entre les deux oreilles au premier abord « C'étaient Beulement les très petites ramifications vaseulaires ou les capillaires qui étaient restés plus visibles et plus nom«breux dans Toreille droite; mais la main percevait toujours très manifestement une grande difiTérence de température entre les deux côtés de la tète. Le thermomètre plongé dans les deux oreilles donna :

Pour Toreflle droite. • • « • « • • 87* ttnv PomrPoreiUegaucbe 8a*|6oe&U

On voit ainsi que Ténorme turgescence vasculaire et raccumulation d'une grande quantité de sang qui suivent immédiatement l'opération, peuvent diminuer confiidérablement, sans entraîner un abaissement de température notable. Cependant, bomme je Tai dit, la circulation capillaire reste toujours plus visible dans l'oreille plus chaude*

Toutefois il ne faudrait pas encore conduire de là que la température sera toujours plus élevée quand les vaisseaux capillaires seront plus visibles. A la suite de la section de la cinquième paire, cotnme on sait, la conjonctive devient très rouge et les vaisseaux capillaires y sont très visibles ainsi que dans d'autres parties de la fece, et cependant il y a dans ces cas un abaissement de température. Si à cela on objectait avec raison qu'il y a, après la section de la cinquième paire, une paralysie des vaisseaux qui enraye la circulation et produit le refroidissementi je répondrais qu'il est étontiant de considérer aussi comme un6 paralysie, la section du sympâthiquequi faitapparattiB ftusiitdtlaealeriâMtitodiÉosles

tissus OÙ la turgescence vasculaire existait déjà cependanty mais avec refroidissement. Cette influence calorifiante du sympathique, même sur les parties où le cours du sang se trouve gêné et diminué par une inertie vasculairC; sera encore rendue plus évidente par Texpérience suivante :

Eœp. — Sur un lapin adulte et bien portant, j'ai fait la ligature des deux troncs vasculaires veineux de chaque oreille. Après cette opération les veines se dilatèrent» devinrent gorgées par le sang qui stagnait. Après trois quarts d'heure, les deux oreilles s'étaient manifestement refroidies par suite de cette stase de sang. Alors je fis la section du filet sympathique cervical du côté droite et aussitôt Foreille correspondante devint plus chaude ; il était cependant impossible d'expliquer cette calorification par l'accumulation seule du sang qui précédemment |H*oduisait un phénomène inverse, le refroidissement qui s'oteervait toujours sur Toreilledu côté opposé. Alors je fis la ligature de l'artère de façon à emprisonner autant que possible le sang dans Toreille, la température diminua un peu, mais elle resta toujours plu$ élevée que dans l'oreille opposée.

Quand, au lieu de la ligature primitive des veines, on pratique celle des artères, les parties se refroidissent aussi, mais par un mécanisme inverse. Dans le premier cas, le refroidissement est la conséquence de l'impossibilité du renouvellement du sang, et dans le second, le résultat de son absence. Nous avons vu qu'en réséquant le sympathique après la ligature des veines, la calorification peut se produire, ce qui n'a pas lieu quand on

SA PARALTSIB. 509

fait la section de ce nerf après la ligature exacte des artères seules ; mais tout cela démontre simplement que si le phénomène de calorification ne peut passe produire dans les parties dont les vaisseaux sont complètement vides de sang, il peut au contraire avoir lieu dans des parties où le sang stagnait, quand son mouvement peut devenir plus rapide. J'ai encore remarqué que si chez les chiens ou les lapins, où la calorification d'un des côtés de la tète se trouve bien développée, sous Finfluence de l'extirpation du sympathique , on vient à diminuer Tafflux ou le renouvellement du sang par la ligature de l'artère carotide du côté correspondant, on voit néanmoins la chaleur des parties rester toujours plus élevée que celle du côté opposé.

D'après ces expériences, il n'est donc pas possible d'expliquer le réchauffement des parties par une simple paralysie des artères qui, à raison d'un élargissement passif, laisseraient accumuler une plus grande quantité de sang. En résumé, le mot paralysie est ici plutôt Vex^ pression d'une théorie que d'un fait démontré.

La section du sympathique n'amène pas toujours à l'instant même de l'opération un élargissement subit de l'artère; c'est souvent le contraire qu'on observe. En faisant sur des lapins la section du filet cervical du sympathique qui avoisine la carotide, on voit d'aboitl cette artère se resserrer au moment de la section ou du déchirement du filet. Plus tard cette artère et ses divisions deviennent plus grosses et son^t en quelque sorte distendues par un appel de sang qui se fait dans les parties correspondantes ; mais cet effet, loin de ressembler

6iO KERF GfiMi0 SÏMHWIQOÉ.

à une paralysie y amène une cireulatian plus adite. Quand en galvanisaot le bout périphérique do nerf syni* pathique coupé avec une forte machine électroKnafoè» tique, ou produit dans les parties où il se di^bue un série de troubles profonds, je ne puis pas les coi»dérer oomme une exagération (te Tétat fonctionnel qui amône^ rai t un arrêt de la circulation. Alors les artères cornais les veines se resserrent et reviennent sur elles-mftmes; il n'y a plus de sang pour les distendre. Mais il n'est pas prouvé que ce resserrement des vaisseaux ne soit pas le simple effet d'une ru{^ure d'équilibre fonetioniwL Et du reste, si c'était une vraie paralysie ou atonie des artères, il me semble que l'impulsion du cœur devrait finir par amener des dilatations fulérielles anévrysioitiques. Il n'arrive rien de semblable, puisque nous avens vu au contraire que le lendeouûn de la section du sym^ pathique la vaacularisation a ordinairement beaucoup diminué, lesiurtèfessontrevenuessur^esHmèmesybieo que la chaleur soit toujours très notablement auf^ mentée. -

En uni mot, le phénomèM circulatoire qui succède à la section du nerf sympathique me parait actif éL non passif, il est de la même nature que la turgescence aan* guinequi ainsi que je l'ai démontré ailleurs, survieotdans un oi^ane sécréteur qui, d'un état de repos ou de (ow> tion nement faible, passe à un état de fonctionnament très actif; il se rapproche encore de Tafflux de aaog et de l'augmentation de sensibilité qui surviennent autour d'une plaie récente ou aux environs d'un corps étranger qui séjourne dans les tissus vivants. Je n'ai paa à me

â\ KvUalysie. 511

préoccuper ici de Texplicalion de ces phénomènes sur lesquels j'aurai occasion de revenir ailleurs. Il me suffira de dire que^ bien que daos tous œs cas on voie les vaisseaux plus gorgés de sang çt les artères battre avec plus de force, il ne peut venir à l'idée de personne de le$ rapporter à une paralysie pure et simple des artèresi

Je désire, du reste , ne pas insister davantage ici sur FeiplicatioD de ces phénomènes, parce que, pour bien les comprendre, il faut encore avoir égard à d'autres eonsidérations, et particulièrement à Tactioti du cœnr.

Noua vous citerons dans la prochaine leçon des cas de Tefifet de la galvanisation sur ia chaleur de Toreiile quand on galvanise directement cette partie soit saine, soit après avoir fait la section du nerf grand sympathique dansleooUé

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