INFLUENCE DU GHAND SYMPATHIQUE
lîèrement celui du côté où le ganglion cervical avait été enlevé. L'animal paraissait souffrir des plaies qui étaient enflammées.
Le 7 juillet, on observa de nouveau r^oimal et on constata les mêmes phénomènes. On examina la narine gauche, et on reconnut qu*elle était plus excitable et comme agitée de frémissements musculaires oodstants.
Le 8 juillet ^ même état. — Les plaies se cicatrisent.
Le 23 août, cinquante jours après Topération, ranimai était parfaitement guéri de toutes ses plaies ; Tcail gauche seul était resté chassieux ; il était baigné par un liquide muco-purulent, sans que cependant la cornée fut altérée. Il paraissait y avoir exaltation de la sensibilité de l'œil gauche. La pupille et Touverture ptlpébrale sont toujours plus resserrées que du c6té opposé. L'animal avait, depuis Topération, conservé une petite toux qui survenait par quintes.
Ce chien fut ensuite soumis à une expérience de la commission qui examinait les travaux de Darcet sur la gélatine.
Le 6 novembre, deux cent six jours après l'extirpation du ganglion, Toeil gauche est dans le même état, chassieux ; l'ouverture palpébrale et la pupille sont toujours resserrés; le chien a toujoui^ cette espèce de toux quinteuse. Ce jour-là, on fit sur l'animal une autre opération consistant dans la section de tous les nerfs du plexus brachial à droite, afin de voir quels seraient les troubles que cette opération apporterait dans la nutri-
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tion du membre. Ed même temps on nourrit Tanimal avec de la garance, afin de voir si elle passerait dans le membre paralysé de même que dans l'autre.
Le 13 novembre, la plaie de Faisselle était à peu prètf eicatrisée. Il n'y avait rien d'apparent dans la nutrition du membre : i)as d'œdëme ; la patte offrait une certaine rigidité et était entraînée dans le sens de la flexion.
Le 15 novembre, neuvième jour de l'alimentation à la garance, les urines étaient rouges et l'ammoniaque les rendait pourpres. Les excréments étaient brun noir et l'ammoniaque y révélait clairement la présence de la garance.
Sur le membre antérieur droit paralysé* on mit à découvert l'artère et la veine. L'artère contenait du sang rutilant, et la veine du sang noir. Les muscles de la jambe, qui avaient knir couleur normale, étaient excitables; il n'y avait aucune douleur quand on tiraillait les nerfs éa membre.
On chercha si dans le pus qui provenait de la plaie il y avait de la garance ; il ne parut pas y en avoir ; l'ammoniaque ne fît pas apparaître de coloration rouge.
Le 28 novembre l'animal fut sacriGé. Les mêmes phénomènes déjà observés du côté de l'œil persistaient.
On fit l'autopsie et on examina si le ganglion avait été parfaitement enlevé. On le trouva enlevé complètement sauf une petite portion de sa partie supérieure. Les pou^ mon» étaient sains; il n'y avait rien d'anormal du côté du cœur.
Bcop. (20 novembre 1 8/ï5)« — Sur un chat adulte, on
S3& INFLUENCE DU GEAND STMPATHIQUfi
découYrit lu filet de communication des ganglions cervi* eAuK et dn en fit la Section des dëbx côtés. Ge filet était uni au yague^ situé en arrière de lui, et contenu dans la même gatne : la séparation en fut assez difficile. Après la section du filet d'un côté» la voix présenta un timbre moins fort ; eu coupant Tautre filet, le timbre delà voii diminua encore d'intensité; la r^piratidn n'était pas gênée. Alors, dés deux côtés, la pupille très sensible était arrondie et semblait élargie. La troisième paupière recouvrait la moitié au moins du globe de ToBil. On fit des essais infructueux pour suivre le filet jusqu'au ganglion cervical inférieur; et, en faisant cette opération^ on observa qu'à chaque cri d'expiration de l'animal, l'œsophage se gonflait d'air qui venait de l'estomac;
Alors, on ouvrit l'abdomen de l'animal, il était en pleine digestion. On titilla le ganglion solaire et l'on n'obtint rien.
C'est après cela que Ton coupa les deux nerfs vagues dans la région du cou, ce qui ne détermina pas de phétiomènesde sufibcation. Après cette section ^od excita les d«ux ganglions solaires et on détermina dans le thorax M datls le train postérieur de l'animal des moutemënts oonvulsifs involontaires. On coupa et on »rraeha alors les ganglions du plexus solaire.
On ouvrit ensuite le thorax, le cœur battait Avec fbrce et très régulièrenient. Alors on arracha les ganglions cervicaux inférieurs et aussitôt les battements du cœur, de réguliers qu'ils étaient, devinrent irréguliers; et les contractions confuses paraissaient moins énergiques.
Jiœp. — Sur un cochon d'Inde, on coupa le filet sym-
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pathique au cou, après quoi Ton observa que Touvertur^ palpébrale était devenue plus petite et plus oblongue quç celle du côté opposé. Au moment de la section du nerf, ou vit diminuer considérablement le calibre de Tartèri carotide.
On ne put pas voir bien clairement les effets produits sur la pupille. Plus tard, Tanimal étant placé à la cave, dans robscurité, on constata, à la lumière, que la pupille était bien plus dilatée du côté opéré que du côté sain. L'oreille était également plus vasculaire de ce côté et sa chaleur plus développée.
La section du filet sympathique a donc chez la cochon d'Inde les mêmes effets que chez les autres animaux , sauf la pupille qui est dilatée au lieu d'être rétrécie.
Enfin, Messieurs, sur les animaux sains, la section du grand sympathique manifeste aussitôt ses effets par une injection violente dans tout le côté correspondant de la face ; tandis que sur les animaux affaiblis et très dé^ biles, les phénomènes sont excessivement peu marqués.
En outre, chez les animaux faibles, il arrive de la sup^ puratioD comme conséquence de la section du grand sympathique, ce qui n'a pas lieu chez les animaux ro-^ bustes. Sur deux chiens Chez lesquels le vague et le sympathique avaient été coupés d'un côté, dans la r^on du eoii-, les animaux étant devenus malades, il y ei;^t suppuration dans le nez et dans Tœil du côté correspondant.
Mais lot*sqUe ensuite les animaux reviennent à la santé et reprennent dç la forcç, ces phénomènes iuflamma-