‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 90 sur 99 · INFLUENCE DU SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SYMPATHIQUE

toires disparaissent; c'est-à-dire que la suppuration cesse.

Le sympathique parait avoir encore une influence sur les exhalations des membranes séreuses ainsi qu'il paraîtrait résulter d'expériences que nous avons faites sur les ganglions cervicaux :

EoDp. — Sur un lapin, on enleva le ganghou cervical inférieur du côté droit; la mort arriva au bout de six jours et on trouva à l'autopsie une pleurésie et surtout une péricardite intense avec formation d'une quantité considérable de fausses membranes. Les poumons étaient gorgés de sang, particulièrement du côté opéré.

Eœp. (7 juin 1841). — Sur un jeune lapin, on enleva de chaque côté le ganglion cervical supérieur à l'aide du procédé suivant :

L'angle de la mâchoire inférieure et l'apophyse transverse de l'atlas étant pris comme points de repère, on fit une incision longitudinale entre ces deux tubérosités. On évita la veine jugulaire qu'on repoussa en avant, puis , un peu plus profondément , on aperçut bientôt l'artère carotide et le pneumogastrique, entre lesquels se tarouve placé le ganglion cervical supérieur au-dessus de l'anse de l'hypoglosse.

Il fut très facile alors d'en faire l'ablation.

Des deux côtés, le ganglion cervical supérieur fut ^ncé, tiraillé, lacéré, sans donner aucune trace de sensibilité. Le pneumogastrique pincé dans cette région donna, au contraire, des signes de sensibilité évidente.

Le 22 juin 1841, treize jours après, le lapin mourut après quelques jours de langueur.

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