EFFETS DE LA SECTION DU NEKF FACIAL
Au cas contraire, il faudrait chercher dans les nerfs profonds Tagent déterminant de sa sécrétion.
Voici maintenant notre chien sur lequel on a mis le facial a découvert au sortir du trou stylo-mastoïdien.
Avant de couper ce nerf, pour juger de l'influence qu'il peut exercer sur la sécrétion parotidienne, nous nous assurons encore, par une iustillation devinaigre dans lagueulede Tanimal, que cette sécrétion se faittrèsbien. Nous coupons maintenant le facial. Les cris que pousse ranimai vous montrent ce que vous saviez déjà, qu'au sortir du trou stylo-*mastoïdien le facial est sensible» Une artériole a été coupée qui nous donne du sang; on en fait la ligature. Le facial est bien coupé; Tanimal ne peut plus fermer Tœil ; tout ce côté de la face est paralysé du mouvement.
En plaçant du vinaigre sur la langue de Tanimal, nous voyons que la sécrétion parotidienne continue toujours comme avant la section du nerf. Uinfluence nerveuse qui la tient sous sa dépendance vient donc des nerfs profonds.
Nous chercherons ultérieurement à en préciser l'origine, en expérimentant sur les ganglions du grand sympathique : nous essayerons si nous ferons cesser la sécrétion parotidienne par l'ablation du ganglion otique.
En définitive, nous venons de constater ici deux faits qui se résument ainsi :
i"" La section de la corde du tympan dans r oreille moyenne fait cesser la sécrétion de la glande sous-ntaxil^ taire.
SUR LA SliCRÉTlOIf SALIVAIRE. 155
2* Ijol section du facial, à $a sortie du crdne^ n*a pas fait cesser la sécrétion paroiidienne.
Lorsqu'on détruit le facial à son origine dans le cràne^ expérience que nous avons faite plusieurs fois, on trouve que les sécrétions salivaire sous-maxillaire et parotidienné sont abolies. Le nerf facial agit donc réellenient sur les mouvements profonds comme sur les mouvements superficiels de la face. Cette dernière action, celle qu^il exerce sur lès mouvements superficiels, appartient au facial proprement dit ; Tinfluence sur les mouYements profonds appartient au nerf de Wrisbei^, ainsi que nous l'avons déjà dit.
Les raisons à invoquer en faveur de cette manière de voir, sont les suivantes :
Lorsque attaquant le facial chez un chien, par un in« strumentqui, introduit dans la caisse dii tympan, permet de détruire ce nerf dans le crâne, les mouvements de la face sont abolis, les glandes sous-maxillaire et parotide ne sécrètent plus.
Dans cette opération, le nerf acoustique est détruit aussi ; mais nous verrons que celte lésion ne doit modi* fier en rien nos conclusions relativement aux sécrétions qui sont déversées dans la cavité buccale.
Quand on coupe le facial au sortir du trou stylomastoïdien, les mouvements des muscles de la face sont abolis ; les sécrétions continuent.
C'est donc aux filets qui se détachent du fiicial pendant son trajet intra-crànien que les glandes doivent la propriété de sécréter.
L'expérience qu'il faudrait faire pour résoudre défi-
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9itiveiii0nt la question par une éprecve directe, oousisterait à séparer le facial du nerf de Wrisberg en détruisant le premier seuleuMiit. Nous verrions, en Tarrachant et respectant le nerf de Wrisberg, si Tinfluence que nous attribuons à ce dernier nerf persiste.
L'expérience n'est pas possible sur les chiens. Chez ces animaui, les deux n^s sont trop étrmtemrat iinb pour qu'on puisse arracher l'un d'eux seidement Chei les lapins^ la séparation est possiMe, mais les phéno* mènes de la salivation sont trqp obscurs, les conduits salivaires sont trop petits poor qu'on pnîsse faeilement juger des modifications qui pourraient survenir dans leur production. C'est sur des diats que noos pourrions tenter l'expérience. Chez ces animaux, Favnlsioa dn facial n'entraîne pas toujours nécessairement celle du nerf de Wrisberg, et les conduits salivaîres sont assez gros pour qu'on puisse y introdntre des tnbes.
Nous avons commencé tout à l'beore une expérience qui a dû être interrompue, et dont je vous rendrai compte dans la prochaine leçon ; mais nous en SEVOns ftût une hier dont je vais vous exposer les résultats.
Nous avons pris un chat et mis à découvert les cotH» duits salivaires. des deux côtés. Après quoi, voiriant arracher le facial, nousr l'avons rompu k sa sortie du trou stylOHnastofdien. Les glandes ont crâtimié à sécréter sous l'influence des excitation» sopides. ' Os l'autre côté, le nerf fecial a été arraché ; mais il ne Ta pas été seul et le nerf de Wrisberg a été détruit en même temps. Le nerf acoustique était resté intact; Les choses se sontipassées alors eoimne lorsque nous
êVK LA SÉCaÉTIOlC SALIVAIRB. 15?
STioni détruit le facial dans le crftiie, avec le nerf acoustique; c'est-à-dire que toutes les sécrétions ont été suspendues. En mettant à ce moment du vinaigre dans la gueule de ranimai, la saHve coulait seulement du côté où le facial avait été rompu au sortir du trou stylo-mastoïdien.
Il semble donc qu'on doive admettre que du facial se détachent, pendant son trajet intra-crânien, des filets (corde du tympan, nerfs pétreux ou autres?) qui se rendent aux glandes et déterminent la sécrétion.
Nous avons vérifié l'exactitude de cette vue relativement à la glande sous-maxillaire, en montrant qu'elle cesse de sécréter après la section de la corde du tympan.
n restait à faire la même épreuve pour la glande parotide.
Ici les inductions tirées de Tanatomie nous font complétement défaut. Nous savons ce qu'il faudrait penser de Topinion qui fait provenir lesnerfs parotidiensde.la partie extra-crânienne du facial. Cette opinion, sur laquelle les anatomistes n'étaient pas même d'accord, vous avez dû y renoncer en voyant la glande continuer k sécréter après qu'on avait coupé le facial aii point où il sort du, crâne.
Les nerfs de la parotide lui -viennent donc nécessaftement des filets qui émergent du facial dans lec^nell spiroîde du temporal.
Viendraient-ils du grand nerf pétreux ? — Messieurs, cela parait impossible à admettre après une expérience que nous avons faite et qui a consisté à enlever le gan-